PROJET UNION LATINE/REDALC ************************** VERSION 3 (preliminaire), mai 1990 Reseau pour l'Amerique Latine & les Caraibes RED para America Latina y el Caribe Cette note ne remplace pas la version 2 de juin 89. Elle expose les differences intervenues depuis la redaction de la version 2, il y a un an. Ces differences seront presentees de deux manieres complementaires. Quand il s'agit de rajout, un chapitre nouveau sera ouvert, lorsqu'il s'agira de modifications, il sera fait reference au chapitre concerne, dans le document precedent. Pour faciliter la lecture, le plan de la version precedente sera presente avec mention des differences. La difference la plus visible concerne le sigle REDALC: les lecteurs noteront la disparition du mot "educatif" tout a fait inadequat, puisqu'il s'agit de reseaux pour la recherche, et source de confusion, comme nous l'on fait justement remarquer des specialistes latino-americains de l'education. Nous avons prefere neanmoins conserver le meme sigle, premierement parce que sa signification en espagnol (langue majoritaire dans la region concernee) est claire, et deuxiemement a cause de la notoriete acquise (pas vraiment dans le monde des reseaux, mais dans le monde cooperatif et dans celui des personnes interessees dans la region). Ce document est la derniere version d'un document sur le projet avant le commencement de l'etude de faisabilite, c'est pourquoi nous reprenons, inchange, l'avertissement suivant: AVERTISSEMENT: ************************************************************** Le lecteur doit savoir que l'etude de faisabilite du projet n'ayant pas encore ete realisee, certaines informations contenues dans ce document (principalement les donnees quantitatives et le choix des Etats) ne sont que des hypotheses de travail qui devront etre consolidees par l'etude de faisabilite. ************************************************************** TABLE DES MATIERES A INTRODUCTION A LA VERSION 3............................... B MODELE POUR REDALC B1 CARACTERISTIQUES REGIONALES............................. B2 IDEES GENERALES......................................... B3 REDALC vs BITNET........................................ B4 UN MODELE DE DECISION POUR LA CREATION D'UN RESEAU NATIONAL POUR LA RECHERCHE.............................. C MODIFICATION A LA VERSION 2 C1 L'UNION LATINE ......................................... C1,1 ETATS MEMBRES..............LEGERS CHANGEMENTS........... C1,3 ACTIONS....................LEGERS CHANGEMENTS........... C3 RESEAUX EXISTANTS C3,0 INTRODUCTION AUX RESEAUX EXISTANTS...................... C3,4 ETATS DE LA REGION INCORPORES.........REECRIT........... C4 UTILITE DES RESEAUX EDUCATIFS........................... C4,2 PARTAGE DES FRAIS DE TELECOM...RAJOUTS.................. C5 REGION AMERIQUE LATINE ET CARAIBES C5,2 CHOIX DES ETATS.......................REECRIT........... C5,5 APPLICATIONS PILOTES..................RAJOUTS........... C5,7 RETOUR DES CERVEAUX...................NOUVEAU........... C6 AVANTAGES DE REDALC POUR LA REGION C6,3 PROJETS REGIONAUX EXISTANTS...........RAJOUTS........... C9 PLAN DE REALISATION...................REECRIT........... C10 PLAN DE FINANCEMENT...................REECRIT........... C11 OBJECTIFS DE L'ETUDE DE FAISABILITE...REECRIT........... A) INTRODUCTION Les differences par rapport au document precedent, assez importantes, s'expliquent par la maturation du projet. Ces derniers mois le processus de recherche de financement pour l'etude de faisabilite etant arrive a son terme, plus de temps a pu etre consacre aux etudes. En particulier, des contacts plus etroits ont ete etablis: une mission dans plusieurs pays de la region, mais aussi des contacts par courrier electronique (EARN), et la creation et la coordination d'une conference electronique (grƒce au soutien financier de EARN-France et technique du CNUSC a Montpellier) ont permis d'adapter les idees, transposees du modele en vigueur dans les pays developpees, a la realite sur le terrain dans les pays en voie de developpement de la region. L'hebergement dans EARN, a permis egalement une connaissance plus intime des reseaux existant, de leur irrempla‡able efficacite, mais aussi de certaines faiblesses, dans le domaine des interfaces utilisateurs, en particulier. L'anciennete des interfaces utilisateurs existants dans l'ensemble des reseaux, et un manque de motivation existant dans les associations d'utilisateurs (pour des raisons structurelles et non budgetaires, a notre sens), a pousse l'Union Latine a mettre l'accent sur ce theme dans le projet REDALC, et a commencer une experience de prototypage d'un logiciel deportant sur un PC (et avec la qualite des interfaces logiciels habituels sur PC) la gestion de l'interface entre l'utilisateur et le reseau. L'ensemble de ces activites et reflexions ont permis de conclure la pre-etude avec un modele pour REDALC, modele qui servira de base, sans prejuge, a l'etude de faisabilite tres complete que les services de la Communaute europeenne s'apprete a financer. Il va de soi, qu'une fois encore, ce qui est presente dans ce document est sujet a modification en fonction des resultats de l'etude de 18 mois qui va etre conduite par l'Union Latine dans 8 pays de la region, en association etroite avec des groupes de contrepartie nationale, et avec le concours d'une vingtaine de consultants internationaux et de correspondants regionaux. Dix huit mois avant le demarrage du reseau cela peut paraitre excessivement long, mais l'orientation de REDALC consiste en la creation d'une solution a long terme, globale, integrale et federatrice, pour les reseaux de la recherche en Amerique latine et Caraibes: cela merite sans doute un travail d'etude approfondi. B) UN MODELE POUR REDALC B1 CARACTERISTIQUES REGIONALES L'idee du projet REDALC s'est initialement faite en projetant les modeles existants en Europe, et en premier lieu EARN, a la region ALC . Cette demarche comportait le risque evident (et conscient) d'appliquer des regles convenant a un environnement specifique (les chercheurs des pays developpes d'Europe) a un autre environnement specifique (les chercheurs des pays d'Amerique Latine et des Caraibes). Dans l'idee de l'Union Latine, l'adaptation des concepts de EARN a la realite regionale etait une tƒche indispensable de l'etude de faisabilite. Les retards par rapport aux previsions de demarrage de cette etude nous ont laisses le temps de rencontrer, a diverses occasions, et sous differentes formes, des elements de la realite (pas forcement homogene) d'Amerique latine et des Caraibes. Il en resulte un modele deja plus adapte a la region. Nous pensons que certains des constats etablis peuvent s'appliquer a d'autres regions du monde, et les experiences difficiles d'introduction de EARN dans certains pays africains semblent confirmer notre these selon laquelle le modele EARN n'est pas applicable, sans ajustements, dans les pays en voie de developpement. RESEAUX PVD vs RESEAUX PD Il convient pour comprendre ces differences de se rappeler comment l'essor d'un reseau tel que EARN est intervenu: a partir de 1984, la compagnie IBM a pris en charge l'ensemble des frais de telecommunications et ce pour une duree de 3 ans. L'investissement total a ete de l'ordre de plusieurs millions de US$, et a l'issue de la troisieme annee, la croissance et les forces qui en resultaient ont ete telles que les etats europeens ont continue de prendre en charge les frais de telecommunications. Les caracteristiques essentielles du reseau EARN sont, a notre avis, les suivantes: -Developpement du bas vers le haut, ce qui a permis l'efficacite du processus, et qui, en contrepartie rend difficile les efforts de normalisation, -Structure de type associatif, ce qui offre un systeme de type auto-gestionnaire qui fonctionne bien dans un monde o— les competences et la motivation existent, -Existence d'un segment de marche informatique ayant une importance economique non negligeable. Cela a permis la captation de sommes de sponsorisations considerables, en provenenance du monde industriel, interesse par une penetration accrue dans ce marche demultiplicateur (un universitaire a une bonne chance de rentrer par la suite dans le monde industriel). -Existence d'un grand niveau d'ethique, de controle et d'independance dans les structures universitaires. Cela a permis de canaliser ce flux important de donations sans prejudice reel sur le choix des solutions adoptees, et d'utiliser integralement ces fonds de maniere efficace au service des chercheurs universitaires. -Institutionnalisation basee sur le systeme universitaire o— la recherche est naturellement ancree, ce qui a permis la prise en charge partielle ou totale des frais nationaux quand les sources de financement du monde industriel se sont taries, cela malgre la structure associative (et non publique) du reseau. Cela a egalement permis de couvrir la majorite des frais de personnel sans appel budgetaire (chaque noeud administre en utilisant des ressources humaines existantes et generalement deja payees par leur autorite de tutelle). -Orientation du reseau vers la croissance en noeud (et non pas en nombre de chercheurs) et administration du reseau dominee par les techniciens des sciences informatiques et des telecommunications, ces deux points sont une consequence mecanique du type de developpement. Les points clefs du succes indeniable de l'operation resident donc dans des facteurs qui peuvent paraitre evident aux chercheurs du monde developpe, mais qui, malheureusement ne sont pas toujours present dans les pays en voie de developpement: a) Les chercheurs sont en majorite dans les universites. b) Leur salaire est suffisant pour leur laisser le temps, une fois terminee leur mission d'enseignant, de s'occuper de leurs tƒches de recherche. c) Les structures universitaires presentent les caracteristiques adequates en terme d'ethique, de budget et de capacite a administrer. d) Le marche informatique des universites justifie des investissements promotionnels importants de la part des vendeurs de materiels. e) Les Ministeres de l'Education et/ou de la Recherche possedent des budgets tels que la prise en charge des frais de telecommunications reste marginale. Si l'on "essaye" les 5 assertions precedentes dans les pays de la region, on decouvre que: a) ce point reste relativement vrai dans les pays a forte tradition de recherche de la region (Bresil, Uruguay, Colombie, Venezuela), quoique la tendance est a la baisse, a cause justement du point b). Par contre, dans beaucoup d'autres pays, il y a eu un phenomene de developpement d'un secteur informel de la recherche pour pallier aux insuffisances du secteur formel (c'est ainsi que beaucoup de chercheurs creent des ONG ou des fondations de maniere a capter les fonds internationaux necessaires pour continuer leur recherche); b) ce point est faux, malheureusement, dans la majorite des pays. Les salaires moyens d'universitaires varient, selon les pays, de 100 a 1000 US$, mais dans la grande majorite des cas la moyenne est tres proche de la base. C'est d'ailleurs ce phenomene qui induit la fuite des cerveaux en dehors des structures classiques et a l'etranger. De plus, dans tous les pays, la tendance est encore a la baisse; c) ethique: dans certains pays, l'universite est un commerce comme un autre, avec ce que cela implique en ce qui concerne la veracite de ce point. c) budget: a part peut-etre quelques universites du sud bresilien, ce point est faux. c) capacite a administrer: il existe souvent des personnes competentes pour les fonctions necessaires, mais moins souvent les infrastructures pour leur permettre de travailler efficacement. d) Seul le Bresil represente, et pour des raisons historiques, un marche consistant. D'ailleurs, les initiatives des pourvoyeurs de fonds habituels de EARN s'arrete la plus part du temps a la fourniture de materiel plus ou moins abondant, mais aucun plan de donation du financement des telecommunications n'est apparu a ce jour. e) Il est difficilement envisageable d'extraire des budgets de l'education ou de la recherche des montants annuels de l'ordre de plusieurs millions de US$: il y a clairement d'autres priorites plus basiques dans la region en ce qui concerne l'education. Il existe egalement un phenomene quantitatif qu'il faut prendre en compte. A ce stade de notre evaluation, nous pensons que l'ordre de grandeur du nombre de chercheurs ou assimiles dans la region est de 100,000, 60% d'entre eux au Bresil. Les autres pays a bonne tradition de recherche possedent quelques milliers de chercheurs chacun, et les petits pays ne depassent pas les 500. Pour prendre un exemple extreme, il n'est pas aberrant de rencontrer un pays qui possede 200 chercheurs, 50 universites, et o— en fait seulement 50 chercheurs sont attaches aux universites. Dans ce cadre la, il est evident que le modele EARN n'est pas adapte et qu'il faut concevoir un autre modele permettant: -d'atteindre le maximum de chercheurs au moindre cout, -de financer une bonne partie des couts par un mecanisme cooperatif, -de trouver une structure organisationelle garantissant la perennite des investissements cooperatifs. Il est aussi evident qu'un tel modele sera beaucoup plus oriente vers le chercheur: le critere de rentabilite de l'investissement du projet sera mesure au cout par chercheur (et non pas par noeud), et pour rentabiliser l'investissement tous les efforts seront faits pour que les acces soient utilises (interfaces de qualite en langue du pays, et applications pilotes). Le modele ne peut plus etre celui qui, tire par un groupe de gens motives et competents, subsiste au dela des structures conventionelles, mais un modele ancre dans les structures existantes et facilitant l'acces le plus generalise. Si l'on prend l'exemple extreme presente, il est clair qu'un modele applicable comporte un seul noeud, que ce noeud est gere par un consortium faisant intervenir plusieurs partenaires nationaux et cooperatifs. B2 UN MODELE DE DEPART POUR REDALC A partir des premieres observations que nous avons reunies, nous avons con‡u un modele qui, en moyenne, semble mieux adapte a la region. Ceci est un point de depart, l'etude de faisabilite determinera avec plus d'acuite quel est le modele a apporter a REDALC. UTILISATEURS: REDALC offrira des services pratiquement gratuits aux chercheurs ou assimiles du monde publique. REDALC offrira egalement ses services, sur un mode commercial, aux services de recherche et developement du monde prive et aux personnes qui le souhaitent (sous la seul reserve de l'utilisation a des fins publicitaires ou commerciales). La definition de qui est chercheur ou assimile est tres importante puisqu'elle a des repercussions financieres. Elle est egalement delicate. De nombreuses etudes sont en cours sur le sujet. Il apparait dans les recensements un schema de classification a plusieurs niveaux (senior, junior, en formation) base sur des criteres objectifs tels que: niveau d'etude (doctorat, maitrise), quantite et niveaux des publications. Le but n'est pas de limiter l'acces bon marche, bien au contraire, mais de mettre en place les mecanismes de controle necessaires au maintien de l'ethique. C'est ainsi que les etudiants de troisieme cycle auront acces au reseau, de meme que des personnes, sans niveau particulier d'etude qui demontrent leur qualite de chercheur par leur publications. De toute maniere, la vocation du reseau est de s'ouvrir vers le monde industriel. FONCTIONS REDALC offre les fonctions classiques des reseaux pour la recherche: courrier electronique, conferences electroniques, acces a des puissances de calcul eloignees, acces standardise a des banques de donnees, avec, en plus, une panoplie d'applications de deux types: -applications de soutien a la recherche: annuaires des chercheurs, des institutions, des bourses... -applications pilotes: un jeu d'applications pilotes dont la definition fait partie de l'etude, et a laquelle participeront des organismes internationaux comme l'Unesco et les contreparties nationales. ORGANISATION La structure d'organisation de REDALC est la suivante: association regionale avec participation des representants des Ministere de Science et Technologie de chaque pays, et d'organisations internationales (CEE, UNESCO, ONGs). La structure d'organisation nationale est de la responsabilite de chaque pays, le projet apportera des recommendations en fonction de la situation de chaque pays. TOPOLOGIE Un squelette regional realise a partir de canaux d'un satellite a couverture regional (et canaux de secours dans un second satellite). Les protocoles d'echanges sont OSI (ou TCP/IP, selon les evolutions dans les mois a venir). Dans la plus part des pays, un seul noeud, relie au satellite par une station emettrice/receptrice, prend en charge les chercheurs. Dans les pays de grande taille comme le Bresil, Chili, l'Argentine, la Colombie ou le Venezuela, il faudra quelques noeuds par pays, relies entre eux par satellites ou par liaison terrestre X25, selon l'etat des telecommunications. Dans les pays qui auront (ou qui souhaiteront) developpe leur propre reseau national pour la recherche en dehors de REDALC, le noeud offrira simplement les fonctions de passerelle internationale et de point de residence de certaines applications pilotes. Les chercheurs disposent de PC et sont relies au noeud par le reseau national X25. Des acces locaux au noeud sont a prevoir s'il existe une entite de recherche de taille importante, et des entrees directes par reseau commute sont a prevoir dans le cas o— il existe une masse de chercheurs rassembles dans une zone a bas tarif telephonique (dans la mesure o— les lignes sont disponibles). Le modele s'adaptera aux conditions particulieres qui peuvent exister dans un pays ou bien, a l'interieur d'un pays, dans une zone geographique: c'est ainsi qu'il est considere l'utilisation de VSAT (station de reception satellite individuelle) dans des regions isolees des points d'entree au reseau X25 national, ou bien si les conditions ne permettent pas les solutions classiques d'acces du terminal au noeud. Le Bresil semble representer un cas a part: le nombre de chercheurs, la qualite institutionnelle des structures de recherche, et les disparites regionales semblent plaider pour un schema mixte (un noeud par universite plus un, ou plusieurs noeuds supplementaires pour rassembler les chercheurs des regions moins favorisees). OPERATION Le noeud sert de boite aux lettres, de point de stockage des banques de donnees et des conferences electroniques, et de centre de calcul pour les applications pilotes. Les connexions sont temporaires et servent a faire transiter les messages entre le PC et le noeud. La gestion et l'archivage sont a la charge de l'utilisateur dans son materiel. Un logiciel en langue du pays possedant les caracteristiques des logiciels PC (menus deroulants, aides...) est fournit a chaque utilisateur, l'echange de fichier binaire (point delicat aujourd'hui a cause des differences d'implementation des definition du code ASCII etendu) est facilite par ce logiciel. ADMINISTRATION Les fonctions d'administration sont separees en deux: administration du reseau (profil informatique et telecommunications) administration des utilisateurs (profil communicateur). Le but de cette separation est de ne pas laisser l'administration des utilisateurs dans des mains trop techniques, mais de ne pas sacrifier, non plus, les imperatifs de gestion technique du reseau. Il sera fait en sorte que les budgets prevoient reellement deux personnes differentes pour ces deux tƒches. B3 REDALC vs BITNET La question nous est souvent posee, et a juste titre: pourquoi inventer un concept nouveau et ne pas utiliser les structures existantes, en un mot pourquoi ne pas plutot faciliter l'introduction dans BITNET de toutes les universites des etats de la region? Une partie des reponses est deja apparue dans le chapitre precedent: BITNET est un modele associatif, base sur une structure "un noeud par universite" parfaitement adapte au monde developpe des Etats-Unis d'Amerique du Nord. Ce modele n'est pas necessairement le mieux adapte pour la region. De plus, dans la mesure o— la region est (relativement) vierge dans ce domaine, il est preferable de tirer les le‡ons des experiences passees dans les pays developpes et de profiter pour bƒtir un reseau qui corresponde a l'etat de l'art. Il est clair cependant que chaque fois qu'une universite est integree dans BITNET, c'est une bonne nouvelle pour toute la region, et meme une excellente dans le cas o— le rattachement a BITNET est finance de l'exterieur... La maniere d'aborder pragmatiquement cet aspect est la suivante: -une solution a long terme, globale, integrale et qui presente les meilleurs garanties de perennite doit etre mise en oeuvre. -il est hors de question que les chercheurs atendent l'arrivee de cette solution pour acceder les reseaux: des solutions interimaires sont souhaitables chaque fois que les couts sont susceptible d'etre pris en charge, -BITNET est une excellente solution interimaire pour l'Amerique latine, UUCP/USENET en est une autre. -si des mecanismes sont trouves, capables d'apporter le financement de l'ensemble des frais de telecommunications de maniere satisfaisante et permanente, avant que le projet REDALC ne demarre, cela signifiera que certaines solutions interimaires peuvent prendre un caractere permanent. Dans ce cas le projet REDALC s'arretera de maniere tout a fait naturelle, ou eventuellement, s'il reste des lacunes a combler, s'adaptera a la nouvelle situation, -si la solution a long terme tarde beaucoup et que des solutions interimaires multiples ont ete installees, il faudra en tenir compte et penser a un plan de migration. MIGRATION DES SOLUTIONS INTERIMAIRES Les grandes lignes d'une migration seraient les suivantes: -REDALC offre les liaisons internationales gratuites, et (dans la plupart des pays), le noeud d'acces au reseau. - les noeuds existants d'autres reseaux (comme BITNET) peuvent, soit se federer en un seul reseau et participer, sous certaines conditions a definir, aux echanges internationaux, par l'intermediaire d'une passerelle vers le noeud REDALC, soit se dissoudre, les chercheurs etant reloges dans le noeud REDALC. En fait, les responsables de chaque pays concerne devront, en association avec le groupe de coordination du futur reseau REDALC, determiner, au cas par cas, et selon l'importance et la stabilite des solutions interimaires de la meilleure marche a suivre. Faut-il donner maintenant des recommendations aux batisseurs de solutions interimaires pour que le chemin de migration vers REDALC soit facilite? En theorie, cela semble une bonne idee. Pratiquement, cela semble difficile a realiser, voire meme deplace sur le plan de l'ethique (n'oublions pas que c'est la pluralite des solutions et des efforts a la base qui ont permis l'essor des reseaux, et restons donc prudent en evitant d'imposer un systeme bureaucratique sous pretexte de centralisation des solution). Dans tous les cas, le recensement de l'existant dans chaque pays, et l'evaluation des situations sont des elements a part entiere de l'etude de faisabilite du projet REDALC, et donc fortement susceptible d'en orienter le contenu. B4 UN MODELE DE DECISION POUR LA CONSTITUTION D'UN RESEAU NATIONAL Le constat de disparites importantes entre les differents pays de la region nous a conduit a elaborer un modele simple pour apprehender les differences et les similitudes entre les situations. L'idee de ce modele est d'identifier les indicateurs clefs pour chaque pays considere et d'en tirer des orientations en ce qui concerne la topologie et la structure organisationelle a apporter a un reseau. Les indicateurs sont de deux categories, ceux qui caracterisent la recherche et ceux qui caracterisent les infrastructures de telecommunication. INDICATEURS SUR LA RECHERCHE: Pour chaque indicateur presente, il sera recherche la valeur actuelle, les valeurs dans les 5 dernieres annees et des indications de tendance pour les 5 annees qui viennent. Des valeurs de type seuil sont indiquees dans la description: il s'agit de premiere estimation tres grossiere, des etudes permetront d'affiner ces parametres. 1) Nombre total de chercheurs, ou plutot sa valeur relative a 1000 et 5000. S'il y a moins de 1000 chercheurs dans un pays, un seul centre informatique avec un mini peut les servir, moins de 5000 un maxi peut le faire. A noter, d'une part que la limitation se fait plus au niveau de la memoire que de la puissance CPU. 2) Distribution statistique des chercheurs par institutions: en theorie il devrait etre possible d'identifier chaque institution et de compter les chercheurs ou assimiles qui y travaillent. Pratiquement, il sera plus simple de caracteriser cette distribution par deux valeurs: la moyenne et le coefficient de variance (rapport de la moyenne au carre sur la variance). En ce qui concerne le coefficient de variance, nous nous contenterons de sa valeur relative a 1 (tres inferieur, inferieur, egal, superieur ou tres superieur). Cet exercice s'inspire des techniques de modelisation utilisees dans les phenomenes de telecommunication avec file d'attente: C << 1: c'est le cas o— le nombre de chercheurs par institution est presque constant, C < 1: distribution reguliere, le nombre de chercheurs par institution est relativement homogene, C = 1: c'est le cas theorique d'une distribution "poisonnienne" il n'y a aucune correlation statistique entre le nombre de chercheur dans deux institutions differentes (c'est le hasard parfait, les ecarts sont, en quelque sorte, "normaux") C > 1: distribution exponentielle, les ecarts sont importants, C >> 1: distribution hyper-exponentielle, les ecarts sont tres importants (par exemple quelques institutions avec tres peu de chercheurs et quelques autres avec un tres grand nombre). Les deux indicateurs precedents sont clefs dans la methode d'institutionalisation du reseau. Ils permettent de determiner, en association avec d'autres indicateurs, quel type d'organisation est la plus efficace, ainsi que le montrent les exemples suivants: a) les pays developpes sont caracterises par un nombre total de chercheurs bien superieur a 10,000, un nombre moyen de chercheurs par institution important et un coeficient C proche de 1, c'est le domaine ou la strucure EARN a fait ses preuves. b) il existe des cas extremes caracterises par un nombre total de chercheurs inferieur a 500, un nombre moyen de chercheurs par institution tres faible et un coefficient C inferieur a 1, c'est le cas o— s'impose un seul noeud gere par une association qui regroupe les interlocuteurs concernes. c) le cas Bresilien est caracterise par un nombre important de chercheurs par institution mais un C tres superieur a 1 (80% des chercheurs sont dans 25 institutions, et les 20% restant sont dans un grand nombre d'institutions), c'est le domaine des solutions mixtes (un noeud par universite pour les regions du Sud, et un ou plusieurs noeuds regroupant les chercheurs plus disperses). 3) Pourcentage de chercheurs a l'etranger. Cet indicateur mesurera la necessite d'offrir des applications pliotes dans le pays. Il est prouve qu'une grande colonie de chercheurs a l'etranger permet un developpement tres rapide des echanges internationaux sans qu'il soit necessaire de mettre des applications pour susciter le trafic. Cet indicateur entre aussi dans l'evaluation de la situation de l'institutionnalisation de la recherche (s'il y a un grand pourcentage de chercheurs a l'etranger c'est probablement que les conditions sont inadequates). 4) Pourcentage de chercheurs hors des institutions classiques (universites ou centres de recherche). Cet indicateur mesure l'importance des institutions classiques, et donc le degre d'institutionnalite de la recherche. Si ce facteur est important, il conviendra d'equilibrer la structure organisationelle en y introduisant des representants des secteurs informels. 5) Facteur de dispersion universitaire (rapport entre le nombre d'etudiants et le nombre d'universites). Un des elements qui mesure la fiabilite du systeme universitaire en tant que base d'organisation. 6) Salaire moyen du chercheur (par rapport a 100 US$ et 500 US$). Cet indicateur mesure la tendance a la perte d'institutionnalite. 7) Nombre moyen de PC par chercheur (par rapport a 0.1 et 0.5). Dans le pays ou ce nombre est tres bas, le modele decentralise sur PC peut s'averer errone et il faudra, selon les previsions d'evolutions, mettre en place un modele transitoire probablement base sur des terminaux relies a des mini-ordinateurs. INDICATEURS SUR LES TELECOMS 1) Pourcentage de la demande de ligne telephonique non satisfaite sur le nombre total (par rapport a 10 et 50%), et/ou temps moyen d'installation d'une ligne telephonique (par rapport a 1 mois). Cet indicateur mesure la possibilite de solution en appel direct par reseau commute, et dans le cas le plus critique les possibilites d'acces au reseau X25. 2) Pourcentage de centraux electro-mecaniques (par rapport a 30%), cet indicateur est suppose mesure le bruit sur la ligne. 3) Existence d'un reseau national X25: non existant, existant mais sature, existant mais faible couverture nationale, existant non sature et bonne couverture. 4) Distance entre les deux chercheurs les plus eloignes (par rapport a 5000km). LES IMPLIQUES Type d'acces du chercheur: -local par terminal attache a un noeud, -eloigne par PC relie en appel direct a un noeud, -eloigne par PC relie par liaison X25 terrestre a un noeud, -eloigne par PC relie par liaison X25 VSAT. Type de terminal: -terminal bete, -terminal intelligent (PC compatible IBM ou APPLE) Type d'institutions: -universites, -mixtes. Nombre de noeuds: 1, N, N+1 ALGORITHME L'algorithme qui determine les impliques en fonction des indicateurs reste a formaliser, mais l'identification des deux termes (indicateurs et impliques) est, d'une certaine maniere, plus important que la formalisation de cet algorithme. PARTIE B C) MODIFICATIONS PAR RAPPORT A LA VERSION 2 1 QUI EST L'UNION LATINE? 1,1 ETATS MEMBRES L'Union Latine, qui a ete creee en 1954 par le Traite de Madrid, comprend 23 Etats Membres, par ordre alphabetique: l'Argentine, la Bolivie, le Bresil, Cuba, l'Equateur, l'Espagne, la France, le Guatemala, Haiti, le Honduras, l'Italie, Monaco, le Nicaragua, le Paraguay, le Perou, les Philippines, le Portugal, la Republique Dominicaine, la Roumanie, Saint-Marin, le Saint-Siege (statut particulier), l'Uruguay et le Venezuela. Plusieurs autres Etats envisagent de ratifier, a breve echeance, le traite de l'Union Latine. 1,3 ACTIONS L'orientation deja existante, a l'Union Latine, dans le domaine de l'information scientifique et technique, s'est approfondie avec, en plus de REDALC, l'etude de deux projets importants: l'un, intitule, Cono Sur, de creation d'une structure de traitement de l'information scientifique et technique a Montevideo, l'autre, prolongement naturel des activites de l'Union Latine dans le domaine de la terminologie, sur la creation d'une banque de donnees terminologique en collaboration avec le Bresil. Enfin, l'Union Latine commence a jouer un role de catalyseur dans les efforts latino-americains de recensement de chercheurs. En particulier, elle participe a l'edition du guide des chercheurs produit par RIDALC (avec le financement du PNUD), et envisage des actions communes avec d'autres institutions internationales ou regionales (comme l'ACAL et le CRESALC de l'Unesco, a Caracas). 2,1 COORDINATION DE REDALC La coordination du projet REDALC est assuree par le Conseiller Scientifique aupres du Siege de l'Organisation. Pour toute correspondance, s'adresser a: Daniel Pimienta Union Latina APTDO 2482 Santo-Domingo Republique Dominicaine. Telephones: (1-809) 689-4973, 687-6790, 686 5227 ou 688-0901 Fax: (1-809) 686-3673 Telex : 346-0741 (LATINA). Courrier electronique: ULAT-RD@FRMOP11.BITNET Les correspondants en Europe du projet REDALC sont, pour la partie technique: pour la partie administrative: Daniel Prado Jean-Charles Deve Union Latine Union Latine 14, Bd. Arago 14, Bd. Arago 75013 - Paris 75013 - Paris LATINA@FRMOP11 ULAT-FR@FRMOP11 Telephone: (33-1) 43 36 14 14 Telex: 203 946 (UNILAT) Fax: (33-1) 45 35 75 01 / 45 70 79 76 EQUIPE REDALC POUR L'ETUDE DE FAISABILITE Correspondant pour le Cone sud (et coordinateur de la conference REDALC: LISTSERV REDALC@FRMOP11) Jose Soriano, Union Latine Correspondant pour le Venezuela et le Pacte Andin: Pablo Liendo, Union Latine Correspondante pour le Bresil, Carminha Carvalho, C/O IBICT De plus, REDALC fait intervenir un groupe de consultants internationaux pour les travaux suivants: -prototype d'interface utilisateur deporte sur PC, -administration du reseau, -etudes techniques sur une implementation satellite en ALC -panorama des telecom en ALC, -plan de formation des administrateurs du reseau, -etude sur les fonctionnalites ideales d'un reseau pour la recherche, -aspect bibliotecaire et documentaliste du reseau, -audit du schema organisationel, -etudes techniques OSI, TCP/IP. 2,2 ETATS CONCERNES PAR REDALC L'etude de faisabilite considere les etats suivants: les Antilles fran‡aises, l'Argentine, le Bresil, Haiti, le Mexique, le Perou, la Republique Dominicaine, l'Uruguay et le Venezuela. 3,0 INTRODUCTION AUX RESEAUX EXISTANTS Depuis un peu plus d'une dizaine d'annees se confectionne un manteau fait de tissus invisibles qui s'enchevetrent et recouvrent petit a petit toute la planete. Les ordinateurs, consideres comme des organes complexes sont d'une complexite insignifiante a cote des reseaux d'ordinateurs qui, en les reliant, permettent une vie (electronique) insoupconnee et magique: celle de la communication entre ordinateurs. Le plus grand paradoxe de cette nouvelle conquete de la technologie c'est qu'il en emerge l'outil le plus humain et le plus naturel que l'homme ait fa‡onne apres le telephone: le courrier electronique. Humain, parce qu'il touche a la communication, c'est a dire au vehicule de l'interaction entre humains, et donc a ce qui fabrique et propage les cultures. Le plus humain, parce qu'il represente a la fois un amplificateur incroyable de la communication est un eliminateur des distances (selon les premieres etudes sociologiques realisees, les utilisateurs des reseaux multiplient a la fois le nombre de leur interlocuteurs et la quantite de leurs communications dans un facteur allant de 10 a 100. Les sociologues parlent de "superconnectivite".) Le plus naturel, parce qu'il permet d'integrer l'homme au debut et a la fin du processus de fabrication et d'echange de l'information (lequel est gere de plus en plus par l'ordinateur). C'est d'ailleurs la qu'il faut voir sa superiorite sur le fax comme mode d'echange. Outil, parce qu'il s'agit d'un moyen de resoudre des problemes. Quelle est la methode la plus efficace pour trouver une reference bibliographique: fouiller dans les bibliographies, ou mieux s'adresser aux banques de donnees bibliographiques ou bien poser la question a l'un des meilleurs experts sur le sujet? Faut-il reinventer la roue pour resoudre des problemes deja bien connus par plusieurs personnes competentes, ou bien poser sa question a la cantonnade dans une conference electronique prevue a cet effet? Les reseaux electroniques representent le pas decisif dans la revolution de l'information, car il constitue la premiere materialisation du fameux "college invisible" o— se reunissent les personnes competentes et conscientes (donc pas jalouses) de la valeur de l'information, en dehors des schemas hierarchiques traditionnels. Le courrier electronique est destine a devenir un outil aussi populaire que le telephone, mais son essor difficile pour des raisons evidentes qui tiennent du domaine de l'economie est propulse par la population la mieux informee de la valeur de la libre et rapide circulation de l'information: le monde de la recherche. Quels sont les differents types de reseaux de donnees? Les reseaux nationaux de transmissions de donnees: outil de base de la communication inter-ordinateurs, ils evoluent lentement vers la communication inter-humaine. Ils sont, en tous cas, une pierre fondamentale dans l'edifice. Les reseaux internationaux de transmission de donnees: ils s'obtiennent par interconnection des reseaux nationaux ou par la fourniture de reseaux recouvrant les frontieres. Ils ont, par nature, une vocation commerciale, et evolueront par couches successives de valeurs ajoutees vers l'offre telematique grand publique. Parmi les vendeurs de transport de donnees international, on peut citer: INFONET, TELENET, DELPHI, COMPUServe, TYMNET, DASNet, MCIMail. Les reseaux d'entreprises, qui relient les materiels informatiques de l'entreprise, et a travers eux, les employes. Il s'agit de reseaux prives sans vocation commerciale. Parmi les plus grands, ceux des grands constructeurs de materiel informatique: VNET (IBM), EASYNET (Digital Equipment), APPLELINK, XEROX Internet. Les reseaux internationaux cooperatifs qui sont payants mais sans but commercial. Ils permettent, en partageant les couts de les diminuer, et en partageant les acces d'augmenter la masse des personnes a contacter. On y trouve: -Le complexe UUCP/USENET (UUCP=Unix to Unix Copy Program, USENET=User Network), qui relie des centaines de milliers de personnes a l'aide de plusieurs milliers d'ordinateurs ayant en commun le systeme d'exploitation UNIX. UUCP est oriente vers le courrier et USENET vers les conferences. Le complexe est utilise par des chercheurs mais aussi par d'autres communautes. C'est probablement l'un des plus gros et des plus vieux reseaux (1979). -Fidonet, un reseau qui relient des ordinateurs compatibles PC/DOS (1983). -PeaceNet et l'ensemble des reseaux du meme type qui y sont rattaches. Ils ont pour vocation de servir la communaute des Organisations Non Gouvernementales, et pouruivent des buts lies a l'amelioration de la communication entre les humains au service de la paix. Les reseaux nationaux pour la recherche s'appuient ou non sur les reseaux nationaux de donnees et se proposent de relier les chercheurs. Dans certains pays, plusieurs reseaux pour la recherche existent simultanement et correspondent a des approches techniques differentes. Ainsi en France, ARISTOTE, REUNIR, SMARTIX, en Allemagne, DFN et AGFNET, en Italie, INFNET, ENET, CINECA, CILEA, CSATA et CNR. Les reseaux internationaux sectoriels pour la recherche relient internationalement des communautes particulieres de chercheurs: -HEPNET, pour les hautes energies, tres developpe, utilisant les protocoles DECNET, et des bandes passantes de grande taille necessaires pour transmettre les volumes de donnees a traiter dans ce domaine. -BIONET, pour la biologie moleculaire. Il existe enfin des meta-reseaux pour la recherche, c'est-a-dire des reseaux de reseaux: NSFNET CSNET INTERNET ARPANET. EARN/BITNET decrit en detail dans la version 2 du document pourrait etre classifie comme cooperatif ou comme "pour la recherche", et il se propose de fusionner avec CSNET dans le concept de ONENET. Le point clef de l'evolution recente des reseaux est que cette mosaique de reseaux est en train de constituer une fresque coherente grƒce au concept de passerelle (une boite qui permet de faire dialoguer des reseaux ayant des structures de messages et d'adressage differentes en bluffant chacun des partenaires). En effet, la majorite de ces reseaux sont interconnectes soit pour permettre l'acces des terminaux (reseaux commerciaux), soit pour transporter les messages (reseaux commerciaux), soit, surtout, pour les faire atteindre un utilisateur final (reseaux corporatifs, pour la recherche et, de plus en plus, prives a l'entreprise). Ainsi, un chercheur ayant un acces a EARN peut envoyer et recevoir des messages a d'autres personnes qui sont dans des reseaux differents, comme INTERNET, HEPNET, SPAN, UUCP, PeaceNet, sans compter les nombreux reseaux d'entreprise qui ont acroche leurs passerelles. 3,4 ETATS D'ALC RATTACHES A DES RESEAUX Depuis 1988, un essor tres important a ete donne a l'incorporation de certaines universites dans les reseaux existants (BITNET ou UUCP) et certains pays ont entrepris la creation de reseau nationaux pour la recherche. Ci-apres la liste des noeuds en Amerique latine, que nous devons a l'amabilite de Monsieur Roberto Bevilacqua dont voici les coordonnees: Comision Nacional de Energia Atomica, Centro de Calculo Cientifico - Div. Sistemas Operativos Av. de los Constituyentes y Av. Gral. Paz (1650) - Buenos Aires, Argentine Tel:(054)(01)764-5594 ou 755-0181 Ext 7-341 ROBEVI@ARGCNEA2.BITNET ou ROBEVI@DCFCEN.EDU.AR Les lecteurs interesses (et qui disposent d'un acces au reseaux de la recherche) peuvent consulter la conference electronique REDALC (REDALC@FRMOP11) pour se maintenir informes ou bien une autre des conferences latino-americaines mentionnees plus loin. LISTE DES NOEUDS ALC LISTE DES NOEUDS BITNET EN AMERIQUE LATINE, TRIEE PAR NOM ALPHABETIQUE DE NOEUD: AR= Argentine BR= Bresil CL= Chili MX= Mexique UY= Uruguay ANAKENA DCC, Sun. ,CL (MAILER AT UCHCECVM) ANDESCOL Universidad De Los Andes - Centro,CL ANTUCO Universidad catolica ,CL (GATEWAY AT UCHCECVM): ARCRIBA Univ. Bahia Blanca, ,AR (GATEWAY AT UCHCECVM) ARGCNE Comision Nacional de Energia ,AR ARGCNEA1 Comision Nacional de Energia ,AR ARGCNEA2 Comision Nacional de Energia ,AR ARTAN1 CNEA TANDAR ,AR ARUTNCAI Universidad Tecnologica nacional ,AR ASTRO Universidad Catolica ,CL (GATEWAY AT UCHCECVX) AUTOMATA Depto. Matematicas, FCFM. (MAILER AT UCHCECVM) BRFAPESP FAPESP ,BR BRFAPQ FAPESP ,BR BRFGV Fundacao Getulio Vargas Comp Ctr ,BR BRFUA Fundacao Universidade do Amazonas,BR BRFUEL Fund.Est.Univ.Londrina ,BR BRFUEM Fund.Univ.Est.Maringa ,BR BRGOELDI Museu Paraense Emilio Goeldi - Co,BR BRIPT Instituto de Pesquisas Tec ,BR BRLNCC Lab Nac Comp Cientifica ,BR BRUC Univ de Campinas ,BR BRUESP Univ Estadual Julio Mesquita ,BR BRUFMG Univ.Fed.Minas Gerais ,BR BRUFMGEE Esc. Eng. da UFMG ,BR BRUFPB Univ.Fed.Paraiba Joao Pessoa ,BR BRUFPB2 Univ.Fed.Paraiba Campina Grande ,BR BRUFPR Univ.Fed.Parana ,BR BRUFSC Univ.Fed.Sta.Catarina ,BR BRUSP Univ de Sao Paulo ,BR BRUSPMU Univ.Sao Paulo Music ,BR BRUSPMVS Inst.Pesq.USP C.C.E. ,BR BRUSPSCE Universidade de Sao Paulo - Escol,BR BRUSPVM Univ.Sao Paulo C.C.E. ,BR CECVX1 Vax 3600, CEC. ,CL (GATEWAY AT UCHCECVX) CECVX2 MicroVax II Q-2, CEC. ,CL (GATEWAY AT UCHCECVX) CENTRAL IBM Chile. ,CL CERIDE Univ. SANTA FE, ,AR (GATEWAY AT UCHCECVM) CESPIVM1 CeSPI Univ Nacional de La Plata ,AR CESPIVM2 CeSPI Univ Nacional de La Plata ,AR CILSEN Centro de Infor Legislat del Sena,MX CRIBABB Univ. pour le reste du monde: B. R. Araujo Neto Il y a environ 1000 inscrits (dont 300 pour l'Europe), la langue dominante est le portugais. BRESIL 2: Un journal electronique. Inscriptions et informations: listserv@ufrj.bitnet Coordinateur: Sergio Guedes (nco20001@ufrj.bitnet). BRESIL 3: Une conference informant sur les activites reseaux dans le pays. -Information: mailserv@brfapesp.bitnet -Coordinateur: Alberto Gomide gomide@brfapesp.bitnet CHILI 1: Une conference de discussions generales: -Inscriptions et informations: listserv@purccvm.bitnet -Contributions: chile-l@purccvm.bitnet -Coordinateur: Antonio Mladinic (mladinic@purccvm.bitnet ou aa4@mentor.cc.purdue.edu) CHILI 2. Une conference sur le theme de la topologie des reseaux en Amerique latine. -Inscriptions/information: listserv@uchcecvm.bitnet -Contributions: chilenet@uchcecvm.bitnet -Coordinateurs: Enrique Olivares Canouet (eolivar@uchcecvm.bitnet) et Victor Cid Sepulveda (vcid@uchcecvm.bitnet) COLOMBIE Une conference de discussions generales: -Inscriptions/information: rivera@cernvm.bitnet -Contributions: rivera@cernvm.bitnet -Coordinateur: rivera@cernvm.bitnet Les contributions sont compilees et la synthese est distribuee par le coordinateur plusieurs fois par semaine. Il y environ 100 inscrits. EQUATEUR: Une conference de discussions generales: -Inscriptions/information: ivan@nefx4.ncsu.edu -Contributions: ecuador@ners6k1.ncsu.edu -Coordinateur: G. Ivan Maldonado (ivan@nefx4.ncsu.edu) MEXIQUE 1: Une conference de discussions generales: -Inscriptions/information: listserv@tecmtyvm.bitnet ou listserv@tecmtyvm.mty.itesm.mx -Contributions: mexico-l@tecmtyvm.bitnet -Coordinateur: Guillermo Rosas (PL335466@tecmtyvm.bitnet) MEXIQUE 2: Un journal electronique. -Inscriptions/information: listserv@tecmtyvm.bitnet ou listserv@tecmtyvm.mty.itesm.mx -Coordinateurs: Guillermo Rosas (PL335466@tecmtyvm.bitnet) Gustavo Cordoba (PL158305@tecmtyvm.bitnet) MEXIQUE 3: Un journal electronique. -Inscriptions/information: listsev@vmtecmex.bitnet ou listserv@vmtecmex.cem.itesm.mx -Contributions: mexico@vmtecmex.bitnet -Coordinateur: Guillermo Rosas M. (pl335466@tecmtyvm.bitnet ou koala@mtecv2.mty.itesm.mx) PEROU Une conference de discussions generales. -Inscriptions/Information: owner-peru@ATHENA.MIT.EDU -Contributions: peru@ATHENA.MIT.EDU -Coordinateurs: Ivan Cavero Belaunde (captkidd@ATHENA.MIT.EDU) Carlos Reategui (tbandit@ATHENA.MIT.EDU) Il y a environ 100 inscrits dans cette conference en langue espagnole. URUGUAY: Une conference de discussions generales. -Inscriptions/information: uruguay-request@eniac.seas.upenn.edu -Contributions: uruguay@eniac.seas.upenn.edu -Coordinateur: Raul Polakof (polakof@eniac.seas.upenn.edu) Conference en langue espagnole qui regroupe environ 100 inscrits. VENEZUELA Conference generale appelee informellement "Atarraya" (filet de peche, en espagnol un reseau (red) est aussi le nom d'un filet de peche!) -Inscriptions: listserv@yalevm.ycc.yale.edu listserv@yalevm.bitnet -Information: venezuela-request@cs.yale.edu ou venezuela-request@yalecs.bitnet -Contributions: vzla-l@yalevm.ycc.yale.edu ou vzla-l@yalevm.bitnet -Coordinateurs: Juan Carlos Guzman, Maria Mercedes Guzman, Cristina Pereyra, Ruben Quintero Environ 150 inscrits dans cette conference en espagnol. 9 PLAN DE REALISATION Le plan qui etait presente, a titre indicatif, dans la version 2 est obsolete. Nous ne presenterons pas de nouveau plan car il s'agit d'un des produits de l'etude de faisabilite a venir. La date probable de debut des operations est debut 1992. 10 PLAN DE FINANCEMENT Le plan de financement precedent avait ete revu a la hausse quelques mois apres l'edition de la version 2. BUDGET DU PROJET REDALC VERSION 2 (VALEURS EN K$) MISSIONS 625 TELECOM 660 EQUIPT 265 ADMIN 210 APPLIC. 120 FORMATION 120 ---------------- TOTAL 2000 Les differences par rapport a la version 1 (augmentation de 500K$) sont dues a plusieurs facteurs: 1) Prise en compte des difficultes pour l'institutionnalisation du reseau, dans certains pays (augmentation de 100K$ des frais de missions). 2) L'hypothese du demarrage avec la norme OSI, equipements de conversion de protocole, support technique, et administration. 3) L'importance accrue des applications pilotes et leur prise en charge dans le budget du projet (120K$). 4) La necessite de prevoir la formation de personnel local pour la gestion du reseau (120 K$ en bourses et formations diverses). Cette nouvelle version est mentionnee a titre indicatif, l'etude de faisabilite definira, de maniere detaillee, les besoins, elle montrera les contreparties nationales et les apports en nature, quant au probleme du financement du projet, il sera de la competence de la Communaute Europeenne. 11 L'ETUDE DE FAISABILITE 11,1 Les objectifs Les objectifs de l'etude sont divises en quatre parties qui correspondent aux phases principales de l'etude. Chacune de ses phases sera conclue par un point de controle qui pourra eventuellement redefinir les objectifs ou le contenu des phases ulterieures. PARTIE 1: Verifier la faisabilite du projet, en ce qui concerne les aspects suivants: -existence d'une infrastructure de qualite suffisante en terme de recherche et telecommunications pour envisager la constitution du reseau; -possibilite economique d'etablissement d'un reseau de transmission inter-regional; -existence d'interlocuteurs (ou combinaisons d'interlocuteurs) en mesure de gerer le reseau au niveau national. PARTIE 2: Identifier les solutions techniques possibles: -pour l'ensemble des pays concernes, individuellement et globalement, determiner une structure organisationelle qui assure le bon fonctionnement et la perennite des investissements a realiser, et qui garantisse la cohesion du reseau au niveau regional; -elaborer des solutions qui aboutissent a la constitution d'un reseau de transport architecture selon les normes OSI de l'ISO, qui comporte les fonctionnalites necessaires pour la recherche, et qui presente un acces facile aux chercheurs. Ces solutions doivent prevoir, des le debut de l'existence du reseau, la creation de passerelles avec les reseaux internationaux homologues; -identifier un ensemble d'applications pilotes, a mettre en oeuvre en meme temps que le reseau, favorisant l'integration regionale des chercheurs et encourageant la cooperation entre l'Amerique latine et l'Europe, -etablir un plan d'integration regionale pour tout ce qui concerne les reseaux d'information ou les bases de donnees en relation avec les chercheurs de la region. PARTIE 3: choisir la solution technique et definir le schema directeur -Etablir les choix, en ce qui concerne, l'architecture du reseau, la structure organisationelle et les applications pilotes. -pour l'ensemble des pays concernes, individuellement et globalement, etablir un schema directeur du projet; PARTIE 4: etablir la chronologie, l'echeancier et l'analyse financiere du projet 11,2 LE CONTENU E1-Etat de la recherche Elaboration d'un diagnostic sur l'etat de la recherche dans chaque pays, inventaire de l'existant (chercheurs et moyens de recherche, en particulier les bases de donnees documentaires), identification des facteurs inhibants ou moteurs et des perspectives d'evolution. E2-Etat de l'informatique et des telecommunications. Diagnostic sur le contexte general de l'informatique (en particulier les moyens a la disposition des centres de recherche) et des telecommunications (en particulier en ce qui concerne les reseaux de donnees et les satellites) dans chacun des pays. Recensement des ressources susceptibles d'etre mises a la disposition du reseau. Inventaire de l'existant, identification des facteurs inhibants ou moteurs, et des perspectives d'evolution. Identification des ressources complementaires necessaires a l'execution du projet. E3-Determination de la structure organisationelle. Determination, en fonction des resultats de E1 et E2, des structures organisationelles nationales et regionales les plus adequates pour assurer la gestion du reseau. Identification des partenaires et elaboration de propositions de partenariat. Identification des contreparties budgetaires nationales. E4-Elaboration d'un plan d'integration regional Identification des projets existants, ou en cours d'elaboration, de bases de donnees ou de reseaux d'information qui comportent les caracteristiques (integration regionale et interet general) justifiant leur incorporation au projet en tant qu'applications pilotes. Selection d'un sous-ensemble destine a etre mis en oeuvre lors de la realisation du projet. Contacts avec les partenaires et elaboration de propositions de partenariat, definitions des etudes techniques d'incorporation necessaires et des modalites a mettre en oeuvre. Recensement des projets similaires ou connexes existants ou en instance. Definition d'un plan regional coherent pour l'insertion de ces projets. E5-Etudes techniques d'architecture de reseau. Inventaire des reseaux de la recherche existants et analyse critique (en particulier sur le plan des fonctionnalites, de l'heterogeneite du materiel, et des interfaces utilisateurs). Identification des besoins generiques des chercheurs en terme de fonctionnalites reseaux. Identification des besoins et des priorites specifiques aux pays de la region concernee. Elaboration d'un etat de l'art sur les produits conformes aux normes OSI, analyse critique. Evaluation de l'impact technique et financiere de l'introduction du modele OSI dans l'architecture du reseau. Elaboration de solutions techniques possibles pour l'architecture du reseau, prenant en compte l'ensemble des parametres degages par l'etude. E6-Elaboration d'un schema directeur pour l'implementation du projet. Integration des resultats des etudes anterieures, conception du projet, evaluation financiere, echeancier, documentation, etc... Definition et implementation d'un prototype operationnel representatif de la future architecture du systeme. ANNEXE: DETAIL DU DIAGNOSTIC Les etudes sont orientees selon 4 axes principaux: 1) Diagnostic synthetique de la recherche en ALC; 2) Compilation et synthese des projets UNESCO de reseaux d'information; 3) Preselection d'applications pilotes au projet REDALC, a partir de la compilation precedente et de criteres de filtrage etablis (priorites regionales, integration regionale, applicabilite a court terme); 4) Etude de faisabilite de l'integration au projet REDALC du groupe d'applications pilotes selectionnees. DETAIL DES ETUDES 1- Diagnostic synthetique de la recherche en ALC Synthese des informations en ce qui concerne l'etat de la recherche dans la region Amerique latine et Caraibes. Il est attendu des donnees quantitatives sur l'etat de la recherche selon 3 axes: le chercheur, la recherche, les institutions. -Nombre de chercheurs et d'institutions. Repartition des chercheurs par institutions/domaines de recherche. -Institutions de recherche (repartition par domaines, relations avec l'industrie, les universites l'administration publique). -Profil moyen du chercheur (etudes, occupations, revenus, trajectoire). -conditions de travail du chercheur (locaux, equipements, ressources informatiques, reseaux, banques de donnees bibliographiques). -methodologie de travail du chercheur (communication, revues, conferences). -Recherches en cours (repartition par domaines, origine et destination de la recherche, modalites de financement, connexions nationales, regionales et internationales, liste des themes-cles, reperage des domaines d'interet pour l'elaboration d'applications pilotes REDALC. S'il est constate, comme il est probable, que les ONG (ou des fondations non-universitaires ou non gouvernementales) jouent un role important dans la recherche, il sera effectue une etude complementaire evaluant le role des ONG dans la recherche en ALC (raisons historiques, secteurs de recherche, organes representatifs, evolution). 2- Compilation et synthese des projets de reseaux d'information Etat des projets sur les reseaux d'information en relation avec le monde de la recherche. Liste descriptive de tous les projets termines, en cours ou prevus. Etablissement d'une fiche technique pour chaque projet concernant la region ALC: etat, nature, objectifs, contacts clefs, budget, dates... Bilan d'experiences analogues terminees (eventuellement dans d'autres regions): analyse des facteurs de succes et des facteurs d'echecs. 3- Preselection d'applications pilotes Cette preselection se fera en 2 temps: a) determination des criteres de selection -Determination des priorites regionales en Amerique latine en ce qui concerne la recherche en particulier et l'education en general. Etablissement d'une liste, par ordre d'importance, des criteres de selection des applications pilotes en fonction de ces priorites. -Determination des facteurs incitant a l'integration regionale dans le domaine de la recherche et dans le domaine des reseaux. Etablissement d'une liste, par ordre d'importance, des criteres de selection des applications pilotes en fonction de ces facteurs. b) Etablissement d'une liste des projets existants repondant aux criteres precedents. Classement par ordre d'importance de la liste en fonction du critere de faisabilite a court terme. S'il existe des criteres importants auxquels ne correspond aucune application pilote, etablir le profil type d'une application pilote susceptible d'y repondre.