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BOHIO: Posicion Solidarite Fwontalye s/acontecimientos en Pueblo Nuevo

BOHIO: Posicion Solidarite Fwontalye s/acontecimientos en Pueblo Nuevo

Write haof XML files: Bienvenido Scharboy <bienvenido.scharboy_at_sjrdom.org>
Fecha: Mon, 29 Aug 2005 15:45:56 -0400
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-----------> FRANCAIS (MESSAGE ORIGINAL)

De SOLIDARITE FWONTALYE/SJRM (Service Jésuite des Réfugiés et Migrants)
26 de agosto de 2005

Ouanaminthe, Haïti, le 26 août 2005. Depuis le début du mois d’août
jusqu’à nos jours, la frontière nord haïtiano-dominicaine
(Ouanaminthe-Dajabón) est en train de vivre une situation difficile et
préoccupante où des Haïtien-nes retournent quotidiennement dans leur
pays en fuite des actes de violence et de persécution contre eux/elles
dans plusieurs localités dominicaines, notamment à Pueblo Nuevo et Villa
Vásquez. De la même façon, les autorités migratoires et militaires
dominicaines profitent de cette situation pour pourchasser les «
sans-papiers» haïtiens dans les grandes villes comme Santo
Domingo, Santiago, Boca Chica... et pour forcer les Haïtien-nes de
quelques localités dominicaines à retourner « volontairement » dans leur
pays. Du 5 août jusqu’au 19 août, Solidarite Fwontalye/SJRM a reçu dans
son Centre d’ accueil provisoire 134 Haïtien-nes dont 32 femmes, 70
hommes et 32 enfants. Dans ce contexte de persécution contre les
Haïtien-nes menée d’une part par quelques citoyen-nes dominicain-nes en
colère des localités de Pueblo Nuevo et de Villa Vásquez et d’autre part
par les autorités migratoires et militaires dominicaines dans les
grandes villes et d’autres localités de la République voisine,
Solidarite Fwontalye/SJRM se demande quand l’État
dominicain respectera et protégera les droits humains de la minorité
haïtienne en République Dominicaine dans les opérations de déportation
et quand l’État haïtien obligera à ses autorités diplomatiques et
consulaires dans la République voisine d’y représenter plus
effectivement ses citoyen-nes en péril.

Si à la frontière Nord (Ouanaminthe-Dajabón) des migrants haïtiens
cherchent généralement à entrer par tous les moyens, légaux et illégaux,
en République Dominicaine en quête d’emploi et de meilleures conditions
de vie, depuis le 5 août c’est le contraire qui se passe : des flux
d’Haïtien-nes retournent quotidiennement dans leur pays. Le mois d’août
présente le spectacle de deux communautés -Pueblo Nuevo et Villa
Vásquez- où, à la suite des crimes et délits contre des Dominicains
imputés à des Haïtiens, des citoyens dominicains en colère se livrent à
une persécution systématique contre la minorité haïtienne. Les cris de
ces Dominicain-nes sont unanimes : « Nous ne voulons plus d’Haïtien-nes
entre nous ! » Donc, les Haïtien-nes qui vivaient
dans ces communautés devaient prendre le marquis tout en abandonnant
leurs biens et propriétés à des Dominicain-nes qui s’en approprient.
Ceux et celles qui ne sont pas parvenus à s’échapper font les frais des
actes de représailles des Dominicain-nes, comme par exemple: le cas de
Orlando Simon, un commerçant haïtien, qui fut grièvement blessé par des
Dominicains furieux de la communauté de Pueblo Nuevo.

En mai dernier, quelques Dominicains de Hatillo Palma et de Montecristi
se levaient contre la présence haïtienne dans leur communauté et menait
une campagne de persécution qui aboutissait aux expulsions massives
irrespectueuses des droits humains de milliers de personnes (Haïtien-nes
et Dominicain-nes d’origine haïtienne et de couleur noire) par l’État
dominicain et à l’assassinat de deux citoyens haïtiens par des
Dominicains en colère, suite à deux crimes -l’homicide de la commerçante
dominicaine Maritza Nuñez et le lynchage de son époux Domingo Luna-
attribués à des Haïtiens.

Au cours du mois d’août, la torture suivie de l’assassinat de
l’adolescent dominicain Diocórides de Jesús Caba à Pueblo Nuevo, crime
dont un Haïtien est présumé coupable, a poussé quelques citoyen-nes de
cette communauté à chasser les Haïtien-nes de la région avec des
machettes et des bâtons, en les agressant, en volant leurs biens et
propriétés et en brûlant leurs maisons.

Et actuellement à Villa Vásquez, se déchaîne une autre vague de pression
sur les Haïtien-nes vivant dans la zone et dans des régions avoisinantes
à cause d’un incident dans lequel un Haïtien aurait été impliqué.

Ces trois incidents qui ont fait des victimes du côté dominicain et
haïtien sont loin d’être élucidés par la Justice Dominicaine malgré
l’insistance des citoyen-nes et des organisations civiles de la
République voisine.

Jusqu’à présent, nous nous demandons encore : qui sont les coupables de
la mort de Maritza Nuñez et du lynchage de son mari et qui ont tué les
deux Haïtiens? Ou bien, où en est l’enquête concernant ces crimes commis
à Hatillo Palma? Il y a lieu de signaler la lenteur de la justice
dominicaine qui pourtant est la seule instance qui aurait pu faire
régner la paix sur le territoire dominicain en respectant et protégeant
les droits fondamentaux de tous et de toutes sans distinction et en
condamnant et punissant les crimes, les abus, les représailles et la
violence, d’où qu’ils proviennent.

En plus, la propension de quelques citoyen-nes dominicain-nes à
attribuer les crimes perpétrés dans leurs communautés aux Haïtien-nes et
à se livrer à des persécutions sans merci contre cette minorité en
général a besoin d’être attaquée et contrôlée par la Justice Dominicaine
pour prévenir les violations contre la vie, la dignité, les biens et les
droits humains des Haïtien-nes. Les déportations des migrants haïtiens,
aussi massives qu’elles puissent être, ne sauraient substituer le rôle
de l’État dominicain de protéger les droits humains de toutes les
personnes en République Dominicaine et de faire triompher la justice au
profit de la société dans son ensemble et contre tous les délinquants et
criminels, quelle que soit leur nationalité.

Nous tenons à rappeler aussi que les migrants haïtiens en République
Dominicaine, sans documents migratoires légaux, ne sont pas des
criminels simplement à cause de leur statut de « sans papiers »,
contrairement à l’ opinion sans fondement d’une grande partie de la
société et des autorités des deux pays. D’où la nécessité pour l’État
dominicain de définir une politique migratoire claire en conformité avec
la Constitution Dominicaine et aussi avec les Conventions, Protocoles et
Traités signés par lui au niveau bilatéral, régional et international !

La lenteur de la Justice Dominicaine, les pratiques discriminatoires des
autorités et des civils dominicains contre les migrants haïtiens
irréguliers ainsi que les discours anti-haïtiens de quelques politiciens
et nationalistes dominicains ont exacerbé la tension entre les
Dominicains et les Haïtiens dans certaines communautés et contribué à ce
que quelques citoyens dominicains se sentent habilités à se faire
justice contre les haïtien-nes indistinctement. Et le coût en termes
humains est énorme ! En voici un bilan partiel que nous dressons comme
institution qui accueille et accompagne les migrants haïtiens qui
arrivent à Ouanaminthe:

Du 5 au 19 août, nous avions reçu à notre Centre d’accueil provisoire
134 Haïtien-nes dont 32 femmes, 70 hommes et 32 enfants.

Seulement du 5 au 10 août, nous avions observé 426 personnes traverser
la frontière dont 91 arrivaient à notre Centre. C’était à la suite des
évènements de Pueblo Nuevo où la majorité de ces migrants se rendaient
eux-mêmes de façon volontaire soit au poste frontalier le plus proche
(Ouanaminthe-Dajabón), soit aux casernes militaires ou aux commissariats
de Police. Depuis le 17 août, nous sommes en train de recevoir aussi des
Haïtien-nes provenant de la localité de Villa Vásquez (le 18 août, ils
étaient 22 à arriver à notre Centre d’accueil).

Selon les deux Bureaux dominicain et haïtien de Migration à Dajabón et
Ouanaminthe respectivement, 119 Haïtien-nes furent déportés à
Ouanaminthe le 13 août, 105 le 19 août et 120 le 21 août.

Cependant, depuis le 20 août, le Bureau d’Émigration et d’Immigration
haïtienne à Ouanaminthe a commencé à se plaindre ouvertement de ce que
les chiffres donnés par le Bureau de Migration Dominicaine ne
s’accordent pas souvent avec la quantité réelle de personnes déportées
qui arrivent à Ouanaminthe dans les autobus de la Migration: par
exemple, le 20 août, la liste donnée par la Migration Dominicaine
indiquait que 117 Haïtien-nes étaient « rapatriés » à Ouanaminthe,
pendant que la Migration haïtienne ne comptait que 57 ; et le 21 août,
la Migration haïtienne n’estimait pas qu’il ait pu avoir 80 personnes
déportées, selon ce qui était écrit dans la liste
donnée par la Migration Dominicaine. Selon les témoignages des personnes
qui furent déportées, quelques Haïtien-nes en processus de déportation
auraient payé en cours de route pour que les militaires dominicains qui
les accompagnaient les laissèrent et ne les déportèrent pas jusqu’au
poste frontalier. De toute façon, nous sommes très loin des chiffres
avancés dans les mass média selon lesquels entre 2,000 et 3,000
personnes furent déportées à la frontière Nord (Ouanaminthe-Dajabón) au
cours du mois d’août.

En plus, des Haïtien-nes qualifiés de « rapatriés volontaires » par la
Migration Dominicaine ont révélé eux-mêmes aux officiers de Migration
Haïtienne à Ouanaminthe que des militaires dominicains se rendaient à
leurs communautés, les « terrorisaient » et les forçaient à monter dans
des autobus pour les conduire en Haïti. C’est le cas concret de 120
Haïtien-nes qui sont arrivés le lundi 22 août vers 8h45 A.M. à la
frontière Nord.

Que ces Haïtien-nes arrivent à la frontière Nord (Ouanaminthe-Dajabón)
ou volontairement à cause du climat de tension dans les communautés où
ils vivaient ou déportés par l’État dominicain, les violations de leurs
droits et de leur dignité sont identiques : Ils souffrent de la violence
physique et verbale des civils ou des autorités (militaires et
migratoires) dominicaines ; ils perdent tout, et s’il leur reste un peu
d’argent, on le leur enlève en cours de route ou à leur arrivée à la
frontière; ils sont forcés par les militaires dominicains de traverser
la frontière par la rivière du Massacre au péril de leur vie si, à leur
arrivée, le poste frontalier officiel est déjà fermé ; et -ce qui est
pire- quelques uns sont séparés de leurs parents, leurs enfants et ils
ne savent où ceux-ci se trouvent. En fait, ils sont victimes dans leur
dignité et leur intégrité, et leurs biens qu’ils ont acquis au prix de
dur labeur sont volés, pillés et
incendiés. Sans parler de la terreur dont ils s’échappent et des
traumatismes psychiques causés par cette situation de persécution et de
violence contre eux-mêmes et contre leurs concitoyen-nes dont des femmes
et des enfants! Solidarite Fwontalye/SJRM déplore et dénonce
énergiquement ces abus contre les Haïtien-nes en République Dominicaine,
contre leur dignité et leurs droits fondamentaux.

Cette situation de violence et de persécution contre la minorité
haïtienne dans certaines communautés de la République Dominicaine et
l’augmentation des déportations d’Haïtien-nes sans le respect de leurs
droits et leur dignité et des Accords en matière de droits humains nous
préoccupent vivement et nous incitent à demander aux autorités des deux
pays de travailler ensemble sur la question de la migration haïtienne en
République Dominicaine et de se mettre d’accord pour favoriser
l’harmonisation des relations entre les deux pays ; relations qui
tendent à s’affaiblir et à se détériorer à cause de ces incidents à
Hatillo Palma, à Pueblo Nuevo et à Villa Vásquez et en raison du climat
de tension qu’ils génèrent au niveau des deux pays.

De la même façon, nous continuons à exiger que l’État et le gouvernement
haïtiens soient présents à la frontière haïtiano-dominicaine pour
accueillir les Haïtien-nes déportés et qu’ils manifestent plus d’intérêt
pour la situation délicate des citoyen-nes haïtien-nes en République
Dominicaine, surtout dans ces localités où la communauté haïtienne a été
victime de persécution et de violence.

Du côté de Solidarite Fwontalye/SJRM, nous sommes en train d’élaborer et
de mettre en marche un plan d’urgence, surtout en cas de crise
humanitaire, avec des citoyen-nes, des organisations de base, des
organismes internationaux, des ONG’s et des autorités gouvernementales
et non-gouvernementales dans toute la région du Nord haïtien pour mieux
organiser et planifier ensemble l’accueil et l’assistance à nos frères
et sœurs déporté-es et/ou en fuite de la violence dans certaines
localités dominicaines.

Nous encourageons la société civile haïtienne à multiplier des actes de
solidarité envers nos concitoyen-nes qui ont besoin plus que jamais de
notre accompagnement humain, de notre appui moral et psychologique et de
notre aide matérielle.

SOLIDARITE FWONTALYE/Service Jésuite des Réfugiés et Migrants, Rue
Liberté No. 26 Gaillard, Ouanaminthe, Haïti. Tél. (809) 3258794 et (809)
760 5256
E-mail: solidaritefwontalye@jesuits.net
Directeur Lissaint ANTOINE, SJ
Responsable de Communication et Plaidoyer Edson LOUIDOR

----------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION AUTOMATICA
                     NO REVISADA DEL ORIGINAL EN FRANCES)

De SOLIDARITE FWONTALYE/SJRM (Servicio Jesuita de los Refugiados y
Emigrantes) 26 de agosto de 2005

Ouanaminthe, Haití, el 26 de agosto de 2005. desde el principio del
mes de agosto hasta nuestros días, la frontera septentrional de
Dominica haïtiano (Ouanaminthe-Dajabón) está viviendo una
situación difícil y preocupante donde Haitianas dan la vuelta
diariamente en su país en fuga de los actos de violencia y
persecución contra ellos/ellas en varias localidades de Dominica, en
particular, a Pueblo Nuevo y Chalet Vásquez. De la misma forma, las
autoridades migratorias y militares de Dominica aprovechan de esta
situación para llevar a cabo a las "personas sin papeles" haitianas
en las grandes ciudades como Santo Domingo, Santiago, Boca Chica... y
para forzar el Haitianos de algunas localidades de Dominica a darse la
vuelta "voluntariamente" en su país. Del 5 de agosto hasta el 19 de
agosto, Solidarite Fwontalye/SJRM recibió en su Centro de recepción
provisional a 134 Haitianos incluidos 32 mujeres, 70 hombres y 32
niños.
En este contexto de persecución contra el Haitiano rastro por una
parte por algunas ciudadanas dominicain-nes en cólera de las
localidades de Pueblo Nuevo y de Chalet Vásquez y por otra parte por
las autoridades migratorias y militares de Dominica en las grandes
ciudades y de otras localidades de la República vecina, Solidarite
Fwontalye/SJRM se pregunta cuando el Estado de Dominica respetará y
protegerá los derechos humanos de la minoría haitiana en República
Dominicana en las operaciones de deportación y cuando el Estado
haitiano obligará a sus autoridades diplomáticas y consulares en la
República vecina a representar más efectivamente a sus ciudadanas en
peligro.

Si en la frontera Septentrional (Ouanaminthe-Dajabón) de los
emigrantes haitianos pretenden generalmente entrar por todos los
medios, legales e ilegales, en República Dominicana en búsqueda de
empleo y mejores condiciones de vida, desde el 5 de agosto es el
contrario que pasa: flujos de Haitianas dan la vuelta diariamente en
su país. El mes de agosto presenta el espectáculo de dos comunidades
- Pueblo Nuevo y Chalet Vásquez - donde, tras los crímenes y delitos
contra De Dominica imputados a Haitianos, ciudadanos de Dominica en
cólera realizan una persecución sistemática contra la minoría
haitiana. Los gritos de este De Dominica-nes son unánimes: ¡"No
queremos más a Haitianos entre nosotros!" "Pues, el Haitianos que
vivían en estas comunidades debían tomar al marqués abandonando al
mismo tiempo sus bienes y propiedades a Dominicain-nes que se
apropian." Los y las que no llegaron a escaparse hacen los gastos de
los actos de represalias del Dominicain-nes, como, por ejemplo,: el
caso de Orlando Simon, un comerciante haitiano, algunos De Dominica de
la comunidad de Pueblo Nuevo hirió a que seriamente furioso.

En mayo pasado, algún De Dominica de Hatillo Palma y de Montecristi
se levantaban contra la presencia haitiana en su comunidad y llevaban
una¡política migratoria clara de conformidad con la Constitución De
Dominica y también con los Convenios, Protocolos y Tratados firmados
por él a nivel bilateral, regional e internacional!

La lentitud de la Justicia De Dominica, las prácticas
discriminatorias de las autoridades y civiles de Dominica contra los
emigrantes haitianos irregulares así como los discursos antihaitianos
de algunos políticos y nacionalistas de Dominica exacerbaron la
tensión entre los De Dominica y los Haitianos en algunas comunidades
y contribuyeron para que algunos ciudadanos de Dominica se sienten
habilitados a hacerse justicia contra las haitianas indistintamente.
¡Y el coste en términos humanos es enorme! He aquí un balance
parcial que hacemos como institución que acoge y acompaña a los
emigrantes haitianos que llegan a Ouanaminthe:

Del 5 al 19 de agosto, habíamos recibido en nuestro Centro de
recepción provisional a 134 Haitianos incluidos 32 mujeres, 70
hombres y 32 niños.

Solamente del 5 al 10 de agosto, habíamos observado a 426 personas
cruzar la frontera 91 de la cual llegaban a nuestro Centro. Era tras
los acontecimientos de Pueblo Nuevo donde la mayoría de estos
emigrantes se volvían ellos mismos de manera voluntaria o al puesto
fronterizo el lo más cerca posible (Ouanaminthe-Dajabón), o a los
cuarteles militares o a las comisarías de policía. Desde el 17 de
agosto, estamos recibiendo también Haitianas procedente de la
localidad de Chalet Vásquez (el 18 de agosto, eran 22 a llegar a
nuestro Centro de recepción).

Según las dos Mesas de Dominica y haitianos de Migración a Dajabón
y Ouanaminthe respectivamente, se desplazó a 119 Haitianos a
Ouanaminthe el 13 de agosto, 105 el 19 de agosto y 120 el 21 de
agosto.

Sin embargo, desde el 20 de agosto, la Mesa de Emigración e
Inmigración haitiana a Ouanaminthe comenzó a compadecerse
abiertamente de lo que las cifras otorgadas por la Mesa de Migración
De Dominica no concuerdan a menudo con la cantidad real de personas
desplazadas que llegan a Ouanaminthe en los autobuses de la
Migración: por ejemplo, el 20 de agosto, la lista otorgada por la
Migración De Dominica indicaba que "se repatriaba" a 117 Haitianos a
Ouanaminthe, mientras que la Migración haitiana so'lo contaba 57; y
el 21 de agosto, la Migración haitiana no consideraba que haya podido
tener a 80 personas desplazadas, según lo que se escribía en la
lista otorgada por la Migración De Dominica. Según los testimonios
de las personas que se desplazó, algún Haitianos en proceso de
deportación habrían pagado en el camino para que los militares de
Dominica que los acompañaban los dejaron y no los desplazaron hasta
el puesto fronterizo. En cualquier caso, estamos muy lejos de las
cifras avanzadas en los medios de comunicación según los cuales
entra 2,000 y se desplazó a 3,000 personas en la frontera
Septentrional (Ouanaminthe-Dajabón) durante el mes de agosto.

Además, Haitianos calificados de "repatriados voluntarios" por
elMigración De Dominica reveló ellos mismos a los funcionarios de
Migración Haitiana a Ouanaminthe que militares de Dominica viajaban a
sus comunidades, "los aterrorizaban" y les forzaban a subir en
autobuses para conducirlos en Haití. Es el caso concreto de 120
Haitianos que llegaron el lunes 22 de agosto hacia 8h45 A.M. a la
frontera Septentrional.

Que este Haitianas llegan a la frontera Septentrional
(Ouanaminthe-Dajabón) o voluntariamente debido al clima de tensión
en las comunidades donde vivían o desplazados por el Estado de
Dominica, las violaciones de sus derechos y su dignidad son
idénticas: Sufren de la violencia física y verbal de los civiles o
autoridades (militares y migratorios) de Dominica; pierden todo, y si
les sigue siendo un poco de dinero, el suyo se retira en el camino o a
su llegada en la frontera; son forzados por los militares de Dominica
a cruzar la frontera por el río de la Masacre al peligro de su vida
si, a su llegada, el puesto fronterizo oficial ya es cerrado; y - lo
que es peor - se separan algunos de sus padres, sus niños y no saben
dónde éstos se encuentran. En realidad, son víctimas en su dignidad
y su integridad, y suyo aunque adquirieron al precio de duro trabajo
se vuelan, se pillan e incendiar. ¡Sin hablar del terror cuyos se
escapan y traumatismos psíquicos causados por esta situación de
persecución y violencia contra ellos mismos y contra sus
conciudadanas cuyas mujeres y niños! Solidarite Fwontalye/SJRM
deplora y denuncia vigorosamente estos abusos contra el Haitianos en
la República Dominicana, contra su dignidad y sus derechos
fundamentales.

Esta situación de violencia y persecución contra la minoría
haitiana en algunas comunidades de la República Dominicana y el
aumento de las deportaciones de Haitianas sin el respeto de sus
derechos y su dignidad y de los Acuerdos en cuanto a derechos humanos
nos preocupan vivamente y nos incitan a pedir a las autoridades de los
dos países trabajar juntas sobre la cuestión de la migración
haitiana en la República Dominicana y ponerse de acuerdo para
favorecer la armonización de las relaciones entre los dos países;
relaciones que tienden a debilitarse y a deteriorarse debido a estos
incidentes a Hatillo Palma, a Pueblo Nuevo y a Chalet Vásquez y
debido al clima de tensión que generan en los dos países.

De la misma forma, seguimos exigiendo que el Estado y el Gobierno
haitianos estén presentes en la frontera de Dominica haïtiano para
acoger a los Haitianos deportados y que manifiestan más interés por
la situación delicada de las ciudadanas haitianas en la República
Dominicana, sobre todo en estas localidades donde la comunidad
haitiana fue víctima de persecución y violencia.

Del lado de Solidarite Fwontalye/SJRM, estamos elaborando y poner en
marcha un plan urgente, sobre todo en caso de crisis humanitaria,con
ciudadanas, organizaciones básicas, organismos internacionales,
ONG' s y autoridades gubernamentales y no gubernamentales en toda la
región del Norte haitiano para organizar mejor y planear juntos la
recepción y la asistencia a nuestros hermanos y hermanas desplazadas
y/o en fuga de la violencia en algunas localidades de Dominica.

Animamos a la sociedad civil haitiana a multiplicar actos de
solidaridad hacia nuestras conciudadanas que necesitan más que nunca
nuestro acompañamiento humano, de nuestro apoyo moral y psicológico
y de nuestra ayuda material.

SOLIDARITE FWONTALYE/Servicio Jesuita de los Refugiados y Emigrantes,
Calle Libertad N 26 Airoso, Ouanaminthe, Haití. Telf. (809) 3258794 y
(809) 760 5256 correo electrónico: solidaritefwontalye@jesuits.net

Director Lissaint ANTOINE, SJ

Responsable de Comunicación y Argumento Edson LOUIDOR

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