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BOHIO: Notes de Presse du GARR - 02-09-05

BOHIO: Notes de Presse du GARR - 02-09-05

Write haof XML files: Prensa / Taiguey <prensa_at_taiguey.org>
Fecha: Fri, 2 Sep 2005 17:42:34 -0400
Message-Id: <200509032213.j83MDQE7013911@samana.funredes.org>

-------> FRANCAIS / MESSAGE ORIGINAL

Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés
                         GARR
1ère Rue Rivière, n° 13
Port-au-Prince, Haïti
Téléphone Fax (509) 244-4977/260-5710
e-mail: garr-haiti@yahoo.com <mailto:garr-haiti@yahoo.com> , site:
www.gar-haiti.org

Le GARR salue la décision de l’Eglise Catholique Haïtienne
de célébrer une journée nationale des Migrants

La Commission Episcopale Nationale pour la Pastorale des Migrants et
Réfugiés (CENPMR) à travers une affiche et un livret, a annoncé la
célébration, ce dimanche 4 septembre 2005, de la première journée
nationale des Migrants sous le thème « J’étais un étranger et tu m’as
accueilli ».

Le GARR salue cette initiative qui, à l’instar d’autres pays de la
région, permettra aux chrétiens catholiques et à des organisations de
promotion et de défense des droits des migrants, de réfléchir autour de
la thématique de la migration, un phénomène international qui prend de
plus en plus d’importance dans la réalité du peuple haïtien.

Autrefois pays d’accueil d’immigrants, Haïti est devenu aujourd’hui un
pays exportateur de main d’œuvre avec plus d’un quart de sa population à
l’étranger. 30,5% des ménages du pays ont au moins un parent émigré
mais ce taux diffère fortement par zone : 44% des ménages de l’aire
métropolitaine ont un parent à l’étranger contre seulement 25,2% des
ménages ruraux ( source IHSI). En un demi-siècle, sa principale source
de devises est passée des exportations de denrées agricoles, à celle des
nombreux transferts effectués par les ressortissants vivant à
l’étranger. Plus de quatre parents émigrés sur cinq effectuent des
transferts à leur famille restée en Haïti, atteignant 650 millions $US
en 2002, ce qui équivaut à 19% du PIB (Source : Haïti en Marche, 18-24
février 2004). Parallèlement, la migration interne, avec le déplacement
de nombreuses familles paysannes vers les villes à la recherche d’un
mieux être, prend des proportions inquiétantes.

Ce mouvement de population facilite un brassage de culture et a des
conséquences positives et négatives sur le pays. Si les ressources
financières qu’il génère permet à certaines familles d’améliorer leurs
conditions de vie et au pays de survivre, la migration contribue par
contre à la déstabilisation de certaines régions, à la fuite de
cerveaux, à un certain appauvrissement au profit d’un autre type
d’enrichissement.

La migration est un phénomène social qui ne date pas d’aujourd’hui et
qui, dans un contexte de globalisation, va dominer le débat
international dans les prochaines années. Il importe pour nous
Haïtiens-nes, de mesurer l’ampleur du phénomène, son impact sur notre
réalité et prendre les mesures pour le contrôler et le gérer. Ce besoin
de gestion du phénomène migratoire devient aujourd’hui un impératif pour
le pays, étant donné les difficultés auxquelles Haïti se trouve de plus
en plus confrontée avec ses voisins à cause de la présence de ses
ressortissants dans ces pays.

Le GARR espère que la célébration chaque année, le premier dimanche de
septembre, de la Journée Nationale des Migrants et Réfugiés, sera
l’occasion de donner la parole aux migrants et migrantes, de faire
connaître leurs conditions de vie, leurs aspirations, leurs réalisations
et de poser le problème de développement du pays, à l’origine de cette
propension de la population à vouloir se déplacer. Nous voulons croire
que le choix du même mois que l’Eglise dominicaine pour cette
célébration constitue également une preuve de volonté de rapprocher les
deux communautés et d’œuvrer ensemble à une culture de paix et de
justice, deux valeurs fondamentalement chrétiennes.

Lisane André
Section Communication et Plaidoyer

      Entente pour la reprise des activités à la frontière de
      Belladère/Elias Piña

Les autorités haïtiennes et dominicaines de la frontière de
Belladère/Elias Piña semblent avoir trouvé une entente pour calmer la
tension qui était montée d’un cran, suite à l’assassinat par balles, le
vendredi 26 août 2005, d’un commerçant haïtien, Bellony Fleury par un
dominicain. Lundi 29 août, les activités en ce point de la frontière,
particulièrement le fonctionnement du marché, avaient été bloquées par
des manifestants en colère qui voulaient protester contre ce crime
odieux et les nombreux autres abus régulièrement commis à l’encontre des
ressortissants haïtiens à ce point frontalier. Une première négociation
menée dans l’après-midi, s’était soldée par un échec.

Mardi 30 août, plusieurs autorités haïtiennes et dominicaines notamment,
le maire de Belladère, le commissaire de police départemental du centre,
un représentant de la Minustah (CIVPOL), le consul dominicain basé à
Belladère, la responsable de la Migration et un général de l’armée
dominicaine, s’étaient de nouveau réunis, cette fois-ci avec le Comité
des Droits Humains de Belladère et de Elias Piña encadré par le GARR et
des représentants de l’association des commerçants, en vue de reprendre
les discussions. Le comité en a profité pour attirer l’attention des
autorités présentes sur les conditions inhumaines et dégradantes dans
lesquelles se poursuivent les rapatriements, ce qui indigne la
population et encourage chez elle un sentiment anti-dominicain. De leur
côté, les représentants des commerçants et commerçantes se sont
plaints contre les taxes abusives imposées par différentes autorités
dominicaines pour leur soutirer de l’argent. « Pour se rendre à Elias
Piña avec une marchandise, nous devons payer les militaires à la
barrière d’entrée, à la douane, à la caserne. Ensuite, nous devons
verser un montant qui varie d’un jour à l’autre pour pouvoir étaler nos
marchandises », s’est indigné une commerçante qui en a profité pour
demander aux autorités dominicaines de faire cesser ces abus.

Le Consul dominicain présent à la rencontre a pris note des
revendications exprimées et a promis de les transmettre au président de
la République, le Dr Léonel Fernandez, pour que suite en soit donnée.

A l’issue de la rencontre, un accord a été trouvé pour que les activités
puissent reprendre leur cours normal à la frontière, notamment le
fonctionnement du marché de Elias Piña fréquenté par de nombreux
haïtiens et dominicains tous les lundi et vendredi.

Les autorités dominicaines présentes à la rencontre ont annoncé
l’arrestation du dominicain impliqué dans le meurtre du commerçant
haïtien. Parallèlement, deux avocats, un haïtien et un dominicain vont
accompagner les parents de la victime dans leur quête de justice.

      Semaine de sensibilisation en RD sur le phénomène international de
      Migration

En raison des nombreux faits inquiétants survenus en République
Dominicaine, au cours des trois derniers mois, à l’encontre des
immigrants haïtiens qui vivent dans ce pays, la Table Nationale pour les
Migrations en République Dominicaine décide d’entreprendre une série
d’activités de sensibilisation pour faciliter une meilleure
compréhension du phénomène international de la Migration. Dans cet
objectif, ce réseau national d’organisations civiles annonce la tenue
d’une série d’activités entre le 4 et le 11 septembre.

Le GARR a traduit et publié in extenso le texte de prise de position
publié le 1er septembre par ce réseau.

La Table Nationale pour les Migrations en République Dominicaine, espace
des organisations civiles pour faciliter une meilleure compréhension du
phénomène international de la migration des personnes est :

     1. Préoccupée par les actes de xénophobie perpétrés dans le pays,
        suite aux événements de Hatillo Palma et de Monte Cristi, au cours
        desquels la commerçante dominicaine, Maritza Nuñez, avait été
        assassinée. Ce meurtre attribué à des haïtiens a été utilisé
        comme prétexte pour déclencher une vague d’expulsions brutales et
        abusives, jamais connue dans le pays depuis 1991, contre des
        citoyens haïtiens, des dominicains d’ascendance haïtienne ou de
        couleur noire. En une seule fin de semaine, plus de 2000
        personnes, la majorité des femmes et des enfants, ont été expulsées.

     2. Indignée par le fait, qu’une citoyenne dominicaine soit retrouvée
        morte à l’Aéroport International de las Americas, sans qu’on
        sache exactement les circonstances et les auteurs de ce meurtre..

     3. Surprise par les réactions de quelques leaders politiques et de
        certains communicateurs qui attisent les rancoeurs et incitent à
        la haine raciale, contrairement aux conventions internationales
        ratifiées par la République Dominicaine.

     4. Alarmée par l’extension des persécutions contre la population
        haïtienne dans toutes les provinces frontalières, et aussi dans
         d’autres régions, telles que Valverde et Sans Pedro de Macoris.

     5. Consternée par l’incident survenu à Santo Domingo le mois d’août
        2005 au cours duquel trois jeunes haïtiens furent amarrés et
        brûlés vifs par des inconnus.

Dans l’objectif de créer une plus grande conscience de la population
dominicaine sur la nécessité d’améliorer le traitement qu’il donne à la
population migrante, la Table Nationale pour les Migrations va
organiser, du 4 au 11 septembre 2005, une série d’activités à l’occasion
de la Journée des Droits des Migrants.

- 4 septembre : Célébration religieuse à Dajabón, San Pedro De
Macorís et République Dominicaine.

- 10 septembre : Concert multiculturel au Parc Colomb, dans la
zone coloniale de Santo Domingo, de 3h à 6h p.m.

- Récompense à la meilleure photo de la journée (30 septembre)

La Table Nationale pour les Migrations en République Dominicaine(MNM-RD)
est composée des organisations suivantes : APRODEMA, CCDH, FLACSO,
IEPC, INDESOC, SJRM, Réseau Jacques Viau, MOSTCHA, Réseau Binational
Jeannot Succès, Pastoral de la Mobilité Humaine, CODEDHA.

Santo Domingo, 1er septembre 2005.

-------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION AUTOMATICA NO
REVISADA)

Grupo de apoyo a los Repatriados y Refugiados GARR 1.o Rue Rivière,
n° 13 Port-au-Prince, Haití Teléfono Fax (509) 244-4977/260-5710
correo electrónico: garr-haiti@yahoo.com, lugar: www.gar-haiti.org

El GARR saluda la decisión de la Iglesia Católica Haitiana de
celebrar un día nacional de los Emigrantes

La Comisión Episcopal Nacional para la Pastoral de los Emigrantes y
Refugiados (CENPMR) a través de un cartel y un cuaderno, ha anunciado
la celebración, este domingo 4 de septiembre de 2005, del primer día
nacional de los Emigrantes bajo el tema "yo era un extranjero y lo
acogió".

El GARR saluda esta iniciativa que, tal como ocurre con otros países
de la región, permitirá a los cristianos católicos y a
organizaciones de promoción y defensa de los derechos de los
emigrantes, de reflexionar alrededor del temas de la migración, un
fenómeno internacional que adquiere cada vez más importancia en la
realidad del pueblo haitiano.

Antes país de recepción de inmigrantes, Haití se ha convertido en
hoy un país exportador de mano de obra con más de un cuarto de su
población en el extranjero. un 30,5% de los hogares del país tienen
al menos un padre emigrado pero este tipo difiere mucho por zona: un
44% de los hogares de la superficie metropolitana tienen un padre en
el extranjero contra solamente un 25,2% de los hogares rurales (fuente
IHSI). En un medio siglo, su principal fuente de divisas pasó de las
exportaciones de productos agrícolas, a la de las numerosas
transferencias efectuadas por los nacionales que vivían en el
extranjero. A más de cuatro padres emigrados sobre cinco efectúan
transferencias a su familia permanecida en Haití, siendo de 650
millones # $$US>en 2002, lo que equivale al 19% del PIB (Fuente:
Haití en marcha, 18-24 de febrero de 2004). En paralelo, la
migración interna, con el desplazamiento numerosas familias
campesinas hacia las ciudades en busca el mejor de estar, toma
proporciones inquietantes.

Este movimiento de personas facilita una mezcla de cultura y tiene
consecuencias positivas y negativas sobre el país. Si los recursos
financieros que genera permite a algunas familias mejorar sus
condiciones de vida y al país de sobrevivir, la migración contribuye
por el contrario a la desestabilización de algunas regiones, a la
fuga de cerebros, a un determinado empobrecimiento en favor de otro
tipo de enriquecimiento.

La migración es un fenómeno social que no data hoy y que, en un
contexto de globalización, va a dominar el debate internacional en
los próximos años. Es importante para Haïtiens-nes, medirnos la
amplitud del fenómeno, su impacto en nuestra realidad y adoptar las
medidas para controlarlo y administrarlo. Esta necesidad de gestión
del fenómeno migratorio se convierte en un imperativo hoy para el
país, dadas las dificultades a las cuales Haití se encuentra cada
vez más enfrentado con sus vecinos debido a la presencia de sus
nacionales en estos países.El GARR espera que la celebración cada año,
el primer domingo de
septiembre, del Día Nacional de los Emigrantes y Refugiados, será la
ocasión de dar la palabra a los emigrantes y migrantes, de dar a
conocer sus condiciones de vida, sus aspiraciones, sus realizaciones y
plantear el problema de desarrollo del país, en el origen de esta
propensión de la población a querer desplazarse. Queremos creer que
la elección del mismo mes que la Iglesia de Dominica para esta
celebración constituye también una prueba de voluntad acercar a las
dos comunidades y trabajar juntas a una cultura de paz y justicia, dos
valores básicamente cristianos.

Lisane André Section Communication y Argumento

      Acuerdo para la reanudación de las actividades en la frontera de
Belladère/Elias Piña

Las autoridades haitianas y de Dominica de la frontera de
Belladère/Elias Piña parecen haber encontrado un acuerdo para calmar
la tensión que se subía de una muesca, a raíz del asesinato por
bolas, el viernes 26 de agosto de 2005, un comerciante haitiano,
Bellony Fleury por un de Dominica. Lunes 29 de agosto, las actividades
en este punto de la frontera, especialmente el funcionamiento del
mercado, fueron bloqueadas por manifestantes en cólera que querían
protestar contra este crimen odioso y los numerosos otros abusos
regularmente cometidos contra los nacionales haitianos en este punto
fronterizo. Una primera negociación realizada en la tarde, se había
equilibrado por un fracaso.

Martes 30 de agosto, varias autoridades haitianas y de Dominica, en
particular, el alcalde de Belladère, el Comisario de policía
departamental del centro, un representante del Minustah (CIVPOL), el
cónsul de Dominica basado a Belladère, el responsable de la
Migración y un general del ejército de Dominica, de nuevo se habían
reunido, esta vez-ci con el Comité de los Derechos Humano de
Belladère y Elias Piña encuadrado por el GARR y de los
representantes de la asociación de los comerciantes, con el fin de
reanudar los debates. El Comité aprovechó para llamar la atención
de las autoridades presentes sobre las condiciones inhumanas y que
deterioraba en las cuales se continúan las repatriaciones, lo que
indigna a la población y fomenta en ella un sentimiento antide
Dominica. Por su parte, los representantes de los comerciantes y
comerciantes se compadecieron contra los impuestos abusivos impuestos
por distintas autoridades de Dominica para golpearles ligeramente
dinero. "Para volverse a Elias Piña con una mercancía, debemos pagar
a los militares a la barrera de entrada, a la aduana, al cuartel." A
continuación, debemos pagar un importe que varía de un día al otro
para poder extender nuestras mercancías ", nos indignamos un
comerciante que aprovechó para pedir a las autoridades de Dominica
hacer cesar estos abusos."

El Cónsul de Dominica presente al encuentro tomó nota de las
pretensiones expresadas y prometió transmitirlos al Presidente dela
República, el Dr. Léonel Fernández, para que consecuencia en se
dé.

Después del encuentro, se encontró un acuerdo para que las
actividades pudieran reanudar su curso normal en la frontera, en
particular, el funcionamiento del mercado de Elias Piña frecuentado
por numerosos haitianos y de Dominica todo el lunes y viernes.

Las autoridades de Dominica presentes al encuentro anunciaron la
detención del de Dominica implicado en el asesinato del comerciante
haitiano. En paralelo, dos abogados, un haitiano y un de Dominica van
a acompañar a los padres de la víctima en su búsqueda de justicia.

      Semana de sensibilización en RD sobre el fenómeno internacional de
Migración

Debido a los numerosos hechos inquietantes ocurridos en la República
Dominicana, durante los tres últimos meses, contra los inmigrantes
haitianos que viven en este país, la Tabla Nacional para las
Migraciones en la República Dominicana decide emprender una serie de
actividades de sensibilización para facilitar una mejor comprensión
del fenómeno internacional de la Migración. En este objetivo, esta
red nacional de organizaciones civiles anuncia el comportamiento de
una serie de actividades entre el 4 y el 11 de septiembre.

El GARR tradujo y publicó in extenso el texto de posición adoptada
publicado el 1 de septiembre por esta red.

La Tabla Nacional para las Migraciones en la República Dominicana,
espacio de las organizaciones civiles para facilitar una mejor
comprensión del fenómeno internacional de la migración de las
personas es:

     1. Preocupada por los actos de xenofobia perpetrados en el país, a
raíz de los acontecimientos de Hatillo Palma y de Monta Cristi, a los
cuales se había asesinado la comerciante de Dominica, Maritza Nuñez.
Este asesinato asignado a haitianos se utilizó como pretexto para
desencadenar una ola de expulsiones brutales y abusivas, nunca
conocida en el país desde 1991, contra ciudadanos haitianos, del de
Dominica de ascendencia haitiana o color negro. En un único fin de
semana, más de 2000 personas, se expulsó la mayoría de las mujeres
y niños.

     2. Indignada por el hecho, que una ciudadana de Dominica esté
encontrada muerta al Aeropuerto Internacional de cansancio Americas,
sin que se sepan exactamente las circunstancias y a los autores de
este asesinato..

     3. Sorpresa por las reacciones de algunos líderes políticos y de
algún comunicadores que atizan los rencores e incitan al odio racial,
contrariamente a los convenios internacionales ratificados por la
República Dominicana.

     4. Alarmada por la extensión de las persecuciones contra la
población haitiana en todas las provincias fronterizas, y también en
otras regiones, como Valverde y sin Pedro de Macoris.

     5. Consternada por el incidente ocurrido a Santo Domingo el mes de
agosto2005 al cual tres jóvenes haitianos fueron amarrados y quemados vivos
por desconocidos.

En el objetivo de crear una mayor conciencia de la población de
Dominica sobre la necesidad de mejorar el tratamiento que da a la
población migrante, la Tabla Nacional para las Migraciones va a
organizar, de 4 al 11 de septiembre de 2005, una serie de actividades
con motivo del Día de los Derechos de los Emigrantes.

- 4 de septiembre: Celebración religiosa a Dajabón, San Pedro de
Macorís y la República Dominicana.

- 10 de septiembre: Concierto multicultural al Parque Colomb, en la
zona colonial de Santo Domingo, de 3h a 6h PM

- Recompensa a la mejor fotografía del día (30 de septiembre)

La Tabla Nacional para las Migraciones en la República Dominicana
(MNM-RD) está formada por las siguientes organizaciones: APRODEMA,
CCDH, FLACSO, IEPC, INDESOC, SJRM, Red Jacques Viau, MOSTCHA, Red
Binational Jeannot Éxito, Pastoral de la Movilidad Humana, CODEDHA.

San Domingo, 1 de septiembre de 2005.

-------> FRANCAIS (ATTENTION: CECI EST UNE TRADUCTION AUTOMATIQUE NON
REVISEE

Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés
                                                       GARR
1ère Rue Rivière, n° 13
Port-au-Prince, Haïti
Téléphone Fax (509) 244-4977/260-5710
e-mail: garr-haiti@yahoo.com <mailto:garr-haiti@yahoo.com> , site:
www.gar-haiti.org

Le GARR salue la décision de l’Eglise Catholique Haïtienne
de célébrer une journée nationale des Migrants

La Commission Episcopale Nationale pour la Pastorale des Migrants et
Réfugiés (CENPMR) à travers une affiche et un livret, a annoncé la
célébration, ce dimanche 4 septembre 2005, de la première journée
nationale des Migrants sous le thème « J’étais un étranger et tu m’as
accueilli ».

Le GARR salue cette initiative qui, à l’instar d’autres pays de la
région, permettra aux chrétiens catholiques et à des organisations de
promotion et de défense des droits des migrants, de réfléchir autour de
la thématique de la migration, un phénomène international qui prend de
plus en plus d’importance dans la réalité du peuple haïtien.

Autrefois pays d’accueil d’immigrants, Haïti est devenu aujourd’hui un
pays exportateur de main d’œuvre avec plus d’un quart de sa population à
l’étranger. 30,5% des ménages du pays ont au moins un parent émigré
mais ce taux diffère fortement par zone : 44% des ménages de l’aire
métropolitaine ont un parent à l’étranger contre seulement 25,2% des
ménages ruraux ( source IHSI). En un demi-siècle, sa principale source
de devises est passée des exportations de denrées agricoles, à celle des
nombreux transferts effectués par les ressortissants vivant à
l’étranger. Plus de quatre parents émigrés sur cinq effectuent des
transferts à leur famille restée en Haïti, atteignant 650 millions $US
en 2002, ce qui équivaut à 19% du PIB (Source : Haïti en Marche, 18-24
février 2004). Parallèlement, la migration interne, avec le déplacement
de nombreuses familles paysannes vers les villes à la recherche d’un
mieux être, prend des proportions inquiétantes.

Ce mouvement de population facilite un brassage de culture et a des
conséquences positives et négatives sur le pays. Si les ressources
financières qu’il génère permet à certaines familles d’améliorer leurs
conditions de vie et au pays de survivre, la migration contribue par
contre à la déstabilisation de certaines régions, à la fuite de
cerveaux, à un certain appauvrissement au profit d’un autre type
d’enrichissement.

La migration est un phénomène social qui ne date pas d’aujourd’hui et
qui, dans un contexte de globalisation, va dominer le débat
international dans les prochaines années. Il importe pour nous
Haïtiens-nes, de mesurer l’ampleur du phénomène, son impact sur notre
réalité et prendre les mesures pour le contrôler et le gérer. Ce besoin
de gestion du phénomène migratoire devient aujourd’hui un impératif pour
le pays, étant donné les difficultés auxquelles Haïti se trouve de plus
en plus confrontée avec ses voisins à cause de la présence de ses
ressortissants dans ces pays.

Le GARR espère que la célébration chaque année, le premier dimanche de
septembre, de la Journée Nationale des Migrants et Réfugiés, sera
l’occasion de donner la parole aux migrants et migrantes, de faire
connaître leurs conditions de vie, leurs aspirations, leurs réalisations
et de poser le problème de développement du pays, à l’origine de cette
propension de la population à vouloir se déplacer. Nous voulons croire
que le choix du même mois que l’Eglise dominicaine pour cette
célébration constitue également une preuve de volonté de rapprocher les
deux communautés et d’œuvrer ensemble à une culture de paix et de
justice, deux valeurs fondamentalement chrétiennes.

Lisane André
Section Communication et Plaidoyer

      Entente pour la reprise des activités à la frontière de
      Belladère/Elias Piña

Les autorités haïtiennes et dominicaines de la frontière de
Belladère/Elias Piña semblent avoir trouvé une entente pour calmer la
tension qui était montée d’un cran, suite à l’assassinat par balles, le
vendredi 26 août 2005, d’un commerçant haïtien, Bellony Fleury par un
dominicain. Lundi 29 août, les activités en ce point de la frontière,
particulièrement le fonctionnement du marché, avaient été bloquées par
des manifestants en colère qui voulaient protester contre ce crime
odieux et les nombreux autres abus régulièrement commis à l’encontre des
ressortissants haïtiens à ce point frontalier. Une première négociation
menée dans l’après-midi, s’était soldée par un échec.

Mardi 30 août, plusieurs autorités haïtiennes et dominicaines notamment,
le maire de Belladère, le commissaire de police départemental du centre,
un représentant de la Minustah (CIVPOL), le consul dominicain basé à
Belladère, la responsable de la Migration et un général de l’armée
dominicaine, s’étaient de nouveau réunis, cette fois-ci avec le Comité
des Droits Humains de Belladère et de Elias Piña encadré par le GARR et
des représentants de l’association des commerçants, en vue de reprendre
les discussions. Le comité en a profité pour attirer l’attention des
autorités présentes sur les conditions inhumaines et dégradantes dans
lesquelles se poursuivent les rapatriements, ce qui indigne la
population et encourage chez elle un sentiment anti-dominicain. De leur
côté, les représentants des commerçants et commerçantes se sont
plaints contre les taxes abusives imposées par différentes autorités
dominicaines pour leur soutirer de l’argent. « Pour se rendre à Elias
Piña avec une marchandise, nous devons payer les militaires à la
barrière d’entrée, à la douane, à la caserne. Ensuite, nous devons
verser un montant qui varie d’un jour à l’autre pour pouvoir étaler nos
marchandises », s’est indigné une commerçante qui en a profité pour
demander aux autorités dominicaines de faire cesser ces abus.

Le Consul dominicain présent à la rencontre a pris note des
revendications exprimées et a promis de les transmettre au président de
la République, le Dr Léonel Fernandez, pour que suite en soit donnée.

A l’issue de la rencontre, un accord a été trouvé pour que les activités
puissent reprendre leur cours normal à la frontière, notamment le
fonctionnement du marché de Elias Piña fréquenté par de nombreux
haïtiens et dominicains tous les lundi et vendredi.

Les autorités dominicaines présentes à la rencontre ont annoncé
l’arrestation du dominicain impliqué dans le meurtre du commerçant
haïtien. Parallèlement, deux avocats, un haïtien et un dominicain vont
accompagner les parents de la victime dans leur quête de justice.

      Semaine de sensibilisation en RD sur le phénomène international de
      Migration

En raison des nombreux faits inquiétants survenus en République
Dominicaine, au cours des trois derniers mois, à l’encontre des
immigrants haïtiens qui vivent dans ce pays, la Table Nationale pour les
Migrations en République Dominicaine décide d’entreprendre une série
d’activités de sensibilisation pour faciliter une meilleure
compréhension du phénomène international de la Migration. Dans cet
objectif, ce réseau national d’organisations civiles annonce la tenue
d’une série d’activités entre le 4 et le 11 septembre.

Le GARR a traduit et publié in extenso le texte de prise de position
publié le 1er septembre par ce réseau.

La Table Nationale pour les Migrations en République Dominicaine, espace
des organisations civiles pour faciliter une meilleure compréhension du
phénomène international de la migration des personnes est :

     1. Préoccupée par les actes de xénophobie perpétrés dans le pays,
        suite aux événements de Hatillo Palma et de Monte Cristi, au cours
        desquels la commerçante dominicaine, Maritza Nuñez, avait été
        assassinée. Ce meurtre attribué à des haïtiens a été utilisé
        comme prétexte pour déclencher une vague d’expulsions brutales et
        abusives, jamais connue dans le pays depuis 1991, contre des
        citoyens haïtiens, des dominicains d’ascendance haïtienne ou de
        couleur noire. En une seule fin de semaine, plus de 2000
        personnes, la majorité des femmes et des enfants, ont été expulsées.

     2. Indignée par le fait, qu’une citoyenne dominicaine soit retrouvée
        morte à l’Aéroport International de las Americas, sans qu’on
        sache exactement les circonstances et les auteurs de ce meurtre..

     3. Surprise par les réactions de quelques leaders politiques et de
        certains communicateurs qui attisent les rancoeurs et incitent à
        la haine raciale, contrairement aux conventions internationales
        ratifiées par la République Dominicaine.

     4. Alarmée par l’extension des persécutions contre la population
        haïtienne dans toutes les provinces frontalières, et aussi dans
         d’autres régions, telles que Valverde et Sans Pedro de Macoris.

     5. Consternée par l’incident survenu à Santo Domingo le mois d’août
        2005 au cours duquel trois jeunes haïtiens furent amarrés et
        brûlés vifs par des inconnus.

Dans l’objectif de créer une plus grande conscience de la population
dominicaine sur la nécessité d’améliorer le traitement qu’il donne à la
population migrante, la Table Nationale pour les Migrations va
organiser, du 4 au 11 septembre 2005, une série d’activités à l’occasion
de la Journée des Droits des Migrants.

- 4 septembre : Célébration religieuse à Dajabón, San Pedro De
Macorís et République Dominicaine.

- 10 septembre : Concert multiculturel au Parc Colomb, dans la
zone coloniale de Santo Domingo, de 3h à 6h p.m.

- Récompense à la meilleure photo de la journée (30 septembre)

La Table Nationale pour les Migrations en République Dominicaine(MNM-RD)
est composée des organisations suivantes : APRODEMA, CCDH, FLACSO,
IEPC, INDESOC, SJRM, Réseau Jacques Viau, MOSTCHA, Réseau Binational
Jeannot Succès, Pastoral de la Mobilité Humaine, CODEDHA.

Saint Domingo, 1er septembre 2005.

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<FRA> BOHIO Espace virtuel de rapprochement, collaboration et action communautaire entre organisations de la société civile et acteurs du développement de la République Dominicaine et Haïti. Voir les archives, liste des participant(e)s, base de données, revue de presse: sur www.bohio.org

<ESP> BOHIO: Espacio virtual de acercamiento, colaboración y acción comunitaria entre organizaciones de la sociedad civil y actores del desarrollo de la República Dominicana y la República de Haití. Archivos, lista de participantes, base de datos, revista de prensa: en www.bohio.org
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