Qualitá des contenus de l'Internet
R�sum�. L'acc�s d�mocratique aux TICs est actuellement un probl�me urgent. Mais ne faut-il pas, avant m�me qu'il soit r�solu, envisager plus pr�cis�ment la nature et la qualit� des contenus du web ?
Texte de synth�se
Le probl�me de l'acc�s d�mocratique aux outils est souvent pos�. Cette �tape difficile et n�cessaire a du sens seulement si les infrastructures mat�rielles sont au service des besoins de la population et si les contenus sont de qualit�. Ainsi, Susana Finquelievich (15/03/99 : [email protected]) estime comme Sally Burch (15/03/99) et comme bien d'autres membres de la communaut� s'�tant exprim�s sur ce sujet, que les TICs ne sont que des outils, et plus particuli�rement "des outils flexibles et adaptables � pratiquement tous les usages sociaux" (...), mais, ce qui rejoint l'ensemble des avis, qui "ne provoquent pas de changement social par eux-m�mes", ce qui suppose qu'ils soient "associ�s � des transformations profondes de la culture institutionnelle et politique".
Dans son courrier suivant, S. Finquelievich prolonge sa r�flexion. Elle pose comme principe que, comme les objectifs �conomiques actuels ne sont plus avant tout ceux de l'�quipement mat�riel (hardware), mais ceux des connexions et de la consommation associ�e au commerce �lectronique, il est logique de faire l'hypoth�se que dans tr�s peu d'ann�es presque tout le monde aura acc�s � un ordinateur et un acc�s � Internet. Dans ce cas, il faut absolument "une r�flexion profonde sur les contenus que nous voulons voir circuler sur le web". Cela suppose la formation de la population, des enfants et des adultes pour leur acc�s � la soci�t� de l'information, afin que n'augmente pas la fracture sociale existante.
Comme le fait remarquer Juan Lose Carreon (06/03/99 : [email protected]), cela va dans le sens de l'ouvrage bien connu de Manuel Castells ("La era de la informacion..." Vol. I "La sociedad red", Alianza Editorial, Madrid, 1997): "un va-et-vient de retroalimentation accumulative entre l'innovation et ses usages", dans la mesure aussi o� "les usagers et les cr�ateurs se confondent". Soci�t� humaine productive, certes, pour quels types de production, pour quels contenus ?
Une telle d�marche constructive, s'appuyant sur le r�le dynamique des usagers et l'occasion qui leur est ainsi offerte de s'approprier les TICs sans en �tre les objets manipul�s (en tant que consommateurs virtuels de la net-�conomie ) est �galement envisag�e par Jos� Iturri (15/03/99 : [email protected]) lorsqu'il sugg�re la production de sites de qualit�. Ce point de vue est repris par Maria Isabel Neuman (16/03/99 : [email protected]). Mais ajoute-t-elle, il s'agit d'un d�fi : "comment faire passer ce message ? Face � des outils aussi puissants que les TICs, comment convaincre les communaut�s de l'opportunit� d'utiliser des outils ? Allons-nous nous contenter de nous communiquer des id�es entre nous ?"
Avant m�me que les questions de l'acc�s soient r�solues, n'est-il pas en effet n�cessaire qu'une sensibilisation aux probl�mes de la valeur des usages et de la qualit� des contenus soit effectu�e aupr�s des relais des communaut�s, des relais culturels, des relais de l'�ducation, comme les ma�tres des �coles et ceux qui les forment en particulier ?
Mots-cl�s : sensibilisation, qualit� des contenus, culture institutionnelle, formation, net-�conomie.
Auteur : Fran�oise Holtz-Bonneau , FPH, juin 2000.
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