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BOHIO: Reflexion autour du dialogue

BOHIO: Reflexion autour du dialogue

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Fecha: Thu, 14 Sep 2006 15:19:15 -0400
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-------> MESSAGE ORIGINAL

Média : AlterPresse
Date de publication:mercredi 13 septembre 2006
Source:http://www.alterpresse.org/spip.php?article5150
Auteur:Wooldy Edson Louidor

Souveraineté nationale et Coopération internationale :
Réflexion autour du dialogue haïtiano-dominicain à
Oslo

Séminaire tenu à la capitale norvégienne, du 29 août
au 4 septembre 2006

mercredi 13 septembre 2006

Par Wooldy Edson Louidor

Soumis à AlterPresse le 12 septembre 2006

La problématique de la migration haïtienne vers le
territoire dominicain, de la frontière et des rapports
entre Haïti et la République Dominicaine n’est pas
l’apanage des États et gouvernements des deux pays qui
partagent l’Île. En Haïti, les citoyens et citoyennes,
regroupés dans des Organisations Non Gouvernementales
(ONG) et dans d’autres structures de la société
civile, les moyens de communication, les
intellectuels, les jeunes…, ont senti dès le début des
années 1990 la nécessité de prendre à cœur le dossier
« haïtiano-dominicain » et d’intervenir pour apporter
leur quote-part.

Entre le 29 août 2006 et le 4 septembre 2006, ce fut
le tour de l’Église norvégienne, en collaboration avec
le gouvernement norvégien, d’appuyer une initiative de
dialogue entre les secteurs étatiques et non étatiques
des deux pays qui eut lieu à Oslo, la capitale
norvégienne.

Cette initiative visait à articuler un dialogue de
haut niveau entre les acteurs des deux pays avec le
concours des spécialistes norvégiens versés dans la
question haïtiano-dominicaine. Selon les participants
à cette rencontre, répondaient à l’appel ces
personnalités : « la vice-présidente du sénat haïtien,
Edmonde Suplice Beauzile, la colonelle Rosanna Pons,
directrice de l’Institut cartographique dominicain et
membre de la sécurité du président Leonel Fernández,
l’ambassadeur brésilien en Haïti, Paolo Pinto, des
cadres et dirigeants d’ONGs, des responsables
religieux, des journalistes haïtiens et dominicains… »
(AlterPresse, 31 août 2006)

L’hypersensibilité des autorités étatiques et
gouvernementales de la République Dominicaine face à
la gestion de la problématique haïtiano-dominicaine
(Migration, Frontière, Rapports…) ne tardait pas à se
révéler : le chancelier dominicain, Carlos Troncoso
Morales, fit le 30 août –un jour après le déroulement
de la rencontre- une mise en garde où il rejeta
catégoriquement « la médiation de la Norvège dans les
pourparlers entre les deux États haïtien et dominicain
». Face à l’insistance de l’État norvégien qui, par
l’entremise de son vice-ministre des Affaires
Étrangères, affirma « ne vouloir imposer quoi que ce
soit », les autorités dominicaines durent « rectifier
leur position » en appuyant ouvertement « les efforts
des autorités norvégiennes ».

L’État dominicain se maintiendra toujours sur le
qui-vive au sujet de la thématique
haïtiano-dominicaine parce qu’il est très attaché à sa
« souveraineté » et, en outre, le lieu où il manifeste
le plus sa souveraineté c’est par rapport à Haïti dont
il conquit son indépendance en 1844 après plus de 22
ans d’occupation. La question des migrants haïtiens en
République Dominicaine est de plus en plus vue par une
grande fraction de la population et des autorités
dominicaines comme une deuxième « invasion » ou «
occupation ». Cette conception qui prévaut dans la
société dominicaine est le fruit d’un long processus
historique ponctué par des luttes, des haines et
rancoeurs refoulées qui par moments font et refont
surface au cœur des deux peuples et ont éclaté plus
violemment en République Dominicaine contre les
migrants haïtiens (les perpétuels boucs émissaires).
Des politiciens de mauvais aloi et des groupes
nationalistes (anti-haïtiens) dominicains, qui
contrôlent des espaces de pouvoir et détiennent les
grands moyens de communication et de production,
véhiculent des messages et contribuent à créer de jour
en jour dans la société et l’opinion publique
dominicaines une mentalité hostile à toute ouverture
et dialogue avec les haïtiens.

D’où l’importance de la « Déclaration de Kristiansand
» signée à Oslo le 2 septembre 2006 par les
délégations haïtienne et dominicaine qui «
recommandent une dépolitisation du dossier de la
migration haïtienne en République Dominicaine ». Il
faudrait insister aussi sur la nécessité pour les deux
pays voisins d’aller au-delà des cauchemars
historiques (de faire une espèce de thérapie
historique) et des blessures affectives qui en
découlent, pour aborder et résoudre la problématique
haïtiano-dominicaine en termes rationnels et pour
poser la question de la migration haïtienne en
République Dominicaine comme un « phénomène social » à
l’échelle mondiale.

Oslo représente un premier pas vers la réactivation du
dossier haïtiano-dominicain qui a été totalement
oublié par les deux gouvernements haïtiens antérieurs.
Les migrants haïtiens et leurs descendants sont des
laissés-pour-compte en République Dominicaine, une
terre où ils gagnent leur pain quotidien au prix de
leur dignité, de leurs droits humains et parfois même
de leur vie ; à la différence de leur propre pays,
Haïti, où ils/elles disent n’espérer rien de leurs
dirigeants sinon que de fausses promesses, des
discussions stériles, des conflits inutiles entre
politiciens et groupes politiques qui luttent
aveuglément pour le pouvoir et l’argent.

Si l’État dominicain est très jaloux de sa
souveraineté et de la gestion « souveraine » qu’il
veut faire du dossier haïtiano-dominicain ; pour sa
part, l’État haïtien abandonne complètement la
question de la migration haïtienne vers le territoire
dominicain aux mains de la Coopération internationale
et des Organisations Non Gouvernementales telles que
le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), le
Service Jésuite des Réfugiés et Migrants (SJRM), le
Centre Pont...

La souveraineté nationale est aussi importante que la
coopération internationale ; Oslo constitue une
tentative d’articuler les deux en invitant les
secteurs étatiques et non étatiques des deux pays à
dialoguer pour « construire des ponts » et pour mettre
le respect des droits humains, de la dignité et de la
vie au-dessus des principes de la souveraineté, au
cœur du processus migratoire et des problèmes
affectant les deux sociétés comme « l’éducation, la
gestion des catastrophes, le traitement et la
prévention de la violence ».

Que cet exercice de dialogue réveille l’État haïtien
de son sommeil par rapport au sort des migrants
haïtiens et de leurs descendants en République
Dominicaine ! Qu’il soit aussi pour l’État dominicain
un exemple capable de le convaincre de la nécessité de
l’appui de la coopération internationale pour établir
un dialogue de haut niveau, rationnel ou du moins
raisonnable entre les deux États ! Et tout cela, en
vue de chercher à harmoniser les rapports entre les
deux peuples qui cohabitent une même Île, au lieu de
continuer sur la voie de la « balkanisation » sous
prétexte de s’enfermer outre mesure dans le principe
de la souveraineté nationale ou de déléguer la
responsabilité à la coopération internationale et aux
Organisations Non Gouvernementales.

-------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION AUTOMATICA NO
REVISADA)

Medios de comunicación: AlterPresse
Fecha de publication:mercredi 13 de septiembre de 2006
Source:http://www.alterpresse.org/spip.php?article5150
Auteur:Wooldy Edson Louidor
Soberanía nacional y Cooperación internacional:
Reflexión en torno al diálogo de Dominica haïtiano en Oslo
Seminario celebrado a la capital noruega, del 29 de agosto al 4 de
septiembre de 2006

mercredi 13 septembre 2006

par Wooldy Edson Louidor

Sujeto a AlterPresse el 12 de septiembre de 2006

La problemática de la migración haitiana hacia el territorio de
Dominica, de la frontera y las relaciones entre Haití y la República
Dominicana no es el atributo de los Estados y Gobiernos de los dos
países que comparten la Isla. En Haití, los ciudadanos y ciudadanas,
agrupados en Organizaciones no Gubernamentales (ONG) y en otras
estructuras de la sociedad civil, los medios de comunicación, los
intelectuales, los jóvenes..., sintieron desde el principio de los
años noventa la necesidad de tomar a corazón el expediente "de
Dominica haïtiano" y de intervenir para aportar su cuota.

Entre el 29 de agosto de 2006 y el 4 de septiembre de 2006, fue la
vuelta de la Iglesia noruega, en colaboración con el Gobierno
noruego, apoyar una iniciativa de diálogo entre los sectores
oficiales y no oficiales de los dos países que tuvo lugar en Oslo, la
capital noruega.

Esta iniciativa tenía por objeto articular un diálogo de alto nivel
entre los protagonistas de los dos países con la participación de
los especialistas noruegos pagados en la cuestión de Dominica
haïtiano. Según los participantes a este encuentro, respondían a la
llamada estas personalidades: "la vicepresidenta del senado haitiano,
Edmonde Suplice Beauzile, la colonelle Rosanna Pons, directora del
Instituto cartográfico de Dominica y miembro de la seguridad de
Presidente Leonel Fernández, del embajador brasileño en Haití,
Paolo Pinto, de los cuadros y dirigentes de ONGs, responsables
religiosos, periodistas haitianos y de Dominica..." "(AlterPresse, 31
de agosto de 2006)"

La hipersensibilidad de las autoridades oficiales y gubernamentales de
la República Dominicana ante la gestión de la problemática de
Dominica haïtiano (Migración, Frontera, Informes...) no tardaba en
revelarse: el canciller de Dominica, Carlos Troncoso Morales, hizo el
30 de agosto - un día después del desarrollo del encuentro - una
advertencia donde rechazó categóricamente "la mediación de Noruega
en las negociaciones entre los dos Estados haitianos y de Dominica".
Ante la insistencia del Estado noruego que, por la mediación de su
viceMinistro de Asuntos Exteriores, afirmó "no querer imponer
cualquier cosa", las autoridades de Dominica duran "rectificar su
posición" apoyando abiertamente "los esfuerzos de las autoridades
noruegas".

El Estado de Dominica se mantendrá siempre sobre el que-vivo con
respecto al temas de Dominica haïtiano porque se liga muy a su
"soberanía" y, además el lugar donde manifiesta la más su
soberanía es con relación a Haití cuya independencia conquistó su
en 1844 después más de de 22 años de empleo. La pregunta de los
emigrantes haitianos en la República Dominicana es vista cada vez
más por una gran fracción de la población y las autoridades de
Dominica como un segundo "invasión" o "empleo". Esta concepción que
prevalece en la sociedad de Dominica es el fruto de un largo proceso
histórico puntuado por luchas, odios yrencores rechazados que por momentos
hacen y rehacen superficie en el
centro de los dos pueblos y estallaron más violentamente en
República Dominicana contra los emigrantes haitianos (los perpetuos
cabezas de turco).
Políticos de mala calidad y grupos nacionalistas (antihaitianos) de
Dominica, que controlan espacios de poder y tienen los grandes medios
de comunicación y producción, transportan mensajes y contribuyen a
crear de día en día en la sociedad y la opinión pública de
Dominica una mentalidad hostil a toda apertura y dialogan con los
haitianos.

De ahí la importancia de la "Declaración de Kristiansand" firmada en
Oslo el 2 de septiembre de 2006 por las delegaciones haitianos y de
Dominica que "recomiendan un dépolitisation del expediente de la
migración haitiana en la República Dominicana". Sería necesario
hacer hincapié también en la necesidad para los dos países vecinos
de ir más allá de las pesadillas históricas (de hacer una especie
de terapia histórica) y heridas emocionales que se derivan, para
abordar y a solucionar la problemática de Dominica haïtiano en
términos racionales y para plantear la cuestión de la migración
haitiana en República Dominicana como un "fenómeno social" a escala
mundial.

Oslo representa un primer paso hacia la reactivación del expediente
de Dominica haïtiano que ha sido olvidado completamente por los dos
Gobiernos haitianos previos.
Los emigrantes haitianos y sus descendientes son víctimas mal
encajadas en la República Dominicana, una tierra donde ganan su pan
diario al precio de su dignidad, de sus derechos humanos y a veces
incluso de su vida; _ a diferencia de su propio país, Haití, donde
ellos/ellas decir no esperar nada de de su dirigente si no que falso
promesa, debate estéril, conflicto inútil entre político y grupo
político que luchar a ciegas para poder y dinero.

Si el Estado de Dominica es muy celoso de su soberanía y la gestión
"soberana" que quiere hacer del expediente de Dominica haïtiano; por
su parte, el Estado haitiano abandona completamente la cuestión de la
migración haitiana hacia el territorio de Dominica a las manos de la
Cooperación internacional y las Organizaciones no Gubernamentales
como el Grupo de apoyo a los Repatriados y Refugiados (GARR), el
Servicio Jesuita de los Refugiados y Emigrantes (SJRM), el Centro
Puente...

La soberanía nacional es tan importante que la cooperación
internacional; Oslo constituye una tentativa de articular los dos
invitando los sectores oficiales y no oficiales de los dos países a
dialogar "para construir puentes" y para poner el respeto de los
derechos humanos, de dignidad y vida sobre los principios de la
soberanía, en el centro del proceso migratorio y los problemas que
afectan a las dos sociedades como "la educación, la gestión de las
catástrofes, el tratamiento y la prevención de la violencia".

Que este ejercicio de diálogo despierta al Estado haitiano¡de su sueño con
relación a la suerte de los emigrantes haitianos y
de sus descendientes en la República Dominicana! ¡Que esté también
para el Estado de Dominica un ejemplo capaz de convencerle de la
necesidad del apoyo de la cooperación internacional para establecer
un diálogo de alto nivel, racional o al menos razonable entre los dos
Estados! Y todo eso, con el fin de pretender armonizar las relaciones
entre los dos pueblos que cohabitan una misma Isla, en vez de seguir
sobre la vía del "balkanisation" bajo pretexto de encerrarse además
medida en el principio de la soberanía nacional o de delegar la
responsabilidad a la cooperación internacional y a las Organizaciones
no Gubernamentales.

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