-----------> FRANCAIS (MESSAGE ORIGINAL)
Relations haïtiano-dominicaines
La crise la plus grave depuis le massacre de 1937
par Guy Alexandre
Lancien ambassadeur dHaïti à Santo Domingo
Source: Le Matin
En dehors de toute vision alarmiste, il faut bien se rendre à
lévidence: les relations entre notre pays et son voisin sont
aujourdhui en crise. Après une période de quinze ans defforts avec
des hauts et bas, pour une relative « normalisation », il sagit même de
la crise la plus grave, depuis la « Matanza », le massacre des Haïtiens
par les hordes militaires de Rafael Leonidas
Trujillo en 1937.
Le sang haïtien a en effet coulé, ces derniers temps, en terre
dominicaine. Il a coulé, entre les 9 et 15 17 mai derniers, autour
des évènements qui ont suivi laffaire de lassassinat, à Hatillo Palma,
de la commerçante dominicaine Maritza Nuñez et de lagression contre
son mari, attribuées à des Haïtiens. Il a encore coulé autour de la
fin juillet 2005, à Jaimon, après la découverte du cadavre du jeune
dominicaine Jesus Caba, le meurtre étant là aussi attribué à des
Haïtiens. Il a encore coulé la semaine du 16 août passé à loccasion
de lhorrible agression au liquide inflammable contre nos
trois jeunes compatriotes de Haina.
Et les dépouilles de ces trois victimes avaient à peine franchi
la frontière le vendredi 26 août, que Belony Fleury, alias Berthony,
était tué par balles par Jose Alcantara, ressortissant dominicain. A
quoi il faut ajouter la découverte, le samedi 20 août, à Palo Blanco,
près de Jarabacoa, du cadavre de Bolivar François, travailleur haïtien
de 29 ans, retrouvé pendu dans sa chambre, de nombreux indices donnant
à penser quen la circonstance un meurtre avait été maquillé en suicide.
Et également celle du cadavre dun autre compatriote tué par bales, la
nuit du 28 août, dans une rue de Guazumal, à Tamboril. Et notre liste
nest peut être pas complète.
« Il faut surtout ne pas fermer les yeux sur le fait quen
République dominicaine on assiste depuis plusieurs mois à la
réactivation dun antihaïtianisme militant, »
Si les circonstances des trois derniers « cas » évoqués ne sont
pas encore connues, il ne faut pas perdre de vue quà la mi-août la
presse dominicaine elle-même donnait écho au chiffre de treize Haïtiens
qui auront été tué en République voisine, ces trois derniers mois. Il
faut surtout ne pas fermer les yeux sur le fait quen République
Dominicaine on assiste depuis plusieurs mois à la réactivation dun
antihaïtianisme militant, qui occupe pleinement lespace médiatique du
matin jusquau soir, et qui, dans un discours à peine voilé, en appelle
par moments au crime, au titre de la défense de la souveraineté et de
lidentité dominicaines.
Les animateurs dONG dominicaines solidaires attirent lattention sur le
fait que, par-delà les déclarations dintention, les autorités
dominicaines manifestent une présence de complaisance objective à
légard desdits débordements nationalistes. Ce la, par au moins deux
biais :
· Limpunité de fait à légard des faits de violence et autres crimes
de la période, sur lesquels aucune enquête na été diligentée jusque-là;
· Le maintien ou la promotion à des fonctions de haute responsabilité
dEtat de ténors et dirigeants connus du secteur ultranationaliste
anti-Haïtien.
Sous ce rapport, le cas le plus récent, et sans doute le plus
significatif et le plus préoccupant du point de vue dHaïti, est celui
de la désignation, courant août, de la Marino Vinivio (« Vincho »)
Castilo, aux fonctions de titulaire de la Direction Nationale du
Contrôle des Drogues (DNCD), avec rang de ministre.
Vincho Castillo, ancien tujilliste, principal dirigeant de la Force
nationale progressiste, petite organisation membre de la coalition qui a
ramené le docteur Leonel Fernandez au pouvoir en 2004, est un de plus
virulents parmi les idéologues anti-Haïtiens les plus « vociférants ».
Certes, il avait deja occupé les mêmes fonctions dès les premiers
moments du premier mandat du PLD en 1996. Mais, le fait que, sous la
seconde administration de ce parti, ce soit en ce moment même quil
revient en poste est en soi matière à réflexion. On se souvient de
surcroît quun certain discours dominicain de ces dernières années fait
de notre pays la porte dentrée des produits stupéfiants en terre voisine.
Quoiquil en soit de la signification du retour en poste du chef de la
FNP, le contexte interne densemble de la République dominicaine
autorise à penser quil est hautement probable que les semaines à venir
verront se répéter sous des formes diverses, voire se multiplier, des
situations de tensions entre Dominicains et Haïtiens, et spécifiquement
les cas dagressions criminelles contre nos compatriotes en pays voisin.
Une chose est paradoxalement aussi claire que tout ce qui précède :
lintérêt bien compris des deux pays, des deux peuples, des deux
peuples, des deux sociétés et des deux Etats commande que soit
promptement mis fin au dangereux processus ouvert par les évènements de
Hatillo Palma, prolongé par ceux de Jaimon, « préparé » au demeurant par
les initiatives parlementaires daoût et octobre 2004 : le vote à la
va-vite de la nouvelle loi migratoire et la résolution sénatoriale
concernant la « vérification » du statut légal des Haïtiens vivant
en République dominicaine.
La première condition à ce nécessaire coup darrêt, selon nous, est
quaujourdhui lEtat et le gouvernement haïtiens donnent à lEtat et au
gouvernement dominicains le signal clair quHaïti nest pas disposée à
laisser faire », à laisser saccumuler les éléments de la dérive
antihaïtienne qui sest déployée ces derniers mois. De ce point de
vue, lintervention radiophonique du Premier ministre a.i. en date du
mercredi 24 août, condamnant, en termes clairs, la « barbarie » de
lagression de Haina, y disant en termes également claires
lattente-exigence du gouvernement haïtien quune enquête soit ouverte
pour identifier coupables et responsable cette intervention la
lecture de la presse dominicaine des jeudi 25 et vendredi 26 août le
montre bien aura été déterminante au moins des premiers gestes
formels des autorités dominicaines dans le sens de louverture dune
investigation, sans compter les réactions dappui même intéressées de
certains organes de la presse de Santo Domingo.
On soulignera ici que rien navait été fait après Hatillo Palma et
Jaimon : lEtat haïtien, pour citer Sabine Manigat dans son éditorial
du vendredi 12 au mercredi 16 août, avait fait le « dos rond », dans
les deux occasions. Notre opinion est que, si lon veut se donner
lassurance dun suivi responsable à lélémentaire exigence exprimée
dans lentrevue du Premier ministre a.i., il faut, sans excès de
langage, en dehors de tout esprit de confrontation, consciemment,
instituer une véritable pression sur la partie dominicaine.
A suivre
----------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION AUTOMATICA
NO REVISADA DEL ORIGINAL EN FRANCES)
Relaciones de Dominica haïtiano la crisis más grave desde la masacre
de 1937 por Individuo Alexandre Lancien embajador dHaïti a Santo
Domingo Source: La Mañana
Aparte de toda visión alarmista, es necesario bien volverse a
lévidence: las relaciones entre nuestro país y su vecino están
aujourdhui en crisis. Después de un período de quince años defforts
con cumbres y parte baja, para una relativa "normalización", él
sagit incluso de la crisis más grave, desde "Matanza", la masacre de
los Haitianos por las hordas militares de Rafael Leonidas Trujillo en
1937.
La sangre haitiana en efecto pasó, últimamente, en la tierra de
Dominica. Pasó, entre el 9 y 15.17 de mayo último, en torno a los
acontecimientos que siguieron laff de lassassinat, a Hatillo Palma,
comerciante del de Dominica Maritza Nuñez y de lagression contra su
marido, asignadas a Haitianos. Aún pasó en torno a a finales de
julio de 2005, a Jaimon, después del descubrimiento del cadáver del
joven de Dominica Jesus Caba, dado que allí también se asignó el
asesinato a Haitianos. Aún pasó la semana del 16 de agosto pasado a
loccasion de lhorrible agresión al líquido inflamable contra
nuestros tres jóvenes compatriotas de Haina.
Y los despojos de estas tres víctimas habían cruzado apenas la
frontera el viernes 26 de agosto, que Belony Fleury, alias Berthony,
era matado por bolas por Jose Alcantara, nacional de Dominica. A que
es necesario añadir el descubrimiento, el sábado 20 de agosto, a
Palo Blanco, cerca de Jarabacoa, del cadáver de Bolívar François,
trabajador haitiano de 29 años, encontrado colgado en su habitación,
numerosos índices haciendo pensar quen la circunstancia un asesinato
se había maquillado en suicidio.
Y también la del cadáver dun otro compatriota matado por bales, la
noche del 28 de agosto, en una calle de Guazumal, a Tamboril. Y
nuestra lista nest puede no estar completa.
"es necesario sobre todo no cerrar los ojos sobre el hecho quen la
República Dominicana él asiste desde hace varios meses a la
reactivación dun a antihaïtianisme militante,"
Si las circunstancias de los tres últimos "casos" mencionados no se
conocen aún, no es necesario perder vista quà mediados de agosto la
prensa de Dominica ella misma daba eco a la cifra de trece Haitianos
que se habrá matado en la República vecina, estos tres últimos
meses. Es necesario sobre todo no cerrar los ojos sobre el hecho quen
la República Dominicana él asiste desde hace varios meses a la
reactivación dun a antihaïtianisme militante, que ocupa plenamente
les de información de la mañana jusquau noche, y que, en un discurso
apenas alabeado, llama por momentos al crimen, de conformidad con la
defensa de la soberanía y lidentité de Dominica.
Los animadores dONG de Dominica solidarios atraen lattention sobre el
hecho de que, más allá de las declaraciones dintention, las
autoridades de Dominica manifiestan una presencia de complacencia
objetiva a légard de dichos desbordamientos nacionalistas. Este lo,
por al menos dos inclinaciones:· Limpunité de hecho a légard de los
hechos de violencia y otros
crímenes del período, sobre los cuales ninguna investigación Na
verano diligenciada hasta -alli';
· el mantenimiento o la promoción a funciones de alta responsabilidad
dEtat de tenores y dirigentes conocidos del sector ultranationalista
antihaitiano.
Bajo este informe, el caso más reciente, y seguramente el más
significativo y el más ocupante desde la opinión dHaïti, es el de
la designación, corriendo agosto, del Marino Vinivio ("Vincho")
Castilo, a las funciones de titular de la Dirección Nacional del
Control de las Drogas (DNCD), con fila de Ministro."
Vincho Castillo, antiguo tujilliste, principal dirigente de la Fuerza
nacional progresista, pequeña organización miembro de la coalición
que trajo al doctor Leonel Fernández al poder en 2004, es uno de más
virulentos entre los ideólogos antihaitianos el más "que vociferan".
Ciertamente, ya había ocupado las mismas funciones a partir de los
primeros momentos del primer mandato del PLD en 1996. Pero, el hecho
de que, bajo la segunda administración de este partido, sea ahora
mismo quil vuelve de nuevo en puesto está en sí materia a
reflexión. Se acuerda por añadidura quun determinado discurso de
Dominica de estos últimos años se hace de nuestro país la puerta
dentrée de los productos estupefaciente en la tierra vecina.
Quoiquil esté del significado de la vuelta en puesto del jefe del
FNP, el contexto interno dense de la República Dominicana autoriza a
pensar quil es altamente probable que las pro'ximas semanas verán
repetirse bajo distintas formas, o incluso multiplicarse
específicamente, situaciones de tensiones entre De Dominica y
Haitianos, y los casos dagressions criminales contra nuestros
compatriotas en país vecino.
Una cosa queda paradójicamente tan clara que todo lo que precede:
lintérêt bien incluida de los dos países, de los dos pueblos, de
los dos pueblos, de las dos sociedades y de los dos Estados controla
que puntualmente se ponga final a los peligrosos procesos abierto por
los acontecimientos de Hatillo Palma, prolongado por los de Jaimon,
"preparado" por lo demás por las iniciativas parlamentarias daoût y
octubre de 2004: el voto a va -ra'pidamente de la nueva ley migratoria
y la Resolución senatorial relativa a la "comprobación" del estatuto
jurídico de los Haitianos que viven en la República Dominicana.
La primera condición a este necesario golpe darrêt, a nuestro modo
de ver, es quaujourdhui lEtat y el Gobierno haitianos dan a lEtat y al
Gobierno de Dominica la señal clara quHaïti nest no dispuesta a
dejar hacer ", a dejar saccum los elementos de la deriva antihaïti
que sest desplegada estos últimos meses." Por esta opinión,
lintervention radiofónico de un Primer Ministro ad interim con fecha
de Miércoles 24 de agosto, condenando, en términos claros, la
"crueldad" de lagression de Haina hay en términos también claras
lattente-exigence del Gobierno haitiano q investiga se abra para
definir culpables y responsable esta intervención ellectura de la prensa
de Dominica el jueves 25 y viernes 26 de agosto
lo muestra bien habrá sido determinante al menos de los primeros
gestos formales de las autoridades de Dominica en el sentido de
louverture duna investigación, sin contar las reacciones dappui
incluso interesadas de algunos órganos de la prensa de Santo Domingo.
Se destacará aquí que nada navait verano hecho después de Hatillo
Palma y Jaimon: lEtat haitiano, para citar a Sabine Manigat en su
editorial del viernes 12 al miércoles 16 de agosto, había hecho la
"espalda redonda", en las dos ocasiones. Nuestra opinión es que, si
lon quiere darse lassur dun seguimiento responsable a lélément
exigencia expresada en lentr de un Primer Ministro ad interim, es
necesario, sin palabra mayor, fuera de todo espíritu de
confrontación, conscientemente, instituir una verdadera presión
sobre la parte de Dominica.
A seguir
==================================
Questions, Preguntas, Help, Ayuda, Aide: --> <mailto:owner-bohio@bohio.org>
<FRA> BOHIO Espace virtuel de rapprochement, collaboration et action communautaire entre organisations de la société civile et acteurs du développement de la République Dominicaine et Haïti. Voir les archives, liste des participant(e)s, base de données, revue de presse: sur www.bohio.org
<ESP> BOHIO: Espacio virtual de acercamiento, colaboración y acción comunitaria entre organizaciones de la sociedad civil y actores del desarrollo de la República Dominicana y la República de Haití. Archivos, lista de participantes, base de datos, revista de prensa: en www.bohio.org
================================================================
Nearby mar 13 sep 2005 14:35:19 AST
Este archivo fue generado por hypermail 2.2.0 : mar 26 abr 2011 16:00:16 AST AST