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BOHIO: Note de Presse Solidarite Fwontalye/SJRM

BOHIO: Note de Presse Solidarite Fwontalye/SJRM

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Fecha: Mon, 16 May 2005 14:02:21 -0400
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-----------> FRANCAIS (MESSAGE ORIGINAL)

Solidarite Fwontalye/SJRM
(Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants)

Note de Presse

Plus de 2000 personnes expulsées à Haïti hors de tout cadre légal et en
dehors de tout respect des droits humains

Du vendredi 13 mai au dimanche 15 mai, l’Etat dominicain a expulsé plus
de 2000 haïtiens, dominicains d’origine haïtienne et autres dominicains
de couleur noire à Ouanaminthe – dont la majorité sont des femmes et des
enfants-, causant ainsi une crise humanitaire.

De ces 2000 rapatriés Solidarite Fwontalye/SJRM a reçu environ mille en
les accueillant sur le poste frontière de Ouanaminthe, du côté haïtien
de la frontière Nord haïtiano- dominicaine, pour les conduire à
l’Auditorium de la Paroisse de Ouanaminthe qui a servi comme Centre
d’hébergement où Solidarite Fwontalye/SJRM, en coordination avec
d’autres organismes et volontaires, leur a donné une assistance
humanitaire d’urgence en termes d’alimentation, d’eau, de soins
sanitaires, d’hébergement et, surtout, un accompagnement humain.

De ces rapatriés que nous avons reçus, nous avons enregistré des cas
très graves. Pour les deux premiers jours (13 et 14 mai), nous pouvons
faire mention de ces cas de gens expulsés:

- 12 dominicains dotés de leur « cédula » (qui sont des cartes
d’identité doublées de cartes électorales) et 29 mineurs munis de leur
acte de naissance; ces deux documents qui prouvent leur citoyenneté
dominicaine ont été ou déchirés par les militaires dominicains ou
ignorés par eux.

   - 39 parents qui n’ont pas eu le temps de récupérer leurs enfants et
qui se trouvent en Haïti en étant obligés de les laisser en territoire
dominicain sans savoir maintenant rien d’eux.
Par exemple, Nadège Étienne dit avoir laissé 6 enfants –dont l’aîné a 9
ans- chez elle à Batey Libertad ; les militaires l’interceptaient alors
qu’elle se rendait à son lieu de travail.

- 4 Haïtiens avec leurs passeports et visas - non expirés- et d’autres
avec leur « carné » (un document qui leur permet de rester et de
travailler en République Dominicaine pour un temps bien déterminé).

- 28 mineurs dominicains de couleur noire, qui allaient à l’école ou
qui se trouvaient tout près de chez eux.
Selon le témoignage de José Miguel Durán de 23 ans, lui et ses deux
petits frères de 13 et de 14 ans sont nés et ont grandi à Boca de Mao en
République dominicaine; les trois ont été rapatriés alors qu’ils
allaient à l’école.

- 12 personnes dans la soixantaine qui ont vécu plus de 30 ans en
République dominicaine, y ont élevé leurs enfants et ont perdu tout
contact avec Haïti.

Israël Prévil a vécu pendant 39 ans en République Dominicaine et s’est
totalement déconnecté d’Haïti ; maintenant, il ne sait où il pourrait
rencontrer un de ses proches parents.

- 2 femmes qui sont enceintes de 9 mois et 4 autres femmes entre 6 et 8
mois de grossesse, et toutes sont arrivées dans un état de santé très
délicat à cause des conditions dans lesquelles elles ont été forcées de
voyager.
Il y a lieu de faire mention de ce cas spécial : une femme qui, au
troisième jour de son accouchement, a été déportée avec son bébé.

   - Les rapatriés sont mis dans des autobus et des camions où ils
voyagent pendant plus de trois heures, entassés comme des animaux. Par
exemple, le 14 mai, 50 rapatriés étaient obligés de rester à la base
militaire de Dajabón appelée « Fortaleza Beller » où les militaires ne
leur offraient rien à manger.

   - La majorité des rapatriés arrive à Ouanaminthe dans la détresse :
sales, en guenille, affamés, assoiffés, humiliés…

Cette expulsion massive d’haïtiens et de dominicains a surpris tout le
monde et a dépassé notre capacité et celle d’autres organisations pour
accueillir les expulsés à Ouanaminthe, une ville qui ne dispose déjà
d’aucune infrastructure ni services de base (eau, électricité, carences
d’aliments et services médicaux précaires). Pour ce, nous avons
improvisé des centres d’hébergement dans la Paroisse, chez les Sœurs «
de Saint Jean Évangéliste » et au Bureau de Solidarite Fwontalye/SJRM.

Cette situation très délicate et sans précédents a eu des conséquences
très alarmantes auxquelles on pouvait s’attendre :

Beaucoup de trafiquants de migrants viennent là où nous recevons des
expulsés pour tenter de les convaincre qu’ils les feront « passer » en
République dominicaine à condition de recevoir de chaque migrant la
somme de 2000 gourdes. Avec le concours des personnes de Ouanaminthe,
nous sommes en train d’identifier ces trafiquants, quoique nous
estimions que plusieurs de ces migrants sont arrivés à être victimes en
étant expulsés une fois de plus ou bien en s’exposant aux représailles
des autorités et de la population dominicaine frontalière qui ne les
acceptent pas chez eux.
Voici les noms de quelques trafiquants que les victimes nous ont
communiqués : Orlando, Vecino, Ti pa, Renaud.

Un nombre considérable d’haïtiens qui ont vécu dans des communautés
dominicaines situées à la frontière Nord sont en train de retourner
volontairement en Haïti et sont victimes de la part des voleurs, des
militaires dominicains, des citoyens dominicains qui leur lancent des
pierres, leur volent tout et les maltraitent.

Le premier jour de cette déportation massive, vendredi 13 mai, 53
expulsés qui ont été munis de leurs documents légaux (passeport et visa,
cédula, acte de naissance) ont pu retourner en République Dominicaine.

Le troisième jour, dimanche 15 mai, face à la pression constante du
Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants, 7 parents de ceux qui ont
laissé leurs enfants en République Dominicaine ont pu entrer en
territoire dominicain pour aller chercher leurs enfants. Ces parents ont
été conduits dans un camion de l’Armée Dominicaine.

Cependant, nonobstant cette possibilité que les autorités militaires et
migratoires dominicaines ont offertes à ces parents et aux rapatriés
légalement documentés, elles sont de jour en jour moins ouvertes à
écouter et à résoudre les cas des dominicains, des haïtiens en règle
avec la migration dominicaine et des parents qui ont besoin de retrouver
leurs enfants.

Solidarite Fwontalye/SJRM lance un appel à l’État dominicain, en
particulier aux autorités migratoires, pour qu’il:
   - Réalise les opérations de déportation (et non pas d’expulsion) dans
un cadre légal et, en particulier, en accord avec le Protocole d’entente
sur les mécanismes de déportation, signé par les deux gouvernements le 2
décembre 1999, qui assure le respect et la protection des droits humains
des déportés.
   - Cesse d’expulser dans ces conditions inhumaines et discriminatoires
qui font des victimes tant du côté dominicain que du côté haïtien.
   - Pense aux conséquences néfastes que ces expulsions illégales sont en
train d’avoir sur les relations entre Haïti et la République Dominicaine
dans toutes ses dimensions et à tous les niveaux.

De la même façon, Solidarite Fwontalye/SJRM s’indigne de ce que les
autorités haïtiennes se montrent si peu concernées par cette crise
humanitaire à la frontière Nord haïtiano- dominicaine. En effet, nous
demandons à l’État haïtien:
   - D’être présent sur la frontière pour répondre d’une façon efficace
et immédiate à ces situations critiques, comme celle que nous vivons
actuellement.
   - D’assumer son rôle d’interlocuteur pour négocier avec l’État
dominicain et leur rappeler leurs engagements, concrètement, ceux qui
ont à avoir avec les mécanismes de rapatriement, tels qu’ils sont
prescrits dans le Protocole de décembre 1999.
   - De respecter lui-même les engagements qu’ils avaient pris dans ce
Protocole, par exemple, d’établir des postes de contrôle migratoire dans
les 4 points frontaliers définis dans ce même Protocole (Ouanaminthe-
Dajabón, Belladère- Elías Piña, Malpasse- Jimaní et Anse-à-Pitre -
Pedernales) afin de recevoir les rapatriés et de contrôler le flux
migratoire des migrants haïtiens irréguliers.

Nous déclarons coupables les deux États pour tous les cas de violations
des droits humains des expulsés haïtiens et dominicains qui sont en
train d’avoir lieu à la frontière Nord haïtiano –dominicaine. Nous leur
exigeons à chacun d’eux de respecter, avant tout, la Constitution de
leur pays, les Accords binationaux et les Traités Internationaux
concernant le respect et la protection des droits de l’Homme que les
deux ont signés.

Nous prions les haïtiens de prendre conscience du danger qu’ils courent
en voulant émigrer sans papiers légaux en République Dominicaine. En
outre, nous demandons à tous les haïtiens en général d’être sensibles et
solidaires avec les compatriotes qui sont en train d’être victimes de
ces violations flagrantes de leurs droits fondamentaux.

Nous profitons, du même coup, pour remercier la Communauté des Pères
Oblats de Ouanaminthe, les sœurs de « Saint Jean l’Évangéliste », les
sœurs de « Saint François d’Assise », la MINUSTAH, la Croix Rouge
Haïtienne, Batay Ouvriye, la Police Nationale d’Haïti, le Groupe des
Jeunes Ouvriers et le Réseau Binational Jeannot Succès des Droits de
l’Homme, pour leur appui qui a été d’une grande importance en termes de
soins médicaux, d’accueil, d’accompagnement et de sécurité en faveur des
expulsés.

Nous tenons également à remercier le directeur des Affaires Sociales de
Ouanaminthe et la Mairie de Ouanaminthe pour leur soutien moral.

-----------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION AUTOMATICA
                     NO REVISADA DEL ORIGINAL EN FRANCES)

Solidarite Fwontalye/SJRM (Servicio Jesuita a los Refugiados y
Emigrantes)

Nota de Prensa

Más de 2000 personas expulsadas a Haití fuera muy de marco legal y
fuera de todo respeto de los derechos humanos

Del viernes 13 de mayo al domingo 15 de mayo, el Estado de Dominica
expulsó más de 2000 haitianos, de Dominica de origen haitiano y otro
de Dominica de color negro a Ouanaminthe - cuya mayoría son mujeres y
niños -, causando así una crisis humanitaria.

De del 2000 repatriados Solidarite Fwontalye/SJRM ha recibido
alrededor miles acogiéndolos sobre el puesto fronterizo de
Ouanaminthe, del lado haitiano de la frontera Septentrional haïtiano
- de Dominica, para conducirlos al Auditorio de la Parroquia de
Ouanaminthe que sirvió como Centro de alojamiento donde Solidarite
Fwontalye/SJRM, en coordinación con otros organismos y voluntarios,
les dio una asistencia humanitaria urgente en términos de
alimentación, agua, cuidados sanitarios, de alojamiento y, sobre
todo, un acompañamiento humano.

De estos repatriados quienes recibimos, registramos graves casos muy.
Para los dos primeros días (13 y 14 de mayo), podemos hacer mención
de estos casos de gente expulsados:

- 12 de Dominica dotados con su "cédula" (que son carnés de
identidad duplicados de tarjetas electorales) y 29 mineros proveídos
de su partida de nacimiento; estos dos documentos que prueban su
ciudadanía de Dominica o fueron rasgados por los militares de
Dominica o ignorados por ellos.

   - 39 padres que no han tenido tiempo de recuperar sus niños y que se
encuentran en Haití viéndose obligado a dejarlos en territorio de
Dominica sin saber ahora nada ellos.
Por ejemplo, Nadège Étienne dice haber dejado a 6 niños - incluidos
los mayores tienen 9 años - en ella a Batey Libertad; los militares
lo interceptaban mientras que se volvía a su lugar de trabajo.

- 4 Haitianos con sus pasaportes y visados - no expirados - y de otro
con su "encarnado" (un documento que les permite permanecer y trabajar
en República Dominicana para un tiempo bien determinado).

- 28 mineros de Dominica de color negro, que iban a la escuela o que
se encontraban muy cerca de en ellos.
Según el testimonio de José Miguel Durán de 23 años, él y sus dos
pequeños hermanos de 13 y de 14 años nacieron y crecieron a Boca de
Mao en la República Dominicana; los tres se repatriaron mientras que
iban a la escuela.

- 12 personas en la sesentena que vivieron más de 30 años en la
República Dominicana hay a sus niños y perdió todo contacto con
Haití.

Israel Prévil vivió durante 39 años en la República Dominicana y
completamente se desconectó de Haití; ahora, no sabe dónde podía
entrevistar con uno de sus prójimos padres.

- 2 mujeres que son preñadas de 9 meses y 4 otras mujeres entre 6 y 8
meses de embarazo, y todas llegaron en un estado de salud muy delicado
debido a las condiciones en las cuales se forzaron a viajar.Procede
hacer mención de este caso especial: una mujer que, al tercer
día de su parto, se desplazó con su bebé.

   - Pone a los repatriados en autobuses y camiones donde viajan durante
más de tres horas, apilados como animales. Por ejemplo, el 14 de
mayo, 50 repatriados se veían obligado a permanecer a la base militar
de Dajabón llamada a "Fortaleza Beller" dónde los militares no les
ofrecían nada a comer.

   - La mayoría de los repatriados llega a Ouanaminthe en el desamparo:
sucios, en trapo, muertos de hambre, assoiffés, humillados...

Esta expulsión masiva de haitianos y de de Dominica sorprendió todo
el mundo y superó nuestra capacidad y la de otras organizaciones para
acoger el expulsados a Ouanaminthe, una ciudad que ya no dispone de
ninguna infraestructura ni servicios básicos (agua, electricidad,
faltas de alimentos y servicios médicos precarios). Para ello,
improvisamos centros de alojamiento en la Parroquia, en las Hermanas
"de San Juan Evangelista" y a la Mesa de Solidarite Fwontalye/SJRM.

Esta situación muy delicada y sin precedentes tuvo consecuencias muy
alarmantes a las cuales se podía esperarse:

Muchos traficantes de emigrantes vienen allí donde recibimos
expulsados para intentar convencerlos de que los harán "pasar" en la
República Dominicana a condición de recibir de cada emigrante la
suma de 2000 de calabazas. Con la participación de las personas de
Ouanaminthe, estamos identificando a estos traficantes, aunque
consideremos que varios de estos emigrantes llegaron a ser víctimas
en que están expulsados una vez más o en que se exponían a las
represalias de las autoridades y de la población de Dominica
fronteriza que no los aceptan en ellos.
He aquí los nombres de algunos traficantes quienes las víctimas nos
comunicaron: Orlando, Vecino, Ti PA, Renaud.

Un número considerable de haitianos que vivieron en comunidades de
Dominica situadas a la frontera Septentrional están dándose la
vuelta voluntariamente en Haití y son víctimas por parte de los
ladrones, militares de Dominica, ciudadanos de Dominica que les lanzan
piedras, les vuelan todo y los maltratan.

El primer día de esta deportación masiva, viernes 13 de mayo, 53
expulsados que han sido proveídos de sus documentos legales
(pasaporte y visado, cédula, partida de nacimiento) pudieron darse la
vuelta en la República Dominicana.

El tercer día, domingo 15 de mayo, ante la presión constante del
Servicio Jesuita a los Refugiados y Emigrantes, 7 padres de los que
dejaron a sus niños en la República Dominicana pudieron entrar en
territorio de Dominica para ir a buscar a sus niños. Se condujo a
estos padres en un camión del Ejército De Dominica.

Sin embargo, a pesar de esta posibilidad que las autoridades militares
y migratorias de Dominica hayan ofrecido a estos padres y a los
repatriados legalmente documentados, son de día en día menos
abiertas aescuchar y a solucionar los casos de los de Dominica, de los
haitianos
en norma con la migración de Dominica y de los padres que tienen que
encontrar sus niños.

Solidarite Fwontalye/SJRM hace un llamamiento en el Estado de
Dominica, en particular a las autoridades migratorias, para que él:

- Realice las operaciones de deportación (y no de expulsión) en un
marco legal y, en particular, de acuerdo con el Protocolo de acuerdo
sobre los mecanismos de deportación, firmado por los dos Gobiernos el
2 de diciembre de 1999, que garantiza el respeto y la protección de
los derechos humanos de los deportados.
- Interrupción de expulsar en estas condiciones inhumanas y
discriminatorias que hacen víctimas tanto del lado de Dominica como
del lado haitiano.
- Piense en las consecuencias dañinas que estas expulsiones ilegales
están teniendo sobre las relaciones entre Haití y República
Dominicana en todas sus dimensiones y a todos los niveles.

De la misma forma, Solidarite Fwontalye/SJRM se indigna de lo que las
autoridades haitianas se muestran así poco afectadas por esta crisis
humanitaria en la frontera Septentrional haïtiano - de Dominica. En
efecto, pedimos al Estado haitiano:
- De estar presente sobre la frontera para responder de una manera
eficaz e inmediata a estas situaciones críticas, como la que vivimos
actualmente.
- De asumir su papel de interlocutor para negociar con el Estado de
Dominica y recordarles sus compromisos, concretamente, los que tienen
que tener con los mecanismos de repatriación, tal como se prescriben
en el Protocolo de diciembre de 1999.
- De respetar él mismo los compromisos que habían asumido en este
Protocolo, por ejemplo, de establecer puestos de control migratorio en
los 4 puntos fronterizos definidos en este mismo Protocolo
(Ouanaminthe - Dajabón, Belladère - Elías Piña, Malpasse - Jimaní
et Anse-à-payaso - Pedernales) con el fin de recibir los
repatriados y controlar el flujo migratorio de los emigrantes
haitianos irregulares.

Declaramos culpables a los dos Estados para todos los casos de
violaciones de los derechos humanos expulsados del haitianos y los de
Dominica que están teniendo lugar en la frontera Septentrional
haïtiano - de Dominica. Ellos exigimos a cada uno ellos de respetar,
sobre todo, la Constitución de su país, los Acuerdos binationaux y
los Tratados Internacionales relativos al respeto y la protección de
los derechos humanos que los dos firmaron.

Rogamos a los haitianos tomar conciencia de peligro que corren
queriendo emigrar sin papeles legales en la República Dominicana.
Además pedimos a todos los haitianos en general estar sensibles y
solidarios con los compatriotas que están siendo víctimas de estas
violaciones obvias de sus derechos fundamentales.

Aprovechamos, al mismo tiempo, para agradecer a la Comunidad de los
Padres Oblats de Ouanaminthe, las hermanas de "San Juan el
Evangelista", las hermanas "San Francisco de Asís", el MINUSTAH, la
Cruz RojaHaitiana, Batay Ouvriye, la Policía nacional de Haití, el Grupo de
los Jóvenes Obreros y la Red Binational Jeannot Éxito de los
Derechos humanos, para su apoyo que fue de una gran importancia en
términos de cuidados médicos, recepción, acompañamiento y
seguridad en favor de los expulsados.

Deseamos también agradecer el director de los Asuntos Sociales de
Ouanaminthe y el Ayuntamiento de Ouanaminthe su apoyo moral.

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