BOHÍO
En travaillant ensemble
nous apprendrons à nous connaître, nous estimer
et nous respecter mutuellement.
Un projet de
l'Association Réseaux et Développement
(Fundación Redes y Desarrollo - Funredes)
et
Kalalú-Danza
Version 3: Santo Domingo, Juin 2001
|
Fundación Redes y Desarrollo |
Kalalú-Danza |
|
FUNREDES |
|
|
Apartado Postal 2972 |
Apartado Postal 109-Z Zona Colonial |
|
Santo Domingo, República Dominicana |
Santo Domingo, República Dominicana |
|
Tel.: +1 809 686 2804 Fax. : +1 809 689 3388 |
Tel.: + 1 809 537 8977 Fax.: + 1 809 221 4219 |
|
http://funredes.org |
Objectifs généraux
Étapes
Antécédents méthodologiques
Principales Composantes du Projet
Scénario de Financement
Responsables du projet
Durée
II. ORGANISATIONS PROPOSANTES, ANTÉCÉDENTS ET ASSOCIÉS
III. PROBLÉMATIQUe
3.1 Antécédents
3.2 Justification
IV. SOLUTION
4.1 Objectifs
4.2 Résultats attendus
4.3 Impacts attendus
4.4 Impact social sur les conditions de vie des populations locales
4.5 Activités planifiées
4.6 Gestion du projet
4.7 Calendrier
4.7 Budget
V. ÉVALUATION ET APPRENTISSAGE
Indicateurs de suivi du projet
Indicateurs quantitatifs de la bonne exécution du projet
Indicateurs qualitatifs de l'impact du projet
VI - STRATÉGIES POUR L'AUTONOMIE
ANNEXE 1: PARTENAIRES POTENTIELS
ANNEXE 2 : LETTRES D'APPUI À LA PROPOSITION
PROLOG
UECe document constitue une proposition initiale présentée par FUNREDES et KALALÚ-DANZA pour la réalisation d'un projet mettant en œuvre la collaboration entre les acteurs de la société civile et communautaires de Haïti et de la République Dominicaine.
Conformément au principe qui insiste sur le fait important que seule une participation plurielle peut soutenir une proposition collective, ce n'est qu'après achèvement du processus d'implication d'un groupe représentatif des acteurs mentionnés et lorsqu'un nombre significatif d'entre eux pourront manifester concrètement leur intérêt pour sa réalisation que le document final d'exposé de ce projet sera réalisable.
Les premières versions de ce projet ont été formulées pour la Fondation Inter Américaine (Fundación Inter Americana - FIA: http://www.iaf.gov). Sa version 3 est conçue de manière à prendre en compte plusieurs agences internationales : BID (Banque Interaméricaine de Développement), FIA, Union Européenne, UNESCO.
Les auteurs de ce document tiennent à exprimer leurs remerciements, pour ses critiques constructives et sa contribution, à Carlo Dade, directeur de projet à la FIA, qui a joué un rôle déterminant dans le travail de transformation de la proposition initiale, qui a débouché sur un projet ambitieux.
La réalisation des étapes suivantes permettra d'arriver à la formulation de la proposition finale:
Ce processus est planifié de manière à se terminer avant octobre 2001, avec le soutien de l'UNESCO.
I. SYNTHÈSE
L'objectif de BOHÍO1 est de favoriser le rapprochement et d'améliorer l'efficacité des initiatives des organisations de la société civile et de développement de la République Dominicaine et de Haïti travaillant sur des projets bilatéraux ou, pour les objectifs communs, d'insuffler une logique de dialogue, de solidarité, de coopération et de paix, en tant que moyen à mettre en œuvre pour le bien-être de tous(tes) les habitant(e)s de l'île.
L'axe de travail pour la réalisation de cet objectif consiste à donner une valeur ajoutée à l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), en particulier à travers la construction d'une communauté virtuelle (CV) de réflexion, action et collaboration, s'appuyant sur des ressources informatiques structurées et organisées en vue de la production, l'accès et l'échange d'information stratégique.
Le projet aura des impacts à court et moyen termes sur les conditions de vie des communautés et villages des deux pays, des zones frontalières et dans toute l'île :
Le projet contribuera, à long terme, à améliorer les relations entre les populations de l'île de Quisqueya ou Bohio (également appelée Hispaniola).
Les mesures d'accompagnement du projet seront conçues et réalisées pour :
- l'utilisation des TIC, par le suivi des actions de formation et le renforcement des compétences en utilisation du système d'information pour l'action de développement sur le terrain et la production de contenus ;
- l'animation et la modération des échanges, contacts directs et à distance pour gérer les possibles situations de tension ou les risques de perte d'objectif ;
- les discussions, à travers la réalisation décentralisée d'études spécifiques susceptibles de rendre le dialogue plus fluide, en vue de produire un document d'engagement collectif.
Le projet prévoit trois étapes successives d'un an chacune, conduisant à un niveau d'autonomie, soit schématiquement :
Étape
CRÉATION D'INFOSTRUCTURE ET COMMUNAUTÉ
RÉFLEXION ET ACTION FACILITÉE
IMPACT
(postérieure à l'exécution du projet)
AUTONOMIE
La première étape comporte :
La première étape se termine par une première évaluation systématique, orientée vers l'efficacité de la proposition, qui comporte un mélange de questionnaires en ligne et de rencontres sur le terrain.
La deuxième étape débute par une analyse de l'évaluation qui doit permettre une nouvelle formulation de la proposition en vue d'atteindre une meilleure efficacité. Il est prévu une seconde rencontre, à Port-au-Prince, où une sélection5 des organisations participantes établira, tout au long de la réunion, les règles régissant l'étape suivante. Dans le cadre de cette réunion seront établies les règles nécessaires pour conduire la réflexion collective qui sera développée au sein de la CV, grâce au bénéfice apporté par la coordination, et dans le but de produire un document d'engagement collectif sur la problématique considérée du point de vue de la société civile. Pendant toute sa durée, cette rencontre se déroulera en contact étroit, bien qu'asynchrone, avec les représentants de la communauté virtuelle qui ne seront pas présents, grâce à la méthodologie PAD6 de Funredes.
Après la rencontre, et selon les règles fixées, se dérouleront les activités suivantes :
La deuxième étape se conclut par une nouvelle évaluation systématique qui met l'accent sur les axes d'action (AP et document d'engagement).
La troisième étape, comme les précédentes, commence par une réunion à Saint-Domingue, dédiée à trois thématiques, à traiter en deux jours :
1) l'analyse de l'évaluation et la rétro-alimentation de la conception du projet,
2) la gestion des applications pilotes,
3) la gestion du document d'engagement pour le rendre effectif.
Le projet se conclut par une réunion finale de trois jours au Cap Haïtien (Haïti) qui porte essentiellement sur l'évaluation des résultats du projet, plus particulièrement les impacts directs et indirects et les éléments d'action. La réunion met l'accent sur la conception de solutions d'autonomie pour la proposition BOHÍO.
La méthodologie mise en œuvre dans le projet BOHÍO s'inspire de celle utilisée avec succès dans l'expérience régionale de gestion de communauté virtuelle collaborative représentée par le projet MISTICA de FUNREDES7. Nous l'améliorerons à la lumière des leçons apprises et en adaptant les concepts de cette précédente expérience au cadre spécifique des relations dominico-haïtiennes.
En même temps, BOHÍO s'appuie sur la forte expérience communautaire et de terrain de KALALÚ-DANZA, dans le domaine de formation aux TIC, activité exercée dans le cadre de projets communautaires à vocation culturelle.
Le projet MISTICA s'adresse aux spécialistes des TIC préoccupés par la question de l'impact social ; la population cible est celle de l'Amérique Latine et présente un fort degré de consensus dans sa vision des TIC. Elle possède d'autre part une large expérience de leur usage pour le développement. En revanche, le projet BOHÍO est centré sur les Caraïbes, vise une problématique moins susceptible de consensus et les acteurs impliqués sont, pour diverses raisons, débutants en matière d'appropriation des TIC dédiées au développement. Au-delà de la nécessaire adaptation des concepts de base de MISTICA au contexte de BOHÍO, ces importantes différences justifient l'ajout de deux composants qui seront déterminants pour le succès du projet :
- la formation à une utilisation mature des TIC appliquées au développement,
- l'accompagnement étroit des participants au projet sous tous ses aspects.
Principales Composantes du Projet
|
C0 |
PRÉPARATION D'UN PROJET PARTICIPATIF8 |
|
C1 |
COMMUNAUTÉ VIRTUELLE À VALEUR AJOUTÉE (TRADUCTION/SYNTHÈSE) |
|
C2 |
RÉSEAU D'INFORMATION À VALEUR AJOUTÉE (MÉTASITE) |
|
C3 |
RÉUNIONS SUR SITE (3) |
|
C4 |
APPLICATIONS PILOTES |
|
C5 |
DOCUMENT D'ENGAGEMENT, SUIVI ET RELATIONS AVEC LES MÉDIAS |
|
C6 |
FORMATION AUX TIC |
|
C7 |
ÉVALUATION |
Scénario de Financement
|
C0 |
UNESCO |
|
C1 |
UNION EUROPÉENNE |
|
C2 |
IAF |
|
C3 |
BID |
|
C4 |
IAF + IDRC + BID |
|
C5 |
UNION EUROPÉENNE |
|
C6 |
IAF |
|
C7 |
IDRC |
|
BID |
C3 C4/3 |
|
IAF |
C2 C4/3 C6 |
|
IDRC |
C4/3 C7 |
|
UNESCO |
C09 |
|
UNION EUROPÉENNE |
C1 C5 |
|
Daniel Pimienta Président de FUNREDES |
Yacine Khelladi Coordinateur de Projets – Kalalú-Danza |
Durée :
36 moisBudget total: 948.450 US$
II. ORGANISATIONS PROPOSANTES, ANTÉCÉDENTS ET ASSOCIÉS
L'Association Réseaux et Développement (Fundación Redes y Desarrollo – FUNREDES – http://funredes.org )
est une ONG internationale, dont le siège est à Saint-Domingue, qui se consacre depuis 1988 à la promotion de l'utilisation des TIC pour le développement, dans le respect des cultures et des langues. La vision de FUNREDES est orientée vers les utilisateurs/utilisatrices et les communautés. Ses efforts portent plus particulièrement sur la création de méthodologies adaptées et reproductibles.FUNREDES a joué un rôle central dans la création des réseaux de la société civile en Haïti (REHRED, avec 50 institutions) et en République Dominicaine (REDID, approximativement 70 institutions)10.
FUNREDES est une organisation dédiée à la recherche-action, spécialisée dans la création de méthodologies originales, en particulier la gestion efficace de communautés virtuelles multilingues et pluriculturelles. Ses projets actuels les plus importants sont OLISTICA (http://funredes.org/olistica ), Observatoire Latino-américain de l'Impact Social des TIC en Action (Observatorio Latinoamericano del Impacto Social de las TIC en Acción), avec l'appui du Centre International de Recherche pour le Développement CIID du Canada, le projet CARIBTIC- Intégration des Caraïbes à travers les TIC, avec le soutien du Ministère Français de la Coopération ( http://funredes.org/caritic ) et le projet d'Observation de l'espace des langues et cultures sur Internet ( http://funredes.org/LC ).
Depuis 1991, Funredes avait considéré la thématique de l'articulation des communautés soutenues par des ONG de part et d'autre de l'île, comme un élément central de sa stratégie de création de réseaux télématiques dans chacun des deux pays. Pour atteindre ce but, il s'agissait de développer les deux réseaux simultanément des deux côtés de la frontière, mais des éléments historiques s'y opposèrent11.
Le projet MISTICA a expérimenté, entre 1998 y 2001, des concepts et méthodologies originales pour la gestion efficace de communautés virtuelles et leur transformation en instrument de changement social. Les mêmes concepts et méthodologies seront adaptés au contexte spécifique du projet BOHÍO, et complétés par des activités susceptibles d'un impact social direct sur les populations visées.
Funredes est un membre actif de CIVICUS dans la région12.
Le lien qui unit Funredes à la société civile dominicaine est, à la fois, historique, et remonte à la création du réseau d'organisations REDID et actuel, avec sa participation au Réseau de Décentralisation d'Organisations de la Société Civile, et son rôle actif dans l'organisation de la communication de celui-ci. Senaïda Jansen, membre du Conseil Directeur et consultante de Funredes, a derrière elle une longue action au sein de la société civile dominicaine, spécialement pour ce qui regarde les trois thématiques : Haïti, genre et réseaux.
Kalalú-Danza (
http://kiskeya-alternative.org/kalalu) est une ONG siégeant en République Dominicaine. Elle œuvre principalement dans le secteur de la recherche et de l'action socioculturelle, à travers des projets communautaires, culturels, d'éducation non formelle et d'échanges régionaux.Depuis ses débuts, elle a considéré le rapprochement et la coopération entre les deux nations comme un axe prioritaire de son intervention. Dans ce sens, elle a formulé plusieurs propositions de coopération culturelle avec le soutien de l'UNESCO. Elle participe à plusieurs réseaux non virtuels (voir ci-dessous), et travaille en association avec des partenaires comme l'Association de Femmes Dominico-Haïtiennes MUDHA (MUjeres Dominico HAitianas – projets de travail avec des enfants des deux sexes dans des bateyes), la Maison pour l'Identité de la Femme Noire (Casa por la Identidad de la Mujer Negra), la Fondation Culturelle Bayahonda (Festival de la isla, projet "Por el Corazón de la Frontera" ["Pour le Cœur de la Frontière"]).
D'un autre côté, le responsable des projets de Kalalú-Danza a mené une consultation de plusieurs mois sur le Réseau Haïtien REHRED, au cours de laquelle il a conçu et lancé une première ébauche du projet BOHÍO (
http://rehred-haiti.net/animation/bohio/index.html) qui n'a pu se concrétiser, faute de fonds institutionnels. Depuis cette époque, il accumule des fichiers de données sur des institutions, projets, références, publications et sur l'actualité des relations bilatérales. Il a également réalisé en 1999, pour le compte de l'UNESCO, des consultations destinées à soutenir des projets bilatéraux de recherche académique.L'histoire de cette ONG, en matière de travail communautaire dans les bateyes, les plantations et les quartiers populaires, est originale. Elle est parvenue à des résultats significatifs de renforcement culturel à travers un programme de formation communautaire à l'utilisation des TIC. Cette expérience constitue l'élément complémentaire du cadre conceptuel de MISTICA pour obtenir des effets plus directs sur les populations frontalières de l'île Hispaniolia.
PARTENAIRES
L'espace virtuel, tant dans son aspect de communication (conférence électronique) que d'information (réseau d'information sur le Web) sera ouvert à toutes les institutions (qu'elles soient privées, gouvernementales, académiques ou organisations de base) désireuses de participer à l'élargissement des possibilités d'accords et de coopération.
L'annexe 1 contient une liste non exhaustive des partenaires à intégrer dans le projet.
J'essaie de vous parler de ma patrie
Depuis ici,
Depuis ma tanière saline
Depuis SD
Peut-être vous parlé-je des deux :
Deux mottes de terre qui se complètent
Points cardinaux de ma tristesse
Tombés de la rose des vents
Comme des amants dont l'étreinte se brisa
J'ai voulu vous parler de ma patrie,
De mes deux patries,
De mon île
Que tant divisèrent les hommes
Là où ils s'accouplèrent pour créer un fleuve.
(Jacques Viau, le poète de l'île)
Ces antécédents consistent à peine en une vague ébauche de quelques actions, dans la mesure où il n'est pas possible d'identifier ou trouver des traces d'un recensement ou d'une systématisation des projets, propositions et actions de collaboration, coopération y solidarité réalisés ou en cours de réalisation, impliquant les organisations et institutions de la société civile de RD et de Haïti ; le projet Bohío comblera cette lacune.
Depuis plus de trois décades, des secteurs politiques, religieux, des ONG et organisations de base de chacun des deux pays développent des projets et actions en relation, directement ou non, avec la problématique des relations dominico-haïtiennes. Ceux-ci se consacrent essentiellement à la défense, dans un contexte très difficile, des droits et conditions d'existence des immigrants haïtiennes/haïtiens recrutés(es) ou employés(es) dans la récolte de la canne à sucre, ainsi que de leurs descendants, citoyens dominicains.
Ces efforts, cependant, ont très rarement été consacrés à satisfaire les besoins en information sur ce thème, qu'il est nécessaire de diffuser en RD et à Haïti, dans le but de surmonter la situation de désinformation et de méconnaissance mutuelle existant sur chaque culture, ainsi que sur les propositions, projets et actions de collaboration, coopération et solidarité réalisés parmi les différents secteurs de la société civile de chacun des deux pays. Seuls les aspects négatifs de cette relation – impliquant principalement les gouvernements ou les secteurs "nationalistes" qui réagissent à titre individuel – ont trouvé dans les moyens de communication, un écho massif et systématique.
Au début des années 90, nous observons que, en réponse aux possibilités que le vent de démocratie annoncé par les élections de 1990 en Haïti et, plus tard, à la suite de la situation politique provoquée par le coup d'État de septembre 1991 en Haïti, des institutions haïtiennes et dominicaines entament une collaboration visant à diffuser de l'information et des publications traduites en espagnol sur des thèmes d'actualité ou de présentation de la réalité et de la culture haïtienne.
En voici quelques exemples :
À partir du coup d'État de septembre 1991 en Haïti et pour la première fois dans l'histoire de la RD, fut mise en place une coordination de solidarité avec Haïti à laquelle participent 74 institutions et organisations de la société civile et politique ; celle-ci fonctionna pendant presque un an. Cette coordination comportait une commission d'information chargée de diffuser aux médias locaux de la RD des informations traduites en espagnol provenant des organisations de base en Haïti, et d'animer un réseau de journalistes intéressés par la situation haïtienne et sensibles aux informations provenant des organisations populaires.
Dans le même temps, ces efforts ont été accompagnés d'actions et de propositions conçues et réalisées tant en RD qu'en Haïti (projets, séminaires, réunions, festivals, échanges linguistiques, etc.). Dans le domaine de la condition féminine, la coordination de rencontres et de revendications régionales a fourni l'occasion de nouer des liens et réaliser des initiatives communes à partir des mouvements de femmes de chacun des deux pays, comme par exemple :
- "Iniciativa Caribeña de Género", soutenue par Oxfam UK;
- les travaux coordonnés entre "Cahier Femme", en Haïti, la "Maison de l'Identité de la Femme Noire" et la "Confédération de Femmes Paysannes" (CONAMUCA), en RD, qui ont déjà réalisé différentes rencontres dans des villes frontalières.
Depuis 1996, la Fondation Culturelle Bayahonda (FCB) a réalisé différentes actions : un voyage d'échange entre artistes dominicains et haïtiens, avec la participation d'organisations de la société civile haïtienne. Cet échange a fait naître deux projets communs : le "Festival de la Isla" (inauguré en 1996) et "Por el corazón de la frontera"13. Cependant, la contre-partie haïtienne n'a pas été en mesure de donner suite à la proposition.
Des centaines ou peut-être des milliers d'échanges ont été réalisés à travers le Réseau Jacques Viau et le Centre Puente, pour ne citer que les deux associations les plus actives aujourd'hui :
Du 17 au 19 Novembre 2000, se réunirent à Neyba (sud-ouest de la République Dominicaine) 600 représentants d'organisations communautaires haïtiennes et dominicaines, sur le thème des relations dominico-haïtiennes. Ils écrivaient dans leur déclaration finale : "Nous proposons un plan conjoint pour dépasser les préjugés et éduquer à une connaissance réciproque de nos réalités et cultures. Dans cette perspective, nous proposons des actions afin de raviver les échanges académiques, sportifs, l'apprentissage des langues utilisées sur l'île et le développement de la solidarité de manière multilatérale."
Récemment, du 5 au 12 mai 2001, s'est déroulé à Oslo, en Norvège, un atelier sur les relations entre la RD et Haïti. Celui-ci s'inscrit dans un projet consacré à faciliter l'entente entre les deux pays. La délégation comportait quatre personnes de chaque pays : de RD, le Centre d'études et de documentation des Caraïbes (Centro de estudios y documentación del Caribe - CEDOC), l'Équipe de Recherche Equis d'Intec, ProCaribe, et de Haïti, l'Institut de Formation Politique (ISPOS), l'ex-Ambassadeur de Haïti en RD, Guy Alexandre; ont également été conviés, en tant qu'invités spéciaux : Justice et Paix de Haïti et le Service Social des Églises (Servicio Social de Iglesias) de RD. Ces délégations tombent d'accord sur le fait que "les difficultés qui ont empêché les deux peuples d'entretenir des relations harmonieuses et fructueuses sont le fait de facteurs internes et externes, auxquels leurs gouvernements doivent s'attaquer en mettant en œuvre des politiques sociales et économiques au bénéfice de leurs administrés et qui permettent le développement des deux nations" (Journal Quotidien 20.05.01, 7A).
S'est déroulée également, du 30 mai au 2 juin 2001, à Port-au-Prince, une réunion de 100 communicateurs, communicatrices et journalistes, dans le cadre du séminaire "Haïti République Dominicaine, migration et moyens" ("Haití Rep. Dominicana, migración y medios") qui ont déclaré, entre autres : " Les participants ont convenu de promouvoir un espace permanent de concertation et d'échanges entre les médias alternatifs des deux pays, d'encourager la mise en place de structures conjointes d'information, particulièrement dans la zone frontalière, et l'utilisation des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication afin d'augmenter le flux d'information entre les deux pays."
Les actions consistant à publier des informations utiles à la connaissance mutuelle et à la bonne entente entre nos sociétés n'ont pas bénéficié d'une diffusion suffisamment étendue pour atteindre les objectifs pour lesquels elles avaient été conçues. La grande faiblesse de celles-ci, ainsi que de nombreuses autres, est l'absence de diffusion et de socialisation, non seulement de l'information, mais également des processus et actions de collaboration, coopération et solidarité qui ont toujours existé, certains étant institutionnalisés.
Une autre grande faiblesse réside dans le fait que ces processus de diffusion ont été principalement concentrés en RD, alors qu'en Haïti, en dépit de la participation des institutions, la socialisation et le travail dédié aux autres organisations et à la société haïtienne dans son ensemble, est encore plus limité qu'en RD. Ce qui résulte de raisons propres au processus de rupture avec le régime dictatorial et du sectarisme qui a caractérisé ce processus.
Également, un bon nombre des efforts de collaboration, coordination et coopération sont soumis à des processus conjoncturels de type international, régional ou à des situations de conflit. Un bon exemple en est la commémoration des 500 ans de la "découverte" de l'île, qui fut l'occasion d'une coordination intense entre de nombreuses actions, auxquelles participèrent largement les organisations des deux pays, stimulées en RD par le programme Auto découverte (Autodescubrimiento) du CEDEE et en Haïti par le Graph, le Cresdip et le Cresfed ; d'un autre côté, les déportations de citoyens et citoyennes dominicains d'origine haïtienne et les expatriations de résidents haïtiens et haïtiennes, commencées massivement en 1993.
Il convient de souligner une nouvelle conjoncture : l'intérêt manifesté par l'actuel gouvernement dominicain pour la recherche de solutions décentes, dignes et humaines au problème de l'immigration haïtienne dans le pays.
Pour la première fois, un Président de la RD, dans une allocution à la nation, aborde la problématique de la migration haïtienne, sans se baser sur une exacerbation d'un nationalisme de type trujilliste. Dans son discours du 5 février 2001, le Président Hipólito Mejía fit la déclaration suivante : "De la même manière que nous misons sur le futur, nous ne pouvons rester les bras croisés devant les situations les plus criantes de pauvreté qui offensent notre conscience humanitaire. Si nous nous demandons laquelle de ces situations est la plus représentative, je pense qu'unanimement nous mentionnerions les conditions de vie dans les bateyes14. À cet égard, j'instruis actuellement le Plan Présidentiel Contre la Pauvreté afin qu'il démarre immédiatement, en coordination avec des organisations communautaires, les églises et les institutions publiques concernées, un programme d'assainissement de l'environnement, de santé et d'alimentation, spécifiquement consacré aux familles qui vivent dans les bateyes. Ce programme aura pour objet essentiel d'améliorer l'habitat, réparer et agrandir le réseau d'adduction d'eau, construire et réparer les installations sanitaires, améliorer les services de santé, créer de nouvelles sources de revenus et des emplois dans les bateyes, ainsi que de soutenir les cultures à cycle court et l'élevage d'animaux domestiques. Il ne s'agit pas seulement de la situation matérielle : c'est également une question de dignité humaine. Pour cela, nous déploierons des efforts pour que la législation sur le travail soit respectée dans les bateyes, ainsi que les lois sur l'immigration et la naturalisation. Ces actions constituent le début du sauvetage des bateyes de leur abandon, accentué par la privatisation nonchalante et la faillite des équipements de l'État. L'investissement total pour ce programme est estimé à 200 millions de pesos" ("Programa de inversión social", 5.2.01, éd. Dirección General de Información y Prensa de la Presidencia, colección de documentos públicos no.2).
Indépendamment de la façon dont sont contestées les propositions de travail émises par le gouvernement à propos de cette population, ce discours engage le gouvernement dominicain et place entre les mains de la société civile organisée un instrument de pression, en regard des engagements qu'il contient.
D'un autre côté, nous savons qu'une partie des projets annoncés par le Plan Présidentiel de lutte Contre la Pauvreté (Plan Presidencial de lucha Contra la Pobreza - PPCP) ont été mis en chantier dans les zones désignées et qu'ils ne concernent pas uniquement les réponses annoncées dans le discours mais qu'un travail est également accompli en termes de propositions culturelles créatives.
La réalisation de la "Semana con el Batey : Sembrando la primavera"15 ("Semaine avec le Batey : Semons le printemps"), s'est déroulée du 3 au 9 avril 2001, dans 16 bateyes de l'État situés dans trois régions (Sud, Est et Distrito Nacional -DN-). Elle comportait au total 21 activités, 18 ateliers et 3 concerts, un ensemble d'activités créatives et culturelles axées sur les thèmes de l'identité et de l'appartenance, de caractère formatrices et ludiques s'adressant à des enfants et adolescents des deux sexes âgés de 5 à 18 ans. Cette manifestation s'inscrivait dans le cadre des actions planifiées au cours du processus de dialogue pour l'action coordonnée des secteurs public et privés, qui font partie du "Plan de Apoyo a la Población de los Bateyes" ("Plan de Soutien à la Population des Bateyes"). Une mise en application des TIC comme propos adapté à ce type d'intervention, est tangible dans l'atelier "Ventanas/Internet" ("Fenêtres.Internet"), où le travail a porté sur la perception interne, avec des jeunes du Batey 6 de Barahona, qui ont ainsi eu l'occasion de faire figurer les informations qu'ils désiraient voir apparaître sur Internet, concernant leur batey. Le résultat, réalisé avec l'aide d'un assistant, est la page accessible à l'adresse
http://www.kiskeya-alternative.org/kalalu/talleres-identidad/batey6/.Selon des déclarations du Chancelier dominicain, un travail est en cours pour l'élaboration d'une nouvelle proposition de projet de loi sur la migration, introduisant de notables modifications aux propositions antérieures (largement rejetées par les différents secteurs de la société dominicaine, en particulier les organisations liées au travail avec la population haïtienne et dominico-haïtienne). Cette proposition, réalisée par des techniciens et des spécialistes impliqués dans le respect des Droits de l'Homme et la démocratie dominicaine, révèle des intentions originales et ambitionne d'être une législation moderne, cohérente et responsable en ce qui concerne le respect des Droits de l'Homme pour toute personne résidant dans ce pays et impliquée dans la souveraineté nationale.
En nous basant sur ces antécédents, nous concevons Bohío comme un projet rendant possible la sauvegarde et la valorisation honnête de l'histoire de la collaboration, la coopération et la solidarité, existant entre les deux peuples. Cette histoire est au cœur de leur relation, car la solidarité entre les peuples est le plus bel acte d'amour qui se puisse trouver dans l'histoire de l'humanité.
3.2 Justification
Haïti et la République Dominicaine, qui partagent le même espace physique et limité que constitue leur île, des racines ethniques et culturelles communes, ainsi qu'une longue histoire entremêlée, sont condamnées à rechercher les voies du dialogue et les moyens pour résoudre conjointement un ensemble de problèmes communs.
Cependant, de nombreuses raisons expliquent que les deux peuples et leurs élites intellectuelles vivent pratiquement dos à dos, limités dans leurs possibilités d'échanges, de coopération et de solidarité.
Parmi les nombreux facteurs sociaux et économiques qui font obstacle, nous pouvons distinguer :
Pour établir les bases d'une solution à cette problématique basée sur l'utilisation stratégique des TIC, BOHÍO propose de :
concevoir, réaliser, mettre en œuvre et mener à l'autonomie
un espace virtuel d'échange, d'information16, de réflexion, de formation et
d'action
pour rendre possibles et amplifier la cooperación bilaterale
Cet espace virtuel rendra indirectement possibles les actions communautaires à travers les ONG remplissant un rôle d'intermédiation. Pour associer directement les communautés bénéficiaires du projet, les objectifs seront complétés par des actions complémentaires qui, tout au long du projet, permettront de :
L'effort consacré à l'évaluation des impacts du projet, intégré depuis son démarrage et maintenu durant tout son déroulement, lui permettra d'être à la fois un instrument de participation des groupes impliqués dans la conception du processus de conduite du projet, et de tirer d'importantes leçons de cette expérience, lesquelles seront documentées et mutualisées, de manière à servir de référence pour la conception de futures activités connexes.
4.2 Résultats attendus
L'utilisation organisée des TIC permettra :
4.3 Impacts attendus
À court terme :
À moyen et long termes :
·
Permettre l'appropriation collective des problématiques, propositions et solutions aux défis communs ;·
Renforcer les projets et initiatives de coopération pour le développement et les réseaux d’action, d'alerte et de solidarité ;·
Participer au développement d'un dialogue bilatéral et intersectoriel capable de promouvoir et de renforcer la connaissance mutuelle et des relations basées sur la paix et le respect ;·
Relayer le message de la société civile auprès des gouvernements et peser sur la conception des politiques publiques ;·
Démultiplier la capacité de formation d'utilisateurs/utilisatrices des TIC.
4.4 Impact social sur les conditions de vie des populations locales
Un impact significatif est attendu, indirect sur de nombreux aspects, direct dans quelques cas. Il portera sur les conditions socioéconomiques des populations des deux pays. En effet, outre qu'il favorisera un climat général de dialogue, coopération et solidarité entre organisations de coopération et de développement, institutions publiques et académiques et plus généralement parmi la société civile, le projet BOHÍO profitera, à moyen terme, à de nombreux groupes sociaux et communautés de base qui sont représentés, travaillent ou bénéficient de ces institutions. Dans le même temps, il mettra en œuvre des dispositifs permettant d'impliquer directement les populations locales dans la conception de solutions propres à améliorer leurs conditions de vie.
Un apport de 160.000 US$20 rendra possible le financement de huit applications pilotes qui permettront de développer une série cohérente de projets de terrain directement dédiés aux populations locales (de la frontière, des bateyes, etc.) et à des thématiques prioritaires définies d'après le calendrier de chaque donateur (santé, femmes, boisement, etc.). L'ensemble des applications pilotes aura un effet social direct et leur gestion transparente par la CV BOHÍO leur donneront une valeur d'exemple, ce qui pourra susciter des initiatives similaires.
L'effort de formation à une utilisation mature des TIC et ses effets démultiplicateurs à travers la formation de formateurs permettront d'accroître les possibilités d'un segment notable de la population cible en ce qui concerne l'utilisation des TIC orientée vers le développement. La création de capacités pour l'utilisation des TIC orientée vers le développement favorisera la conception d'actions collectives pour l'amélioration des conditions de vie de leurs communautés respectives.
L'existence des services d'information et de communication envisagés aura un impact potentiel positif sur les résultats de tous les projets existants ou à venir dans ce domaine. De fait, elle permettra d'améliorer la gestion des projets de coopération entre les deux pays et le processus d'articulation entre eux. De nouvelles initiatives de développement pourront être induites, qui intègreront un élément de coopération horizontal, un échange des expériences et des leçons apprises et une réduction de la redondance dans les propositions ; tout ceci grâce à l'accès facile et constamment à jour aux bases de données sur les projets, acteurs, propositions, recherches, documents, etc. Cet effet transversal sur la coopération entre les deux pays, combiné aux opportunités de montée en puissance des populations locales rendues possibles par BOHÍO, constitue la clef de la stratégie du projet pour atteindre un impact social déterminant.
Du point de vue des financeurs, BOHÍO constituera un outil clef d'information qui permettra une meilleure vision et fournira des éléments de "monitoring" pour mettre en place une distribution plus pertinente des fonds disponibles. Il sera également un outil privilégié de communication pour établir un dialogue plus direct avec les acteurs de terrain. Ceci leur permettra de connaître les nécessités perçues depuis le terrain et ainsi d'accorder stratégies et priorités.
En conséquence de ce qui vient d'être dit, les communautés frontalières bénéficieront d'une meilleure coordination entre les projets de chaque pays (et bilatéraux) destinés à l'amélioration de leurs conditions de vie, ces actions devenant plus efficaces.
Deux pays qui partagent la même île ne peuvent attendre de résultats d'une politique ou d'actions en faveur de la protection et de la conservation du milieu naturel et de la biodiversité s'ils ne coopèrent pas à tous les niveaux (gouvernements, ONG, communautés, etc.). Pour illustrer l'effet attendu, dans deux thèmes qui interviennent directement sur la qualité de vie des populations locales, et pour lesquels le voisinage oblige à la concertation : la santé publique et le milieu naturel, une meilleure coordination entre les acteurs des deux pays sera désormais possible. Outre un dialogue accru, le résultat attendu sera l'articulation de nouveaux réseaux et groupes d'action et de recherche bilatéraux sur les politiques sanitaires et environnementales, pour mener à bien des campagnes, actions de prévention ou de lutte contre les maladies et les épidémies.
Le projet aura également un impact significatif sur les conditions de vie des émigrants haïtiens en République Dominicaine, accélérant le travail des organisations en défense de leurs droits, et rendant plus aisé un dialogue entre les secteurs publics des deux pays, des mécanismes d'alerte, une action et une sensibilisation des opinions publiques.
À moyen et long termes, la collaboration facilitée par BOHÍO sera la voie adéquate pour créer un nouveau climat de dialogue et de coopération qui s'étendra à d'autres secteurs –y compris les échanges commerciaux et la coopération économique– culturels, éducatifs, etc. Le système organisé d'information et de communication permettra de modifier l'image mutuelle et de faire bénéficier de la voie de l'échange et du dialogue tous les milieux de la vie sociale.
Il s'agit enfin de susciter un changement structurel radical pour créer un environnement qui puisse accueillir tous les échanges et les projets ayant un impact mutuel.
4.5 Activités planifiées
A0.0: Coordination générale : prise de décision à propos du processus et de la gestion du projet.
A0.1: Coordination collégiale : le groupe de coordination se réunira avec une fréquence minimum d'une fois par mois pour examiner les problèmes de gestion et d'exécution du projet et assister à la prise de décision (A0.0).
A0.2: Gestion financière et administrative21. Information du donateur22.
Il s'agit de faire connaître l'initiative aux personnes et groupes intéressés et de les inciter à intégrer la CV BOHÍO ou à consulter le système d'information de BOHÍO.
A11: Promotion/convocation nationales : au moyen de contacts directs ou de moyens de communication et d'information traditionnels.
A12: Promotion/convocation virtuelles: listes d'adresses, listes de distribution et forums adaptés, moteurs de recherche ou bases de données thématiques sur Internet.
Le site sera réalisé en quatre langues (espagnol, français, créole et anglais) pour les chemins de navigation ; les documents seront mis en ligne dans leurs langues originales. L'esthétique du site doit refléter la partie commune de la culture des deux peuples et des valeurs partagées.
Cette activité concerne plusieurs composants : métasite, EMEC et PAD. Les systèmes de bases de données seront réalisés en Posgre Sql avec le langage PHP sous Linux.
Recherche de sources et références sur les relations bilatérales, dont, entre autres:
La collecte se fera en trois étapes :
1) la recherche initiale,
2) l'organisation de la veille systématique,
3) la veille.
A7.1: Gestion technique : abonnement, désabonnement, annuaire des abonnés, gestion des erreurs.
A7.2: Modération et animation.
A7.3: Gestion de synthèse et traduction (EMEC).
A7.4: Conduite du débat (document collectif) et organisation de la supervision avec le document.
A8.1: Préparation
A8.2: Logistique
A8.3: Produits
A8.4: PAD
A9.1: Conception du concours
A9.2: Appel à propositions
A9.3: Évaluation des propositions
A9.4: Suivi des AP
A10.1: Diagnostic initial
A10.2: Réalisation d'enquêtes et questionnaires
A10.3: Traitement des données d'enquêtes et questionnaires
A10.4: Analyse des résultats
Chaque année, seront organisés trois ateliers de trois jours. Chacun d'entre eux débutera par une journée de "sensibilisation" visant à ouvrir les perspectives pour les enjeux et opportunités de la société de l'information et pour une utilisation mature des TIC dédiées au développement. La formation se fera par groupes de trois personnes par ordinateur. À cet effet, le projet fera l'acquisition de cinq ordinateurs portables24. La formation sur site sera complétée par un effort permanent d'accompagnement à distance (voir A12).
A11.1: Sensibilisation
A11.2: Formation
A12.1: Utilisation des TIC
A12.2: Rapports de réflexion
A12.3: Contributions au sein de la CV
Ce travail est considéré comme très important pour la réussite du projet et sera vu comme une tâche ressortissant à la coordination collégiale, avec délégation d'activités à chaque membre du groupe de coordination.
4.6 Gestion du projet
Une coordination collégiale sera constituée avec les personnes suivantes (voir les curriculum vitae figurant en annexe 3):
Responsables, par ordre alphabétique :
Responsable des activités : A0.1, A8, A10, A1326
Profil : Dominico-Française avec une longue
expérience de terrain dans la thématique dominico-haïtienne (en particulier
les bateyes et les TIC). Personnalité bien acceptée du côté
haïtien.
Responsable des activités : A0.0, A0.1, A1, A4, A7.2,
A12.1
Profil : Longue expérience de terrain dans les TIC
dédiées au développement, en particulier le travail de base sur les
formations. A travaillé en Haïti pendant plus d'un an dans ce domaine.
Responsable des activités : A0.0, A0.1, A0.2, A2, A3,
A5, A6, A7.1, A7.3, A11.1, A12.3
Profil : Très longue expérience de gestion de grands
projets de TIC dédiées au développement. Vit en République Dominicaine et
est très bien accepté par la société civile de Haïti.
Responsable des activités : A0.1, A7.4, A9, A12.2
Profil : Longue expérience de travail de base dans
les Caraïbes, et plus particulièrement en Haïti. Expérience de
"advocacy" avec Oxfam et liens étroits avec la société civile
haïtienne.
Assistants:
Groupes de travail:
Groupes de consultants :
Tableau des responsabilités
C = Responsable(s) – A = Assistant – G = Groupe de travail – Co = Consultants
|
|
SJ |
YK |
JP |
DP |
|
A0.0 |
|
C |
|
C |
|
A0.1 |
C |
C |
C |
C |
|
A0.2 |
|
|
|
C |
|
A1 |
|
C |
|
|
|
A2 |
|
|
|
C/A/G |
|
A3 |
|
|
|
C/A/G |
|
A4 |
|
C/A/G |
|
|
|
A5 |
|
|
|
C/A/G |
|
A6 |
|
|
|
C/A/G |
|
A7.1 |
|
|
|
C/A/G |
|
A7.2 |
|
C |
|
|
|
A7.3 |
|
|
|
C/A/G |
|
A7.4 |
|
|
C |
|
|
A8 |
C/A/G |
|
|
|
|
A9 |
|
|
C |
|
|
A10 |
C |
|
|
|
|
A11.1 |
|
|
|
C |
|
A11.2 |
|
C/A/G |
|
|
|
A12.1 |
|
C/A/G |
|
|
|
A12.2 |
|
|
C/Co |
|
|
A12.3 |
|
|
|
C |
|
A13 |
C/Co |
|
|
|
4.7 Calendrier
A0: Coordination du projet. Rapports I1, I2, IF28.
A1: Promotion/convocation du système d'information et de
communication.
A2: Conception et maintenance des trois versions du site Web.
A3: Conception et maintenance des bases de données.
A4: Collecte des contenus
A5: Support technique sur le serveur (tâche permanente)
A6: Support aux utilisateurs du système (tâche permanente)
A7: Gestion de la CV BOHÍO
A7.4: Conduite du débat (document collectif) et organisation
de la supervision avec le document
Di: Conception de la conduite - D: Débat - S: Synthèse -
DC: Conception de la Supervision - C: Supervision
A8: Organisation des quatre réunions: R0, R1, R2, R3
A9: Conception et gestion du concours, suivi des Applications
Pilotes
D: Conception du concours – L: Appel à propositions – F:
Clôture de l'appel – E: Évaluation – R: Résultats – G: Gestion
A9.3: Évaluation des propositions
A9.4: Suivi des AP
A10: Évaluation du projet - Di: Diagnostic initial
A11: Formation aux TIC (8 ateliers de 3 jours)
A12: Accompagnement pédagogique des participants (tâche
permanente)
A13: Diffusion aux médias et mise en place d'un réseau de
journalistes (tâche permanente)
|
|
|
A0 |
A1 |
A2 |
A3 |
A4 |
A5 |
A6 |
A7 |
A7.4 |
A8 |
A9 |
A10 |
A11 |
A12 |
A13 |
|
|
1/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D |
Di |
|
|
|
|
1 |
2/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D |
Di |
|
|
|
|
È |
3/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D |
Di |
|
|
|
|
R |
4/1 |
|
|
V0 |
|
|
|
|
|
|
P0 |
D |
Di |
|
|
|
|
E |
5/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
R0 |
L |
|
C1 |
|
|
|
|
6/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
S0 |
|
|
|
|
|
|
A |
7/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N |
8/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C2 |
|
|
|
N |
9/1 |
|
|
V1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
É |
10/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
E |
11/1 |
|
|
|
|
|
|
|
|
Di |
|
F+E |
|
C3 |
|
|
|
|
12/1 |
I1 |
|
|
|
|
|
|
|
Di |
|
E |
|
|
|
|
|
|
1/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
Di |
P1 |
E |
|
|
|
|
|
2 |
2/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
R1 |
R |
|
|
|
|
|
È |
3/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
S1 |
G |
|
C4 |
|
|
|
M |
4/2 |
|
|
V2 |
|
|
|
|
|
D |
|
G |
|
|
|
|
|
E |
5/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
D |
|
G |
|
|
|
|
|
|
6/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
D |
|
G |
|
|
|
|
|
A |
7/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
D |
|
G |
|
C5 |
|
|
|
N |
8/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
S |
|
G |
|
|
|
|
|
N |
9/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
S |
|
G |
|
|
|
|
|
É |
10/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
DC |
P2 |
G |
|
|
|
|
|
E |
11/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
DC |
R2 |
G |
|
|
|
|
|
|
12/2 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
S2 |
G |
|
C6 |
|
|
|
|
1/3 |
I2 |
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
|
|
|
|
3 |
2/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
|
|
|
|
È |
3/3 |
|
|
V3 |
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
|
|
|
|
M |
4/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
C7 |
|
|
|
E |
5/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
|
|
|
|
|
6/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
|
|
|
|
A |
7/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
|
|
|
|
N |
8/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
G |
|
|
|
|
|
N |
9/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
C |
|
F |
|
C8 |
|
|
|
É |
10/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
P3 |
|
|
|
|
|
|
E |
11/3 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
R3 |
|
|
|
|
|
|
|
12/3 |
IF |
|
|
|
|
|
|
|
|
S3 |
|
|
|
|
|
Indicateurs de suivi du projet
Indicateurs quantitatifs de la bonne exécution du projet :
à la fin de l'étape 1 : 60 personnes / 40 institutions ;
à la fin de l'étape 2 : 120/80 ;
à la fin du projet : 180/120.
à la fin de l'étape 1 : 0.5 ;
à la fin de l'étape 2 : 1 ;
à la fin du projet : 2.
à la fin de l'étape 1 : 500 ;
à la fin de l'étape 2 : 2.000 ;
à la fin du projet : 5.000.
à la fin de l'étape 1 : 50 institutions, 100 sources d'information, 30 projets, 50 documents, 150 articles;
à la fin de l'étape 2 : 100 institutions, 200 sources d'information, 60 projets, 100 documents, 300 articles;
à la fin du projet : 200 institutions, 400 sources d'information, 120 projets, 200 documents, 600 articles.
Étape 1 : 3
Étape 2 : 3
Étape 3 : 2
Étape 1 : 30 + 8 formateurs
Étape 2 : 30 + 8 formateurs
Étape 3 : 20 + 5 formateurs
Indicateurs qualitatifs de l'impact du projet :
L'évaluation de l'impact incluse dans la première étape du projet permettra d'identifier des résultats indirects tels que :
- amélioration de l'efficacité dans le déroulement des projets bilatéraux,
- multiplication d'initiatives de coopération bilatérale entre institutions,
- création de nouveaux réseaux,
- plus grand impact de la promotion d'actions et campagnes dans des secteurs comme la santé publique, l'environnement, les Droits de l'Homme et l'immigration, les échanges culturels et communautaires, etc.,
- changements culturels dans la perception mutuelle des participants Dominicains(es) et Haïtiens(ennes),
- amélioration des conditions de vie des communautés frontalières,
- diversité des secteurs participants
Cette évaluation peut s'appuyer sur les indicateurs suivants, proposés par la FIA:
Pour évaluer la capacité du projet à générer dialogue et coopération entre organisations communautaires, institutions publiques, chercheurs, acteurs sociaux, ONG, etc. :
Pour évaluer l'impact du projet sur la perception mutuelle des États et de la société dominicaine et haïtienne, la compréhension de la nécessité de coopérer et de dialoguer, au sein d'une problématique dominico-haïtienne, que ce soit relativement au développement, aux problèmes sociaux, d'environnement, économiques, par une meilleure acceptation des organisations s'y consacrant.
Il sera possible d'évaluer, au niveau des organisations de base, communautés frontalières, groupes haïtiens vivant en République Dominicaine (et réciproquement) et ONG si le projet a eu un impact en matière de :
VI - STRATÉGIES POUR L'AUTONOMIE
La question du maintien du projet au-delà de ses trois années de développement avec un appui extérieur sera traitée à l'intérieur de celui-ci. Ce qui est envisagé, aujourd'hui, est un mélange des stratégies suivantes :
- Après la fin du projet, les deux institutions proposantes (Funredes et Kalalú) poursuivront leur participation en vue de couvrir, au minimum, les aspects techniques, de coordination, d'animation, de maintenance et d'hébergement du site Web ;
- Nous essaierons de financer, ou vendre en tant que service spécifique, les réseaux dominico-haïtiens thématiques (avec leur liste électronique et leur section Web/base de données particulière), par exemple, le "réseau HT-DR de santé/épidémiologie" par l'OMS (WHO) ou le CAREC, le "réseau environnemental HT-DR" par l'UNEP, le SNDP, PRONATURA, le "réseau HT-DR information agricole et développement rural" par la FAO ou l'IACA, etc. ;
- Il sera systématiquement proposé aux projets bilatéraux et aux institutions de coopération de figurer dans le système d'information de BOHÍO à un coût qu'ils pourront inclure dans leurs frais généraux ;
- La formation et le transfert des fonctions d'animation, modération, service de traduction et administration se feront à des participants et associés sélectionnés. Ceux-ci se chargeront de la tenue de la liste et de la section Web thématique correspondante ;
- Une partie des services d'information sera proposée, moyennant le paiement d'une souscription, aux non-membres selon un tarif graduel adapté à leur cas (local, régional, universités du Nord, entreprises).
ANNEXE 1: PARTENAIRES POTENTIELS
ATTENTION: Cette liste est un premier brouillon. De nombreuses institutions et personnes sont encore à inclure.
|
INSTITUTION |
P |
SECTEUR |
CONTACT |
TÉL. /FAX |
COURÉLEC |
|
SANT PON AYITI |
H |
|
St Jean Frank Brigitte Canois Sinnome St.Clair |
F(509)245-1625 |
|
|
ADAALC |
|
|
Yves Forestal |
|
|
|
ADECOI |
|
|
|
|
|
|
AFROCIMARRON |
D |
|
|
|
|
|
Alas de Igualdad |
D |
|
|
|
|
|
ALFALID |
D |
|
Betania Figueroa |
(1809) 6874247 |
|
|
Anten Ouvrye |
H |
|
Frantz Herard |
|
|
|
Asoc. Comerciantes de Dajabon |
D |
|
Reyes Morel |
(1809) |
|
|
Asociación de Amistad Dominico Haitiana |
D |
|
Joseph Cherubin Ramona Perdomo |
(1809) 6817155 |
|
|
Asociación de importadores |
H |
|
|
(1809) 5412409 |
|
|
ASOMENUDA |
D |
|
|
|
|
|
Batey Relief Alliance (BRA) www.bateyrelief.org |
H |
Aide humanitaire bateyes |
Ulrick Gaillard, Directeur Executif |
(917) 627-5026 |
Bateyrelief @mindspring.com |
|
Batey Relief Alliance (BRA) |
D |
Aide humanitaire bateyes |
Maria Virtudes Berroa, Directeur Régional |
(809) 383-1547 |
bra.dominicana @mindspring.com |
|
Casa por la Identidad de la Mujer Negra |
D |
Identité Genre |
Wendy Mateo |
(1809) 568-6854 |
|
|
CASC |
D |
|
Maria Paredes / Maria Espinal |
(1809) 6878533 |
|
|
Centre de Documentation: Centro Bono |
D |
|
Olaya Dotel |
|
|
|
Centro Cultural Domínico-Haitiano CCDH |
D |
|
|
(1809) |
|
|
Centro de Estudios Juan Montalvo |
D |
|
Olaya Dotel |
(1809) 6824448 |
est.sociales @codetel.net.do |
|
Centro de Reflexion, Encuentro y Soliradidad ONE RESPE |
D |
|
|
|
|
|
Centro Dominicano de Asesoría e Investigaciones Legales (CEDAIL) |
D |
|
|
|
|
|
Centro Puente |
D |
|
Pedro Ruquoy |
|
ctropuente @codetel.net.do |
|
Centro Puente (Santo Domingo) |
D |
|
Orlando Beltré José E. Mendez |
|
Puente.stodgo @codetel.net.do |
|
CEPAE |
D |
|
|
(1809) |
|
|
CID |
D |
Coopération (GB) |
|
|
|
|
CIECA |
D |
Économie, Intégration régionale |
|
(1809) 6868696 |
|
|
CIPROS |
D |
|
Max Puig |
|
|
|
CNTD |
D |
Syndicats |
|
(1809) 2212117 |
|
|
Comité Dominicano de los Derechos Humanos (CDDH) |
D |
|
|
|
|
|
Consejo de Unidad Popular |
D |
Groupes de base |
Luz Eneida Mejia |
(1809) 6844493 |
|
|
Consulado Haiti en Barahona |
D |
|
Edwin Paraison |
|
|
|
Coordinación de organizaciones populares "Plataforma Vida" |
D |
|
|
|
|
|
COPADEBA |
D |
Organisations populaires |
Elvira Polanco Angel Paredes |
(1809) 6842009 |
|
|
Facultad Latino Americana de Ciencias Sociales FLACSO - Rep Dom |
D |
Enseignement - Sciences sociales, Recherche |
Rubien Silie (coordinateur) |
(1809) 5411162 |
|
|
FECOOPSERENO |
D |
|
Mariano Estevez |
(1809) |
|
|
FEDES |
D |
|
|
(1809) 6897419 |
|
|
Fundación Ciencia y Arte |
D |
Manifestations |
Jacqueline Boin |
(1809) 5359350 |
|
|
Fundación Cultural Bayahonda |
D |
Culture / Arts |
|
(1809) 6828681 |
|
|
Fundación INTERMÓN |
D |
|
Monica Sánchez de Ocaña |
Tel: 93 482 07 00 Fax: 93 482 07 07 |
monicasanchez @intermon.org |
|
FUNREDES |
D |
TIC |
Daniel Pimienta |
(1809) 6862904 |
|
|
Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés / Grupo de Apoyo a los Refugiados y Repatriados GAAR |
H |
|
Colette Lespinasse |
(509) 453271, 45 0707 |
Garr @mediacom-ht.com |
|
Haiti Support Network (HSN) |
H |
|
|
|
|
|
HELVETAS |
D |
Coopération (Suisse) |
Kurt |
(1809) |
|
|
ICKL |
|
|
|
|
|
|
Iglesia Catolica Dajabon |
D |
Église |
Luis Alberto Reynoso |
(1809) 5798256 |
|
|
Instituto de Accion Comunitaria |
D |
|
|
|
|
|
Instituto Dominicano de Folklore (Indefolk) |
D |
|
|
|
|
|
Interreligious Foundation for Community Organization (IFCO) |
|
|
Rev. Lucius Walker |
|
|
|
JUNTAPO |
D |
Organisations Populaires |
|
(1809) 5959625 |
|
|
Kalalú-Danza |
D |
Culture, Identité, Travail communautaire, TIC |
Yacine Khelladi |
(809) 5378977 F (1809) 2214219 |
|
|
Kay Fanm |
H |
Genre |
|
|
|
|
MOSTHA (mouvement) |
D |
|
Marcelo Luis |
(1809) 6872318 |
|
|
Movimiento de Mujeres Dominico Haitianas MUDHA |
D |
Femmes Dominico Haïtiennes |
Sonia Pierre |
|
|
|
Movimiento Popular Dominicano, MPD |
D |
|
Higinio Báez |
|
higinio_baez @hotmail.com |
|
Mouvement Socio Culturel des Travailleurs Haïtiens |
D |
|
|
|
|
|
Museo del Hombre Dominicana |
D |
Recherche, Anthropologie, Culture |
Juan Rodriguez |
|
|
|
National Coalition for Haitian Rights (NCHR) |
H |
|
|
|
|
|
Pastoral Haitiana de la Diócesis de Barahona |
D |
|
|
|
|
|
Journal Venceremos |
D |
|
|
|
|
|
Plataforma para el Desarrollo Alternativo PAPDA |
H |
Développement Économie Relations DR/HT |
Camille Chalmers |
|
camille.sec-exe @papda.org |
|
PROINSA |
D |
|
Emilio Hasbún |
(1809) 5493141 |
|
|
RED de Encuentro Dominico-haitiano JACQUES VIAU |
D |
|
|
|
|
|
SERVIMED |
H |
|
|
(509) |
|
|
Servios de Jesuitas para Refugiados |
D |
|
|
(1809) 6824448 |
|
|
SI- CRAD |
H |
Information et Communication Populaire |
Gotson Pierre Responsable de la Section Communication du CRAD |
(509) 2492242 2463496 |
|
|
SOFA |
|
|
|
|
|
|
UJEDO |
D |
travail dans les bateyes |
Rafael Campousanp |
(1809) 5675338 |
|
|
UNESCO Commission Nationale |
D |
|
Blas Jimenez |
|
|
|
Veterinarios sin Fronteras / VETERMON |
D |
|
|
|
|