Elite des TICs, et alors ?
R�sum�. Une communaut� virtuelle n'est-elle pas un rassemblement de personnes proches et convaincues, une sorte d'�lite ? Ce terme pourrait sembler exclusif,mais il va dans le sens de la dynamique et du partage.
Texte de synth�se
Sans en avoir eu l'intention explicite, Irene Plaz (15/03/99 : [email protected]) a lanc� tout un d�bat dans la CV autour de notre situation en quelque sorte privil�gi�e. Comme nous avons � la fois l'acc�s aux TICs, souvent dans le cadre de notre travail, et le temps pour participer � cette exp�rience, nous sommes en quelque sorte une "�lite". Naturellement, cela peut appara�tre paradoxal et m�me choquant puisque notre objectif est de r�fl�chir � la d�mocratisation des TICs, � leur acc�s par le grand nombre, en particulier pour les plus exclus des soci�t�s de l'ALC. Mais, se r�pond � elle-m�me I. Plaz, cela ne me choque pas : "c'est une telle occasion d'�changes riches entre nous, d'opinions et d'exp�riences". Le probl�me est plut�t : "comment int�resser d'autres acteurs sociaux pour les faire participer aux r�flexions et aux projets ?", alors que si peu d'universitaires (tr�s peu, on ne l'imagine pas assez, pr�cise-t-elle) s'int�ressent � ces questions en vue d'un travail acad�mique...
Et, si le terme peut rester choquant, Jos� Iturri (18/03/99 : [email protected]) propose d'employer plut�t les expressions "public segment�" ou "public sp�cialis�". Ainsi, quand il faut trouver des interlocuteurs pour travailler sur les cultures et nations indig�nes du P�rou ou du Br�sil, ses propres relations s'�tablissent toujours "avec un segment d'un groupe social".
Mais, plut�t que d'avoir des interrogations sur le terme �lite, J. Iturri n'avait-il pas d�j� r�pondu � cette "mauvaise conscience" d'un mani�re pragmatique, (15/03/99 : [email protected]) : "assumer un travail d'�lite avec d'autres �lites". Le mieux est d'associer le mot "�lite" non pas � une distance avec "la masse", ce qui est le r�flexe courant, mais avec le mot "qualit�" : "proposons d'�laborer des produits de communication, critiques et de bonne qualit�, qui utilisent les TICs, exploitent au mieux les nouvelles technologies et d�montrent leur potentialit� et qui permettent d'influencer l'opinion d'autres �lites (peut-�tre moins critiques et plus puissantes) qui acc�dent � l'Internet". Fran�oise Holtz-Bonneau (17/03/99 : [email protected]) approuve cette proposition de J. Iturri, "int�ressante et constructive". Produire des sites de qualit� mais, pr�cise-t-elle, "� condition qu'ils soient des r�ponses aux besoins sociaux, avec une convergence entre les possibilit�s des outils et les
d�sirs des gens".
"De fait, nous sommes une �lite, et ce sera ainsi pour un bon moment encore", ne craint pas de confirmer Moema Libera Viezzer (17/03/99 : [email protected]), mais "multiplions le travail avec d'autres �lites qui n'ont pas encore un acc�s direct aux TICs !" Elite, multiplication des acc�s, qualit� des sites, tout semble bien converger...
Maria Isabel Neuman (16/03/99 : [email protected]) va dans le m�me sens, en approuvant elle aussi les propositions de J. Iturri. Mais, ajoute-t-elle, plus sceptique que les pr�c�dentes, "comment faire passer le message ?".
Mots-cl�s : �lite, qualit�, production, besoins sociaux.
Auteur : Fran�oise Holtz-Bonneau , FPH, juin 2000.
|