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BOHIO: Rapport de Solidarite Fwontalye sur les deportations

BOHIO: Rapport de Solidarite Fwontalye sur les deportations

Write haof XML files: Bienvenido Scharboy <bienvenido.scharboy_at_sjrdom.org>
Fecha: Mon, 24 Oct 2005 11:16:37 -0400
Message-Id: <200510242135.j9OLZM1w004803@samana.funredes.org>

-------> FRANCAIS / MESSAGE ORIGINAL

  Rapport de Solidarite Fwontalye/Service Jésuite des Réfugiés et Migrants
(SJRM)

Sur l’évolution de la situation des droits humains
à la frontière Nord haïtiano-dominicaine (Ouanaminthe-Dajabón)
au cours du mois de septembre et de la première quinzaine d’octobre
Ouanaminthe, Haïti, le 18 octobre 2005

La situation des droits humains à la frontière Nord haïtiano-dominicaine
(Ouanaminthe -Dajabón) pendant le mois dernier (septembre) et les deux
premières semaines du mois d’octobre demeure encore préoccupante, en ce
qui a trait aux conditions et mécanismes dans lesquels l’État dominicain
opère les déportations d’Haïtiens-nes et de leurs descendants.

Quoique le nombre de personnes déportées à la frontière Nord ait diminué
considérablement (1,238 au cours du mois d’août contre 301 pour le mois
de septembre), les déportations continuent toujours à être caractérisées
par des violations systématiques et flagrantes des droits humains des
migrants-es haïtiens-nes. Durant le mois de septembre, nous avions
observé 301 personnes (102 femmes, 97 hommes et 102 enfants) déportées à
Ouanaminthe dont nous avions reçu un total de 100. Tandis que pour la
première quinzaine du mois d’octobre, la quantité de personnes qui sont
déportées à Ouanaminthe s’élève à 52, dont 17 furent accueillies par
Solidarite Fwontalye/SJRM.

Au cours des déportations, des migrants-tes haïtiens-nes continuent à
être victimes de violences verbales et physiques de la part des
militaires et agents migratoires dominicains, et leurs biens sont perdus
et/ou volés par ces mêmes autorités et par des civils qui pillent leurs
maisons et leurs propriétés. En outre, plusieurs de ces personnes
déportées n’ont pas pu recevoir leur salaire, après de longues et
pénibles journées de travail ; ceux et celles qui ont pu le toucher ou
qui ont eu la chance de récupérer un peu d’argent ou des choses de valeur
chez eux (comme bijoux et téléphones portables) se sont trouvés dans
l’obligation de les donner à ces fonctionnaires de l’État dominicain en
échange de leur libération. Les autres migrants-tes qui n’ont pas pu «
payer leur élargissement » sont soumis-ses à des conditions de voyage et
parfois de détention vraiment inhumaines et n’ont pas la moindre
possibilité de prouver leur statut migratoire et/ou de se défendre ; au
contraire, les documents légaux (passeports et visas) en vigueur
présentés par ceux et celles qui sont en règle avec la migration
dominicaine sont déchirés par ces fonctionnaires dominicains.

Photo du passeport d’un migrant haïtien (A. S-V. A.) -que nous
avions assisté légalement au début du mois de septembre- dont la feuille
qui contenait un visa dominicain valable pour un an (21 février 2005- 21
février 2006) fut déchirée par des militaires dominicains le 28 août à El
Caná, à Santo Domingo.

Par Solidarite Fwontalye/SJRM

Et en arrivant en Haïti, c’est une autre péripétie qui commence pour les
personnes déportées: il n’y a aucune structure gouvernementale et
étatique mise en place pour les recevoir et leur permettre de se
réinsérer socialement dans leur pays. Ils/elles sont livrés-es à la bonne
foi de quelques citoyens-nes et organisations (communautaires,
non-gouvernementales, etc.) de la frontière qui les accueillent et les
aident, avec leurs ressources matérielles et humaines limitées, à se
rendre à leurs communautés d’origine.

Donc, les deux gouvernements haïtien et dominicain continuent à ne pas
respecter le Protocole d’entente sur les mécanismes de rapatriement signé
par eux le 2 décembre 1999 qui demande :

a) au gouvernement dominicain de bien vérifier le statut migratoire
des migrants, de permettre aux migrants irréguliers en processus de
rapatriement de récupérer leurs biens et leurs documents et d’aviser les
autorités diplomatiques haïtiennes accréditées en République Dominicaine
en leur envoyant la liste des personnes sur le point d’être rapatriées et
en donnant à chaque migrant rapatrié une copie du formulaire contenant
l’ordre de rapatriement.

b) Au gouvernement haïtien de construire des centres d’accueil dans
les 4 postes frontières officiels (Ouanaminthe-Dajabón, Belladères-Elías
Piña, Anse-à-Pitre – Pedernales, et Malpasse-Jimaní) pour recevoir ses
ressortissants déportés de la République Dominicaine.

Dans ce contexte, nous invitons l’opinion publique à se poser ces deux
questions:

1) Quand les deux États et gouvernements des deux Républiques voisines, à
peu près six ans après la signature du Protocole d’Entente sur les
mécanismes de rapatriement (décembre 1999-octobre 2005), s’entendront et
coopéreront pour l’appliquer effectivement?

2) Quand la société civile des deux pays s’organisera pour obliger leurs
dirigeants respectifs à honorer les engagements qu’ils avaient pris dans
le Protocole, dont l’application pourra favoriser le respect du processus
de rapatriement en bonne et due forme ainsi que la protection des droits
humains fondamentaux des migrants-es haïtiens-nes « irréguliers-ères» sur
le territoire dominicain et faire projeter du même coup une meilleure
image de la République Dominicaine dans la communauté internationale?

Nous critiquons l’attitude du gouvernement dominicain qui réduit toute la
problématique de la migration haïtienne, des relations bilatérales
(haïtiano-dominicaines) et des tensions dans la coexistence des
ressortissants haïtiens (et de leurs descendants) et dominicains dans
quelques communautés dominicaines à la question de la déportation, comme
si celle-ci était une panacée à tous les problèmes (de la migration
irrégulière, de la criminalité, de l’implémentation de la justice) et à
l’ensemble des crises (au niveau économique, politique, sociale,
juridique) auxquelles la société dominicaine est confrontée.

D’autre part, même si la République d’Haïti se trouve dans une impasse
difficile, sombre et incertaine où elle cherche à sortir d’une crise
généralisée avec l’aide de la communauté internationale, le gouvernement
intérimaire haïtien actuel aurait pu faire de son mieux au niveau
diplomatique pour ne pas laisser les relations bilatérales se dégénérer à
un tel point. Nous condamnons tout aussi bien le manque de représentation
et d’ encadrement des migrants-es haïtiens-nes en République Dominicaine
par leur propre État et, surtout, l’absence de volonté du gouvernement
haïtien pour tisser des relations de coopération avec l’Etat et le
gouvernement dominicains en vue non seulement d’exiger le respect des
droits et la dignité de ses citoyens-nes, mais aussi de se montrer
réellement intéressé à leur situation dans le pays voisin (surtout dans
quelques communautés, provinces et bateys où la vie des haïtiens-nes a
été sérieusement en péril) et à la recherche de solution concertée aux
problématiques bilatérales, comme la question migratoire, frontalière,
commerciale, pour ne citer que ces trois.

La balle continue à être définitivement du côté des citoyens-nes des deux
pays. Donc, il faut des alliances, des coalitions, des concertations et
des réseaux entre les citoyens-nes et les organisations des deux pays
pour montrer (non seulement par des discours) par des actions communes
que l’ harmonisation entre les deux peuples de l’Île et une coopération
entre les deux États sont possibles. L’effort des Dominicains-nes et des
Haïtiens-nes solidaires en faveur de « la cause haïtiano-dominicaine »
doit nous intéresser plus que les discours et les actions des
ultranationalistes (tant haïtiens que dominicains) fermés au dialogue
sincère, au débat de haut niveau et à la réflexion critique et créative
autour du rapport entre les deux Républiques.

En outre, la coopération entre les deux pays aidera à résoudre les
problèmes binationaux ou insulaires (d’Haïti et de la République
Dominicaine) et les problèmes de chaque pays. Comment Haïti va résoudre
la crise généralisée à laquelle elle est confrontée sans l’appui de la
République Dominicaine ? Comment l’économie dominicaine survivra sans
l’apport des travailleurs migrants haïtiens et sans les consommateurs
haïtiens?

Aujourd’hui, Solidarite Fwontalye/SJRM tient à féliciter, remercier et
encourager tous ceux et celles (de beaucoup de nationalités) qui ont
apporté concrètement leur grain de sable pour accueillir et accompagner
les personnes déportées et pour obliger les autorités des deux pays à
s’entendre pour ne pas continuer de violer avec impunité les droits
humains et de laisser que l’illégalité, la corruption et l’indifférence
règnent en maîtres absolus au sein des institutions étatiques et
gouvernementales qu’elles dirigent.

Lissaint ANTOINE S.J., Directeur
Wooldy Edson LOUIDOR, Responsable de Communication et Plaidoyer

Solidarite Fwontalye/Service Jésuite des Réfugiés et Migrants (SJRM)
Rue Liberté, # 26, Gaillard, Ouanaminthe, Haïti
Téléphone: 1 (809) 7605256, E-mail: solidaritefwontalye@jesuits.net

-------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION AUTOMATICA NO
REVISADA)

Mensaje Adjunto

  Informe de Solidarite Fwontalye/Servicio Jesuita de los Refugiados y
Emigrantes (SJRM)

Sobre la evolución de la situación de los derechos humanos

en la frontera Septentrional de Dominica haïtiano
(Ouanaminthe-Dajabón)

durante el mes de septiembre y de la primera quincena de octubre

Ouanaminthe, Haïti, octobre 2005 del le 18

La situación de los derechos humanos a la frontera Septentrional de
Dominica haïtiano (Ouanaminthe - Dajabón) durante el mes pasado
(septiembre) y las dos primeras semanas del mes de octubre siguen
siendo preocupantes, en lo que trató a las condiciones y mecanismos
en los cuales el Estado de Dominica opera las deportaciones de
Haïtiens-nes y sus descendientes.

Aunque el número de personas desplazadas en la frontera Septentrional
haya disminuido considerablemente (1,238 durante el mes de agosto
contra 301 para el mes de septiembre), las deportaciones siguen siendo
sido caracterizadas por violaciones sistemáticas y obvias de los
derechos humanos de los emigrantes-ser haïtiens-nes. Durante el mes
de septiembre, habíamos observado a 301 personas (102 mujeres, 97
hombres y 102 niños) desplazadas a Ouanaminthe que habíamos recibido
un total de 100. mientras que para la primera quincena del mes de
octubre, la cantidad de personas que se desplaza a Ouanaminthe
ascienden a 52, cuyos 17 se acogieron por Solidarite Fwontalye/SJRM.

Durante las deportaciones, de los emigrantes-te' haïtiens-nes siguen
siendo víctimas de violencias verbales y físicas por parte de los
militares y agentes migratorios de Dominica, y sus bienes son perdidos
y/o robados por estas mismas autoridades y por civiles que pillan sus
casas y sus propiedades. Además varios de estos personas desplazadas
no pudieron recibir su salario, después de largos y dolorosos días
de trabajo; los y aquéllas que pudieron afectarlo o que tuvieron la
oportunidad de recuperar un poco de dinero o cosas de valor en ellos
(como joyas y teléfonos portables) se encontraron en la obligación
de darlos a estos funcionarios del Estado de Dominica a cambio de su
liberación. Los otros emigrantes-te' que no pudieron "pagar su
ampliación" son sometieran en condiciones de viaje y a veces de
detención realmente inhumanas y no tienen la menor posibilidad de
probar su estatuto migratorio y/o de defenderse; al contrario, los
documentos legales (pasaportes y visados) en vigor presentados por los
y aquéllas que están en norma con la migración de Dominica son
rasgadas por estos funcionarios de Dominica.

Fotografía del pasaporte de un emigrante haitiano (A. SV. A.) - que
habíamos asistido legalmente a principios del mes de septiembre -
cuya hoja que contenía un visado de Dominica válido para un año (21
de febrero de 2005- 21 de febrero de 2006) se rasgó por militares de
Dominica el 28 de agosto a EL Caná, a Santo Domingo.

Paire Solidarite Fwontalye/SJRM

Y al llegar a Haití, es otra aventura que comienza para las personas
desplazadas: no hay ninguna estructura gubernamental y oficial
establecida para recibirlos y permitirles reintegrarse socialmente en
su país. Ellos/se suministran -ser a la buena fe de algunos
ciudadanos-nes y organizaciones (comunitarios, no gubernamentales,
etc.) de la frontera que los acogen y les ayudan, con sus recursos
materiales y humanos limitados, a viajar a sus comunidades de origen.

Pues, los dos Gobiernos haitianos y de Dominica siguen no respetar el
Protocolo de acuerdo sobre los mecanismos de repatriación firmada por
ellos el 2 de diciembre de 1999 que pide:

a) al Gobierno de Dominica de comprobar bien el estatuto migratorio de
los emigrantes, de permitir a los emigrantes irregulares en proceso de
repatriación recuperar sus bienes y sus documentos y advertir las
autoridades diplomáticas haitianas acreditadas en la República
Dominicana enviándoles la lista de las personas a punto de
repatriarse y dando a cada emigrante repatriado una copia del
formulario que contiene el orden de repatriación.

b) Al Gobierno haitiano de construir centros de recepción en los 4
puestos fronterizos oficiales (Ouanaminthe-Dajabón,
Belladères-Elías Piña, Anse-à-payaso - Pedernales, et
Malpasse-Jimaní) para recibir a sus nacionales desplazados de la
República Dominicana.

En este contexto, invitamos la opinión pública a plantearse estas
dos cuestiones:

¿1) Cuándo los dos Estados y Gobiernos de las dos Repúblicas
vecinas, alrededor de seis años después de la firma del Protocolo de
Acuerdo sobre los mecanismos de repatriación (diciembre 1999-oct
2005), se entenderán y cooperarán para aplicarlo efectivamente?

¿2) Cuándo la sociedad civil de los dos países se organizará para
obligar a sus dirigentes respectivos a honrar los compromisos que
habían asumido en el Protocolo, cuya aplicación podrá favorecer el
respeto del proceso de repatriación en buena y debida forma así como
la protección de los derechos humanos fundamentales de los
emigrantes-ser haïtiens-nes "irregulares-era" en el territorio de
Dominica y hacer proyectar al mismo tiempo una mejor imagen de
República Dominicana en la comunidad internacional?

Criticamos la actitud del Gobierno de Dominica que reduce toda la
problemática de la migración haitiana, relaciones bilaterales (de
Dominica haïtiano) y tensiones en la coexistencia de los nacionales
haitianos (y de sus descendientes) y de Dominica en algunas
comunidades de Dominica a la cuestión de la deportación, como si
ésta era una panacea a todos los problemas (de la migración
irregular, la criminalidad, la puesta en práctica de la justicia) y
al conjunto de las crisis (a nivel económico, político, social,
jurídico) a las cuales se enfrenta a la sociedad de Dominica.

Por otra parte, aunque la República de Haití se encuentra en un
callejón sin salidadifícil, oscuro y dudoso donde pretende salir de una
crisis
generalizada con la ayuda de la comunidad internacional, el Gobierno
provisional haitiano actual habría podido hacer su de mejor a nivel
diplomático para no dejar las relaciones bilaterales degenerarse en
tal punto. Condenamos tan la falta de representación y de marco de
los emigrantes-ser haïtiens-nes en República Dominicana por su
propio Estado y, sobre todo, la ausencia de voluntad del Gobierno
haitiano para tejer relaciones de cooperación con el Estado y el
Gobierno de Dominica en vista no sólo de exigir el respeto de los
derechos y la dignidad de sus ciudadanos-nes, sino también realmente
interesados por su situación en el país vecino (sobre todo en
algunas comunidades, provincias y bateys dónde la vida de los
haïtiens-nes ha estado seriamente en peligro) y en busca de solución
concertada a la problemática bilateral, como la cuestión migratoria,
fronteriza, comercial, no citar que

La bola sigue siendo definitivamente del lado de los citoyens-nes de
los dos países. Pues, es necesario alianzas, coaliciones,
concertaciones y redes entre los ciudadanos-nes y las organizaciones
de los dos países para poner de manifiesto (no solamente por
discursos) por acciones comunes que la armonización entre los dos
pueblos de la Isla y una cooperación entre los dos Estados son
posible. El esfuerzo del Dominicains-nes y el Haïtiens-nes solidarios
en favor "de la causa de Dominica haïtiano" debe interesarnos más
que los discursos y las acciones de los ultranationalistas (tanto haitianos
como de Dominica) cerrados al diálogo sincero, al debate de alto
nivel y a la reflexión crítica y creativa alrededor de la relación
entre las dos Repúblicas.

Además la cooperación entre los dos países ayudará a solucionar
los problemas binationaux o insulares (de Haití y la República
Dominicana) y los problemas de cada país. ¿Cómo Haití va a
solucionar la crisis generalizada a la cual se enfrenta sin el apoyo
de la República Dominicana?
¿Cómo la economía de Dominica sobrevivirá sin la contribución de
los trabajadores migrantes haitianos y sin los consumidores haitianos?

En la actualidad, Solidarite Fwontalye/SJRM tiene a felicitar,
agradecer y a fomentar todos los el y el (de muchas nacionalidades)
que aportó concretamente su grano de arena para acoger y acompañar a
las personas desplazadas y para obligar las autoridades de los dos
países a entenderse para no seguir violando con impunidad los
derechos humanos y dejando que la ilegalidad, la corrupción y la
indiferencia reinan en amos absolutos en las instituciones oficiales y
gubernamentales que dirigen.

Lissaint ANTOINE S.J., Director

Wooldy Edson LOUIDOR, Responsable de Comunicación y Argumento

Solidarite Fwontalye/Servicio Jesuita de los Refugiados y Emigrantes
(SJRM)

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