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BOHIO: Fwd: article encuentro insular

BOHIO: Fwd: article encuentro insular

Write haof XML files: Colette Lespinasse <colespinasse_at_yahoo.fr>
Fecha: Fri, 18 Mar 2005 10:16:30 -0400
Message-Id: <200503182157.j2ILv0nG012903@samana.funredes.org>

-----------> FRANCAIS (MESSAGE ORIGINAL)

Salut Yacine, notre collaboratrice Lisane Andre qui participait
egalement a la rencontre insulaire a ecrit ce texte pour Bohio.

Colette

Deuxième Rencontre Insulaire à Santo Domingo :
Concretiser la solidarite : le grand defi

Du 11 au 13 mars 2005, la capitale dominicaine, Santo Domingo. a
accueilli les travaux de la 2e rencontre insulaire réunissant des
professionnels, chercheurs, syndicalistes, organisations paysannes,
universitaires, militants et militantes des droits humains, des deux
côtés de l’ île.

La rencontre a débuté a la Bibliotheque nationale dans la soiree du
vendredi 11 mars avec les propos de circonstance du syndicaliste
dominicain Victor Geronimo qui a salué la présence de la délégation
haïtienne forte de 22 membres et situé l’ initiative dans une démarche
de solidarité active entre les secteurs progressistes haïtiens et
dominicains.

La situation empreinte de complexité voire de confusion que connaît
Haïti, dans un contexte de mise sous tutelle accrue, assortie d’une
insécurité plurielle, a été au coeur des exposés présentés par les
panélistes haïtiens. Parallèlement, leurs homologues dominicains ont
questionné l’accentuation du processus de libéralisation par la nouvelle
administration Fernandez et la dépendance accrue de leur pays vis-à-vis
des institutions financières internationales ainsi que des
multinationales. Ils ont cité, entre autres, l’accord de libre-échange
(TLC) avec les Etats-Unis d’Amérique et le Fonds Monétaire International
(FMI).

"Il est important de réaliser que les vrais rapports de domination, sur
l’île, vont au-delà du concept de nation", a indiqué Didier Dominique,
chercheur haïtien et membre de l'inter-syndicale Batay Ouvriye, une
organisation qui accompagne les ouvriers de la zone franche de
Ouanaminthe. Les deux peuples, au demeurant, ne sont pas hostiles, l’un
à l’autre. Les vrais rapports de domination, a t-il poursuivi,
s’inscrivent au niveau des classes dominantes haïtiennes et dominicaines
qui se sont toujours entendues à merveille pour exploiter la main
d’oeuvre haïtienne ou dominicaine, que ce soit dans les bateys, les
chantiers, les zones franches. Il s’agit principalement d’un rapport
entre le capital et le travail. "Le capital haïtien fait bon ménage avec
le capital dominicain" a indiqué, pour sa part, Carlos Pimentel de la
CEDOC, une organisation basee en Republique Dominicaine qui analyse
regulierement l'evolution de la situation socio-politique et economique
de l'ile et de la Caraibe. Le panéliste dominicain en a profite pour
faire etat de récents transferts de plus de cent millions de dollars de
chefs d’entreprise haïtiens vers les banques dominicaines en vue d’
investissements communs.

De leur cote, Allen Henry et Colette Lespinasse, ont parle
respectivement de l'evolution de la frontiere et des relations entre les
societes des deux pays au cours des trente dernieres annees. "Nous
avions dépassé le stade des rencontres insulaires multiples, coincées
dans des déclarations de bonnes intentions, et de solidarite
ponctuelle. Nous devons desormais construire une nouvelle forme de
solidarite, avec des instruments appropries, qui puissent
effectivement influencer les decisions politiques et economiques qui se
prennent au niveau de l'ile et de la region », a declare en substance
Colette Lespinasse qui a invite les participants et participantes a"
passer au concret en accompagnan t et en integrant les vrais
acteurs impliques aujourd'hui dans les echanges binationaux et la
solidarité entre les deux peuples". Ces acteurs, ce sont les
paysans-paysannes qui vendent dans les marches transfrontaliers, les
travailleurs agricoles transfrontaliers, les marchandes et chauffeurs
qui font le va-et-vient continu pour acheter, transporter et vendre des
marchandises, ouvriers-ouvrières des zones franches, des usines
sucrieres, des grandes plantations et des chantiers, divers groupes de
migrants-migrantes, étudiants-étudiantes, etc.

Des debats et questionnements sur la situation politique actuelle en
Haiti, le role des organisations de la societe civile, ont ponctué les
exposés. Dans les travaux en atelier avant la cloture de la rencontre,
Haïtiens-nes et Dominicains-nes se sont évertués à identifier despistes
de solidarité nouvelle a court, moyen et long terme. Un participant a
rappelé que la solidarite peut etre plurielle et des exemples de
solidarité concrète au niveau de l'ile ex istent deja entre differents
acteurs et se concretisent a travers des visites, l'apprentissage du
Creole et de l'Espagnol, l'appui mutuel en periode difficile, la
realisation d'activites ponctuelles. Tous ont estime que ces solidarite
ont porte du fruit et doivent se poursuivre. Cependant, il est
important aujourd'hui de trouver de nouvelles formes de solidarite plus
pertinentes et plus realistes, et d'eviter la confusion dans la
construction du binational, car ce ne sont pas toutes les initiatives
binationales qui ont pour objectif la construction de rapports plus
justes et plus fraternels sur l'ile. Dans ce sens, un intervenant a
cité le cas des syndicalistes dominicains de l’usine du Groupe M à
Santiago, qui se sont joints aux syndicalistes haïtiens de l’usine dudit
Groupe à Ouanaminthe pour une journée commune de protestations et ont,
ensemble, obtenu gain de cause, dans leurs revendications, le 5 déce
mbre 2004.

La deuxième rencontre insulaire de solidarité haïtiano-dominicaine s'
est terminée dans la soirée du 12 mars 2005, au local du CEDEE, sur une
note culturelle avec un concert de guitare et de textes poétiques. La
première rencontre avait eu lieu dans la ville frontalière de Jimani en
Mars 2004, et la prochaine se tiendra en Haïti. (Fin de texte prepare
par Lise et Colette)

-----------> ESPAÑOL (ATENCION: LA SIGUIENTE ES UNA TRADUCCION
AUTOMATICA NO REVISADA DEL ORIGINAL EN FRANCES)

  Hola Yacine, nuestra colaboradora Lisane Andre que participaba el
encuentro insular también tiene escribió este texto para Bohio.

Colette

Segundo Encuentro Insular a Santo Domingo:
Concretizar la solidaridad: el gran desafio

Del 11 al 13 de marzo de 2005, la capital de Dominica, Santo Domingo.
acogió los trabajos del 2e se entrevista con insular que reunía
profesionales, investigadores, sindicalistas, organizaciones
campesinas, universitarios, a militantes y militantes de los derechos
humanos, de los dos lados de la isla.

El encuentro comenzó a la Biblioteca nacional en del soiree del
viernes 11 de marzo con las observaciones de circunstancia de la
sindicalista de Dominica Victor Geronimo que saludó la presencia de
la fuerte delegación haitiana de 22 miembros y situó la iniciativa
en un planteamiento de solidaridad activo entre los sectores
progresistas haitianos y de Dominica.

La situación impresionada de complejidad o incluso de confusión que
conoce Haití, en un contexto de puesta bajo mayor tutela, combinado
de una inseguridad plural, estuvo en el centro de las exposiciones
presentadas por los panélistes haitianos. En paralelo, sus homólogos
de Dominica cuestionaron el énfasis del proceso de liberalización
por la nueva administración Fernández y la mayor dependencia de su
país frente a las instituciones financieras internacionales así como
a las multinacionales. Citaron, entre otras cosas, el acuerdo de libre
comercio (TLC) con Estados Unidos de América y el Fondo Monetario
Internacional (el FMI).

"es importante realizar que los verdaderos informes de soberanía,
sobre la isla, van más allá del concepto de nación", indicó a
Didier Dominique, investigador haitiano y miembro del intersindical
Batay Ouvriye, una organización que acompaña a los obreros de la
zona franca de Ouanaminthe. Los dos pueblos, por lo demás, no es
hostiles, uno al otro. Los verdaderos informes de soberanía, tienen
t-e'l proseguido, se inscriben en las clases dominantes haitianas y de
Dominica que siempre se han querido a maravilla para explotar la mano
de obra haitiana o de Dominica, que sea en los bateys, las obras, las
zonas francas. Se trata principalmente de una relación entre el
capital y el trabajo. "el capital haitiano hace bien a hogar con el
capital de Dominica" indicó, por su parte, a Carlos Pimentel del
CEDOC, una organización basada en la República Dominicana que
analiza regularmente la evolución de la situación sociopolítica y
económica de la isla y el Caraibe. El panéliste de Dominica tiene
aprovecha para describir recientes transferencias de más de ciento
millones de dólares de jefes de empresa haitianos hacia los bancos de
Dominica con el fin de inversiones comunes.

Por su parte, Allen Enrique y Colette Lespinasse, tienen habla
respectivamente de la evolución de la frontera y las relaciones entre
las sociedades de los dos países durante los treinta dernieres años.
"Habíamos superado la fase de los encuentros insulares múltiples,
acuñados en declaraciones de buenas intenciones, y de solida
específica." Debemos desormais construir una nueva forma de solida,
con instrumentos adaptados, que puedan efectivamente influir sobre las
decisiones políticas y económicos que se toman en la isla y el
region ", tiene declara esencialmente Colette Lespinasse que tiene
invita a los participantes y a participantes" a pasar al concreto en
accompagnan t e integrant los verdaderos protagonistas implicados hoy
en los intercambios binationaux y la solidaridad entre los dos pueblos
"." Estos protagonistas, son las campesino- campesinas que venden en
las marchas transfronterizos, los trabajadores agrícolas
transfronterizos, las comerciales y conductores que hacen el vaiven
continuo para comprar, transportar y vender mercancías, obrero-
obreras de las zonas francas, de las fábricas sucrieres, de las
grandes plantaciones y obras, distintos grupos de emigrantes-migrante,
estudiante- estudiantes, etc.

Debates y cuestionamientos sobre la situación política actual en
Haití, el papel de las organizaciones del soc civil, puntuaron las
exposiciones. En los trabajos en taller antes del cloture del
encuentro, Haïtiens-nes y Dominicains-nes évertués a identificar
pistas de nueva solidaridad tiene corto, medio y largo término. Un
participante recordó que el solidarite puede ser plural y ejemplos de
solidaridad concreta en la isla ex ya istent entre distintos
protagonistas y concretisent a través de visitas, el aprendizaje del
Creole y el Español, el apoyo mutuo en período difícil, el
realisation de actividades específicas. Todos tienen consideran que
este solida tienen lleva fruta y debe continuarse. Sin embargo, es
importante hoy encontrar nuevas formas solida de más pertinentes y
más realistes, y evitar la confusión en la construcción del
binational, ya que no son todas las iniciativas binationales que
tienen por objetivo la construcción de informes más justos y más
fraternales sobre la isla. En este sentido, un participante citó el
caso de las sindicalistas de Dominica de la fábrica del Grupo M en
Santiago, que se adjuntaron a las sindicalistas haitianas de la
fábrica de dicho Grupo a Ouanaminthe para un día común de protestas
y, juntas, ganaron, en sus pretensiones, el 5 d 2004.

El segundo encuentro insular de solidaridad de Dominica haïtiano se
terminó en la tarde del 12 de marzo de 2005, al local del CEDEE,
sobre una nota cultural con un concierto de guitarra y textos
poéticos. El primer encuentro había tenido lugar en la ciudad
fronteriza de Jimani enMarzo de 2004, y la próxima se celebrará en
Haití. (Final de texto preparado por Lise y Colette)

CV BOHIO : www.bohio.org
Nearby vie 18 mar 2005 17:57:06 AST

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