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Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme La Lettre
LA NOUVELLE LETTRE DE LA FIDH
31 janvier 2000 Bimensuel
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n° 31 du 31 janvier 2000
Alors qu'Haïti traverse une période chargée d'incertitudes,
le flux de nombreux illégaux qui partent vers les
Etats-Unis ou la République Dominicaine ne cesse de
grossir. Les plus chanceux, ceux munis d'un visa, partent
vers le Canada ou l'Europe. Mais pour une large majorité,
les principales destinations sont les côtes américaines,
où ils tentent de se rendre au moyen d'embarcations de
fortune, et surtout la République Dominicaine avec laquelle
Haïti partage l'île d'Hispaniola. Hélas, pour des raisons
différentes, la Floride comme la voisine dominicaine sont
davantage des miroirs aux alouettes que des eldorados.
Ainsi, le 5 janvier dernier, près de 400 clandestins ont
été rapatriés vers Haïti par les garde-côtes américains.
Dix seraient morts pendant la traversée ou en tentant de
gagner le rivage. Les Haïtiens vivant aux Etats-Unis estiment
que la politique américaine est fondée sur des motivations
racistes et qu'elle accorde un traitement de faveur
aux réfugiés cubains. Les Etats-Unis redoutent en fait
qu'à terme, les tensions qui seront très certainement
exacerbées en période électorale ne conduisent à une
recrudescence des départs vers la Floride.
Les Haïtiens qui arrivent aux Etats-Unis fuient la misère de
leur pays. Le fait qu'ils soient considérés majoritairement
comme des réfugiés économiques et non politiques
explique largement qu'ils aient moins de chance de rester
sur le sol étasunien. Du reste, contrairement aux Cubains,
les Haïtiens de nationalité américaine sont encore trop
peu nombreux, n'ont pas encore suffisamment de poids
politique et sont encore trop divisés pour défendre les
intérêts des migrants de leur pays.
En raison d'une frontière très poreuse, l'installation en
République Dominicaine est plus facile mais débouche
sur des situations aussi plus tragiques. La situation des
immigrés haïtiens en République Dominicaine a toujours
été une source de tensions entre les deux pays, et ce
depuis le massacre de près de 17 000 Haïtiens sous le
gouvernement du dictateur Trujillo en 1937.
Régulièrement, les autorités dominicaines ont recours à
des expulsions d'Haïtiens, accompagnées de violence,
de rafles et de séparation des familles. Les migrants
temporaires sont loin d'être les seules victimes des rapatriements
abusifs et de l'exploitation dans les bateys
(exploitations agricoles). Celle-ci vise aussi les immigrés
installés de longue date, les enfants d'Haïtiens nés en
République Dominicaine et des Dominicains noirs.
Une commission mixte créée en 1996, où siègent des
représentants des deux pays, n'a pas pour l'instant apporté
de solutions durables. L'absence de mécanisme de
médiation au sein de cette instance laisse penser que
le fossé entre les positions haïtiennes et dominicaines
sur le sujet ne sera pas surmonté avant longtemps. Ainsi,
Haïti a demandé à la République Dominicaine que soit
adoptée une procédure de notification préalable avant
chaque rapatriement mais cette demande n'est pas prise
au sérieux par les autorités dominicaines. En outre, le
problème de la régularisation des illégaux reste sans
solution.
La situation des migrants en République Dominicaine a
souvent été dénoncée par les ONG et les organismes
intergouvernementaux : conditions de travail inhumaines,
logements insalubres, entraves à la liberté de circulation,
surveillance constante par des gardes armés, menaces
et violences physiques. Pendant des années, il
s'agissait d'un véritable esclavage : les futurs migrants
étaient emmenés en République Dominicaine par des
passeurs, puis littéralement revendus. Aujourd'hui, ce
système n'existe plus mais la situation demeure pratiquement
inchangée. Faute de statut pour les travailleurs
haïtiens et leur famille (sur les 500 000 Haïtiens qui
vivent en République Dominicaine, seuls 5% ont la nationalité
de leur pays d'adoption), l'accès aux ser vices
sociaux et éducatifs est quasiment inexistant.
Quant aux enfants nés en République Dominicaine de
parents illégaux, ce sont des apatrides et ce au mépris du
droit du sol consacré par la Constitution dominicaine.
Citoyens de nulle part, ils deviennent comme leurs parents
une main d'oeuvre corvéable à merci et la proie d'un
gouvernement sans scrupule. En effet, l'industrie sucrière
qui emploie la majorité des Haïtiens est sous le contrôle
d'un organisme d'Etat.
Le débat sur l'immigration et la minorité haïtienne a été
ouvert en République Dominicaine, notamment à la suite
du rapport de la Commission interaméricaine des droits
de l'Homme publié en octobre 19991. Néanmoins, en
octobre et novembre 1999, et pour la deuxième fois en
trois ans2, le gouvernement dominicain a procédé à des
expulsions massives d'Haïtiens. Les accords régulièrement
signés entre Port-au-Prince et Saint-Domingue sur les
questions d'immigration (le dernier en décembre 1999)
restent tous lettre morte.
Pour comprendre les raisons du départ des Haïtiens, il
convient de rappeler les difficultés par ticulières qui
assaillent le pays. Aujourd'hui, Haïti connaît une grave
crise institutionnelle. En effet, il est dépourvu de pouvoir
législatif depuis plus d'un an. Le Premier ministre actuel,
Jean-Edouard Alexis (appartenant à la "Famille Lavalas",
parti de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide), est
contesté en raison de son élection non conforme aux
normes prévues par la Constitution, ainsi que pour sa
piètre performance à la tête du gouvernement. Le paysage
politique reste morcelé en une multitude de formations
politiques, le principal parti d'opposition étant
Fuir la misère et la violence
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-----------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION AUTOMATICA
NO REVISADA DEL ORIGINAL EN FRANCES)
Federación Internacional de las Ligas de los Derechos humanos la
NUEVA CARTA del FIDH
31 de enero de 2000 Bimensual
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n° 31 del 31 de enero de 2000
Mientras que Haití cruza un período encargado de incertidumbres, el
flujo de numeroso ilegales que van hacia los Estados Unidos o la
República Dominicana no deja de agrandar. Los más afortunados, los
proveídos de un visado, van hacia el Canadá o Europa. Pero para una
amplia mayoría, los principales destinos son las costas americanas,
donde intentan volverse por medio de embarcaciones de fortuna, y sobre
todo la República Dominicana con la cual Haití comparte la isla de
Hispaniola. Desgraciadamente, por razones diferentes, Florida como el
vecino de Dominica son espejos aún más a las alondras que eldorados.
Así pues, el 5 de enero pasado, cerca de se repatrió a 400
trabajadores hacia Haití por los guardacostas americanos.
Diez se habrían muerto durante la travesía o intentando ganar la
orilla. Los Haitianos que viven en los Estados Unidos consideran que
la política americana está basada en motivaciones racistas y que
concede un trato de favor a los refugiados cubanos. Los Estados Unidos
temen en realidad que a largo plazo, las tensiones que muy ciertamente
se exacerbarán en época de elecciones no conduzcan a un
recrudecimiento de las salidas hacia Florida.
Los Haitianos que llegan a los Estados Unidos huyen de la miseria de
su país. El hecho de que estén considerados mayoritariamente como
refugiados económicos y no políticos explica ampliamente que tengan
menos oportunidad de permanecer sobre el suelo étasunien. Por otro
lado, contrariamente a los Cubanos, se divide a los Haitianos de
nacionalidad americana son aún demasiado poco numerosos, no tienen
aún suficientemente pesos político y aún demasiado para defender
los intereses de los emigrantes de su país.
Debido a una frontera muy porosa, la instalación en la República
Dominicana es más fácil pero desemboca en situaciones tan más
trágicas. La situación de los inmigrantes haitianos en la República
Dominicana todavía ha sido una fuente de tensiones entre los dos
países, y esto desde la masacre de alrededor 17.000 Haitianos bajo el
Gobierno del dictador Trujillo en 1937. regularmente, de las
autoridades de Dominica recurren a expulsiones de Haitianos,
acompañadas de violencia, incursiones y separación de las familias.
Los emigrantes temporales distan mucho de ser las únicas víctimas de
las repatriaciones abusivas y de la explotación en los bateys
(explotaciones agrarias). Ésta contempla también a los inmigrantes
instalados desde hace mucho tiempo, a los niños de Haitianos nacidos
en la República Dominicana y del De Dominica los negros.
Una Comisión Mixta creada en 1996, dónde sientan representantes de
los dos países, por el momento no aportó soluciones duraderas. La
ausencia de mecanismo de mediación en esta instancia deja pensar que
la zanja entre las posiciones haitianas y de Dominica sobre el tema no
se superará mucho tiempo antes de. Así pues,Haití fue a la República
Dominicana que se adopte un procedimiento
de notificación previo antes de cada repatriación pero las
autoridades de Dominica no toman esta demanda seriamente. Además el
problema de la regularización ilegal del resto sin solución.
Las ONG los organismos e intergubernamentales a menudo denunciaron la
situación de los emigrantes en la República Dominicana: condiciones
de trabajo inhumanas, alojamientos malsanos, obstáculos a la libertad
de circulación, vigilancia constante por guardias armados, amenazas y
violencias físicas. Durante años, se trataba de una verdadera
esclavitud: se llevaba a los futuros emigrantes en la República
Dominicana por pasadores de fronteras, luego literalmente revendidos.
En la actualidad, este sistema no existe ya pero la situación no
experimenta cambios prácticamente. A falta de estatuto para los
trabajadores haitianos y su familia (sobre los 500.000 Haitianos que
viven en la República Dominicana, sólo 5% tienen la nacionalidad de
su país de adopción), el acceso a los ser defectos sociales y
educativos es casi inexistente.
En cuanto a los niños nacidos en la República Dominicana de padres
ilegales, son apátridas y esto al menosprecio del derecho del suelo
consagrado por la Constitución de Dominica.
Ciudadanos de en ninguna parte, pasan a ser como sus padres una mano
de obra corvé a gracias y la presa de un Gobierno sin escrúpulo. En
efecto, la industria azucarera que emplea la mayoría de los Haitianos
está bajo el control de un organismo de Estado.
Se abrió el debate sobre la inmigración y la minoría haitiana en
República Dominicana, en particular, tras el informe de la Comisión
interamericana de los derechos humanos publicado en octubre de 19991.
sin embargo, en octubre y noviembre de 1999, y por segunda vez en tres
ans2, el Gobierno de Dominica procedió a expulsiones masivas de
Haitianos. Los acuerdos regularmente firmados entre Port-au-Prince y
Santo Domingo sobre las cuestiones de inmigración (el último en
diciembre de 1999) siguen siendo todo papel mojado.
Para incluir las razones de la salida de los Haitianos, conviene
recordar las dificultades por ticulières quienes sitian el país. En
la actualidad, Haití conoce una grave crisis institucional. En
efecto, es desprovisto más de poder legislativo desde hace de un
año. El Primer Ministro actual, impugna a Juan- Edouard Alexis
(perteneciendo a la "Familia Lavalas", partido antiguo del Presidente
Bertrand Aristide), debido a su elección no conforme a las normas
previstas por la Constitución, así como para su pobre resultado a la
cabeza del Gobierno. La esfera política permanece dividida en una
multitud de formaciones políticas, el principal partido de oposición
siendo huir de la miseria y la violencia
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